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25.10.2005

Conférence Smart Mobs

Howard Rheingold tient conférence le 27 octobre prochain à Paris.

HR est l'auteur des "Foules intelligentes" (Smart Mobs) paru en 2005. Il est surtout reconnu pour être l'un des analystes les plus écoutés dans le domaine des révolutions technologiques, leurs pratiques et leurs répercussions sociales. HR est à ce titre cofondateur du site HotWired.

Dans le cadre de ses nouvelles recherches, Howard Rheingold devrait aborder l'émergence d'une nouvelle économie de la coopération.

La manifestation devrait donner lieu à une présentation de son ouvrage "Foules intelligentes" dans lequel il décrit comment des groupes importants, dispersés géographiquement et connectés par des technologies simples (téléphone mobile, SMS, e-mail, web…) peuvent être réunis rapidement pour agir collectivement. L'auteur y montre, par ailleurs, les possibilités mais aussi les dangers de l'innovation dans les communications.

A voir le blog Smart Mobs (les nouvelles tendances du web collaboratif)

Lieu de la conférence : l'Echangeur (66, rue des Archives, 75003 Paris) de 17 à 19:00

22.10.2005

Hype cycle of emerging technology

Récemment, Tristant Nitot - lors d'une conférence intitulée "Nouvelles technologies - nouvelles tendances" - a tenté de démontrer que le concept de web 2.0 était un leurre. Pour appuyer sa démonstration, il a utilisé le "Gartner's Hype Cycle".

Ce schéma pour la compréhension des cycles de vie des produits technologiques (IT) permet de suivre les principales phases de l'adoption d'une technologie par le marché, de la création jusqu'à la maturité.

L'intérêt de ce schéma est qu'il permet de faire la distinction entre les phases d'"euphories" et les phases d'adoption réelle de la technologie. Au final ce schéma permet aux décideurs d'entreprise de déterminer si le moment est venu d'adopter une technologie ou non.

5 phases sont identifiées dans l'émergence d'une technologie :

  • le démarrage Technologique (présentation publique, lancement produit, évènements générant un intérêt important dans la presse ou sur le marché)
  • le sommet des espérances gonflées (durant cette phase d’enthousiasme extrême et de projection irréaliste, une rafale d’activités publicitaires menées par des leaders technologiques générant quelques succès mais beaucoup d’échecs car la technologie est poussée jusqu’à ses limites. Les seules entreprises gagnant de l’argent sont les organisateurs de conférences et les éditeurs de magazines)
  • la désillusion (la technologie ne va pas jusqu’au bout des attentes, elle devient vite démodée ; l’intérêt des media s'effrite)
  • le chemin de la clarification (la réduction du champs d’expérimentation et le travail acharné réalisés par certaines sociétés amènent des applications technologiques ainsi que des risques et bénéfices associés ; des solutions logicielles industrielles accélèrent le déploiement des projets tout en en réduisant les coûts)
  • le plateau de productivité (les réels bénéfices de la technologie sont démontrés et acceptés ; les outils et méthodologies sont de plus en plus stables ; la taille finale du plateau varie selon que la technologie est largement applicable ou qu’elle bénéficie simplement d’un marché de niche ; à ce stade on estime que 30% de l’audience cible a adopté la technologie une fois arrivée sur ce plateau)

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20.10.2005

TechCrunch et le web 2.0


Voici le blog de 2 VCs (Venture Capitalists) californiens : TechCrunch

TechCrunch est un weblog spécialisé dans le web 2.0

Son objectif est de détecter en amont les projets qui s'inscrivent dans la tendance du web 2.0 et de s'intéresser plus particulièrement aux modèles économiques qui émergent dans ce domaine.

Le blog présente quotidiennement des applications produits ou services de sociétés nouvelles ou déjà existantes si tant est que ces solutions ont un impact sur le web 2.0 que ce soit d'un point de vue business ou culturel.

Lu dans InternetActu :
"TechCrunch est un excellent blog qui passe en revue les nouveaux produits et services du “web 2.0″. Michael Arrington et Keith Teare, d’Archimed Ventures y parcourent de nombreuses applications logicielles orientées web.
Leur blog est une mine d’or à idées : pour découvrir de nouveaux outils aux fonctions souvent particulièrement innovantes comme Rollyo, un moteur […]"

18.10.2005

Web 2.0 mythe ou réalité ?

Bien que le terme web 2.0 ne fasse pas l'unanimité dans la communauté des développeurs, force est de constater que le terme est de plus en plus employé et qu'il génère par la même occasion des débats passionnés pour ne pas dire polémiques.

Au fait, c'est quoi le web 2.0 ?

Disons pour faire simple que c'est une tendance constatée aujourd'hui dans les usages qui sont fait de l'internet. Traduit en des termes plus techniques, disons que l'on est en train de passer de sites statiques (avec peu d'apports nouveaux et de mises à jour) à une gestion de contenu plus dynamique. Tout ceci est rendu possible grâce à des apports techniques qui se traduisent en fonctionnalités nouvelles (citons à titre d'exemple la syndication de contenu, l'agrégation de contenu, les réseaux sociaux, les micro-formats, etc...)

Pour résumer, on dira que le web 2.0 fait que chaque acteur du web est en interaction, d'où le phénomène de développement de réseaux sociaux que l'on constate aujourd'hui avec l'émergence des weblogs, des outils de travail collaboratif et des wikis notamment.

Alors, évolution irrémédiable d'une forme d'usage du web (lecture passive) à une autre beaucoup plus interactive (où le lecteur devient rédacteur) ? Ou bien effet de mode ? Disons que le web 2.0 est plutôt une tendance qui s'inscrit dans une continuité - dixit Tristan Nitot (Président de Mozilla Europe et gourou du logiciel libre en France) - celle du web "classique" qui fait que les principales caractéristiques qui permettent de définir l'internet n'ont pas fondamentalement changées : un langage (le html), un navigateur et un URL (adresse de consultation de pages).

Définition proposée par Wikipédia

complétée par la version en anglais plus élaborée

Quelques liens pour alimenter le débat :

Standblog

FredCavazza.net : Simplifions l'internet

InternetActu.net

Are you ready for web 2.0 ?

17.10.2005

L'innovation dans l'histoire du Web

Cornell University lance un programme de recherche dont l'objectif est l'étude des processus de diffusion de l'innovation à partir de l'analyse des archives d'Internet.

Seront entre autres analysés les impacts sociologiques, les modalités de cette diffusion, les transformations managériales induites, l'évolution des pratiques marketing, l'évolution des normes, etc...

Ce projet pluri-disciplinaire intitulé "Getting Connected : Social Science in the Age of Networks" sera mené par des chercheurs en sociologie, économie, communication et informatique.

Pour en savoir plus

Source : The Institute For The Future

14.10.2005

L'indicateur Chausson Finance (1er semestre 2005)

C'est le baromètre du capital risque en France établi tous les semestres par la société Chausson Finance.

L'indicateur recense les investissements réalisés par les sociétés de capital risque françaises (54 pour être précis) dans le secteur des nouvelles technologies.

Les tendances qui se dégagent sur le premier semestre 2005 :

  1. une baisse des montants investis de 9 % par rapport à l'indicateur précédent, soit en valeur absolue un montant de 298 millions d'euros répartis sur 244 projets entreprises (soit un ratio montant moyen investi par entreprise de 1,2 millions d'euros)
  2. une baisse de l'ordre de 30 % des investissements en phase d'amorçage et 1er tour (early-stage)
  3. chute des investissements dans des nouvelles sociétés : plus de 7 investissements sur 10 ont été réalisés dans des entreprises déjà financées par le capital-risque
  4. les 10 premiers investisseurs concentrent 50 % des montants investis ; les plus actifs :
    • Sofinnova avec 10 % des montants pour une part de 7,8 % des projets
    • Ace Management avec 7 % des montants pour 5 % des projets
  5. A noter que ces positions ne sont pas figées d'un indicateur à l'autre (à l'exception de Sofinnova qui demeure en tête des investisseurs pour la 5ème période consécutive) puisque seulement 4 de ces investisseurs étaient déjà dans le top ten précédent
  6. du point de vue sectoriel, le secteur des logiciels est le premier en montants investis (27 % du total) devant les biotechnologies (26 %). La plus forte croissance par rapport au précédent indicateur est à mettre au compte du secteur internet et e-commerce (+ 130 %). La plus forte baisse est enregistrée par le secteur des télécoms avec - 31 %
  7. du point de vue du stade de développement financé, on constate une croissance des montants investis en amorçage (Seed ou financement de la mise au point du produit ou du concept) qui représentent 10 % du montant total ; un très fort déclin des investissements de 1er tour (financement de la mise sur le marché du produit) qui tombent à 17 % du montant total. La somme des seed et 1er tour constitue l'early-stage (soit ce qui est considéré par les investisseurs comme la prise de risques maximales) chute de 31 % par rapport au semestre précédent. A contrario, les 2èmes et 3èmes tours de table, soit late-stage (phase d'expansion ou financement de la croissance) sont largement prédominants avec 73 % du total des sommes investies
  8. le montant moyen des 10 plus gros tours de table chute de 37 % pour un montant de 9,2 millions d'euros et dénote d'un retour du secteur de l'internet et du e-commerce

Pour résumer, Chausson Finance constate depuis sur un an une diminution de 10 % des montants investis par les sociétés de capital-risque. A titre de comparaison, le niveau d'investissements sur le 1er semestre 2005 ne représente que 44 % du pic enregistré au premier semestre 2000. L'indicateur relève aussi une tendance inquiétante : la chute des montants investis dans de nouvelles sociétés à mettre en relation avec la baisse sensible des montants investis en early-stage. Cette tendance dénote d'une volonté manifestée par les sociétés de capital risque de limiter de plus en plus la prise de risques et d'avoir une incidence directe sur le développement de produits innovants. A noter que la tendance est inverse aux USA où les investissements en phase d'early-stage ont atteint leur plus haut niveau depuis 3 ans. Enfin, l'indicateur relève le retour en force de l'internet.

Pour consulter l'indicateur

13.10.2005

Innovact 2005

Innovact 2005 (The european forum for innovative growth companies) s'est tenu à Reims les 4 et 5 octobre derniers.

Pour sa 10ème édition, les temps forts ont été :

  • le forum des capitaux qui permet à 20 jeunes pousses de présenter leur projet à des investisseurs
  • des rendez vous d'affaires
  • un atelier consacré aux solutions d'embauche pour les jeunes entreprises innovantes
  • des parcours thématiques
  • un débat sur le thème de l'entreprenariat et le système éducatif français
  • la remise des trophées de l'innovation
Le bilan est à venir

11.10.2005

Innovation et brevets

Dans un article récent paru dans la rubrique Technology du International Herald Tribune, il est fait état d'une tendance actuelle selon laquelle les entreprises innovantes auraient plus un intérêt économique à faire breveter les idées qu'à vendre des produits et prestations.

La course aux dépôts de brevets sur les 3 principales zones (Europe, Japon et USA, soit 85 % des dépôts) s'est accélérée. Sur les 20 dernières années, les nombres de dépôts y ont, en effet, été supérieurs par rapport aux 100 années précédentes.

Le cycle des produits évolue avec le délai de dépôt du brevet pendant lequel l'idée à l'origine du brevet circule. Avec l'allongement du cycle, se pose le problème du manque à gagner financier pour les entreprises, des risques de récupération et des frais supplémentaires engendrés par les procès-fleuves qui mettent aux prises les entreprises qui revendiquent l'innovation.

L'article émet l'hypothèse qu'il y a nécessité de penser à de nouveaux modèles où l'innovation n'est plus prétexte à l'accumulation, mais au partage ; à l'image de ce qu'IBM a annoncé en janvier (la mise à disposition de 500 brevets à la communauté des programmeurs open-source).

Pour consulter l'article

09.10.2005

Le Carrefour des possibles

Le 22ème Carrefour des Possibles en Ile de France s'est tenu le 04 octobre dernier.

Le Carrefour des Possibles® vise à mettre en valeur des innovateurs proposant de nouveaux usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) auprès de partenaires et d'un public d'utilisateurs potentiels. Il s'agit d'une initiative de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération).

Le principe de la manifestation se déroule en 3 étapes :

  1. une table ronde sur un domaine d'usage avec intervenant(s)
  2. l'actualité, présentation de partenaires, « coups de projecteur »sur des initiatives régionales intéressantes. Présentation des projets par leurs auteurs
  3. des rencontres avec les porteurs de projet

Lors de la 22ème édition, la table ronde a permis à Anthony Townsend d'intervenir sur les perspectives à 10 ans tracées par l'IFTF, autour de trois grands mouvements : le "retournement" de l'économie, l'intelligence sociale à l'âge des machines sociales, les dures réalités de l'écologie mondiale (P. Townsend est Directeur de recherche de l'Institute For The Future, l'un des "Think tanks" les plus influents en Amérique sur la prospective en matière d'usages des TIC).

9 projets innovants ont, par ailleurs, été présentés :

  • Alexandria (le seul dictionnaire multilingue pour sites web et PC)
  • BnFlower (aide à la diffusion des musiciens indépendants et libres)
  • Connivences.info (cartographie intelligente de l'information)
  • Exalead (search, easier)
  • InLibroVeritas (la passion de lire et d'écrire en toute liberté)
  • Les Demandeurs (le premier service de gestion de suggestions)
  • MetaSurv - MapoFlash (plate-forme de surveillance et Système d'Information Géographique interactif)
  • Nabaztag (et si le monde communiquait avec vous à travers un Lapin ?)
  • www.quefaire.fr (le portail pour trouver que faire... de son temps)

A compter des prochaines éditions, le Carrefour des Possibles se déroulera en province :

  • 19/10 Limousin
  • 24/10 Rhônes Alpes
  • 17/11 exceptionnellement à Tunis dans le cadre du Sommet Mondial de la Société de l'Information
  • 22/11 Languedoc-Roussillon
  • 08/12 Bretagne


07.10.2005

Internet : information overload !

Une étude menée par Nielsen / Net Ratings montre qu'en 2004 la recherche d'information sur Internet représente 4 à 4,5 % du temps passé sur la toile.

Aujourd'hui, il est admis qu'une partie de la recherche d'information se fait en ligne. L'information en ligne dite de premier niveau (le web visible) a facilité l'accès à une information publique basique qui ne nécessite pas l'accès à des bases de données payantes (souvent diffusées en ligne par l'intermédiaire d'espaces privatifs ou extranets - le web invisible).

Or, si l'accès à l'information est facilité, la quantité d'information disponible et la multitude des sources émettrices en rendent le tri compliqué : il faut d'une part s'assurer que l'on parvient en un temps "raisonnable" à l'information recherchée et d'autre part vérifier la validité de cette information.

Les professionnels de la recherche d'informations assimilent ce phénomène à de la surcharge informationnelle ("information overload"). C'est- autrement dit - l'écart entre la quantité d'information récupérée et les moyens disponibles pour ne retenir que celle qui est efficace, pertinente, celle que l'on pourra changer en savoirs utiles pour la prise de décision.

Certaines études vont jusqu'à avancer l'idée que les décideurs sont soumis à un stress croissant devant l'équation suivante : accumulation du volume des données à traiter + processus de sélection et de validation = difficultés à prendre les bonnes décisions.

Pour illustrer ce propos, le leader mondial des technologies d'entreposage de données Teradata a mené une enquête auprès de cadres sup nord américains. On pourra en consulter un résumé.

Qu'il s'agisse d'informations clients, fournisseurs, techniques, concurrentielles, réglementaires, ces décideurs estiment à 60 % que cette tendance à l'accroissement des données s'accélèrent de façon sensible (doublement, voire triplement de ce volume en 2005).

Conséquence : la prise de décision se complexifie. Ajouter à cela le fait que la hiérarchisation de l'information a un coût (principalement du temps homme) mais qu'elle n'a pas de prix.

Les professionnels de la recherche d'information semblent avancer l'idée que la réponse se trouve dans les outils de travail collaboratif. En gros, on partage des savoirs et on constitue de la sorte un répertoire de compétences. Une fois le thème de la recherche précisé, on active le réseau pour trouver l'information pertinente et la valider.

Ces solutions existent aujourd'hui en ligne et sont pour certaines proposées sous forme de version d'évaluation

A suivre ...


Pour compléter l'information sur "Information Overload"


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