07.12.2005
Partage des données scientifiques
La diffusion des informations qui émanent de la communauté scientifique est une valeur sure des applications de knowledge management. Elle demeure, par ailleurs, un éternel sujet de réflexion qui anime la communauté des chercheurs qui souhaitent rendre leurs travaux plus accessibles.
Dans son numéro daté du 1er décembre, la revue Nature (International weekly journal of science) reprend ce thème et fixe le cadre de son analyse en affirmant dans son éditorial : "Let data speak to data" (laissez les données parler aux données).
Où il est précisé que les nouvelles tendances qui émergent du web (développement des espaces et outils de travail collaboratifs, développement des outils de publication simples et interactifs tels les weblogs) engagent les chercheurs à repenser leur modes de diffusion des publications scientifiques.
Faut-il y voir la fin des bases de données telles que nous les connaissons aujourd'hui ? Probablement pas ; tout du moins dans l'immédiat : le monde universitaire reste encore largement circonspect par rapport aux données véhiculées sur la blogosphère dont le contenu n'est pas validé en amont (avant sa diffusion). Cependant, le mouvement est engagé et de plus en plus de scientifiques n'hésitent pas à franchir le pas pour diffuser l'état de leur travaux dans un contexte plus ouvert. D'ailleurs, il serait réducteur de considérer que ces nouvelles pratiquent se limitent à une logique de diffusion uniquement, les initiés ont compris tout l'intérêt de partager le savoir et d'en donner l'accès à l'ensemble de la communauté scientifique voire au-delà.
Le challenge que propose Nature est avant tout d'ordre culturel (la technologie est aujourd'hui disponible) et nécessite que la "communauté scientifique embrasse la culture du partage et repense sa vision des bases de données".

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