11.01.2006
Internet Explorer ou Firefox ?
On peut penser que derrière cette question sur l'adoption d'un des 2 navigateurs (voire d'un autre) se pose, plus largement, celle de l'interopérabilité et aussi d'indépendance vis à vis des applications propriétaires.
On assiste à la confrontation de 2 logiques qui s'opposent : celle du logiciel libre (open source) et celle des applications propriétaires (on pense bien sur en priorité à Microsoft). L'une qui vise à favoriser la communauté d'échanges dans un souci d'innovation (dixit T. Nitot dans un billet daté du 05.01.06 sur Standblog) versus une approche capitalistique (par la vente de licences d'exploitation).
Au-delà des chiffres (on annonce pour la fin 2005 une estimation de la part de marché supérieur à 17 % pour la France et de l'ordre de 12 % pour le monde), il est admis que l'usage du moteur au panda rouge est en croissance constante au détriment d'IE qui demeure de loin l'application qui écrase le marché des navigateurs.
Dans ce match - où le législateur fait office d'arbitre (voire à ce titre le billet du 16.12.05 sur le projet de loi DADVSI) - il est intéressant d'observer le comportement des utilisateurs et plus particulièrement celui des administrations.
Et de ce point de vue, les dernières nouvelles sont de nature à satisfaire les tenants du logiciel libre : la Gendarmerie Nationale vient d'annoncer son souhait d'installer d'ici fin 2006 sur 70 000 postes utilisateurs le navigateur Firefox ainsi que l'outil de messagerie proposé par la fondation Mozilla (Thunderbird). Raisons invoquées : réduction des coûts, sécurité et interopérabilité entre applications pour ne pas dire indépendance par rapport à un système d'exploitation (qui n'est pas nommé).
On savait déjà certains pans de l'administration fédérale américaine sensibles aux arguments développés par les promoteurs de l'open source, de même que l'administration britannique. Que va t-il rester à la firme de Redmond ?
Source de l'info : la Lettre de l'Atelier
11:15 Publié dans Open source | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : navigateur, internet, internet 2.0, open source, logiciel libre, Firefox, explorer






Commentaires
Article intéressant. Je pense que quand il s'agit de faire un produit gratuit utilisé par le monde entier, le business model propriétaire n'est pas adapté. A contrario, le modèle du Libre, permettant une mutualisation bien plus efficace sans espoir de retour sur investissement autre que le "break even", est parfaitement adapté. Je parle ici du marché des navigateurs, mais rien ne prouve que mon raisonnement s'applique à d'autres domaines, ou la prise de risque entrepreuneriale est peut-être (probablement ?) la meilleure façon de déveloper du logiciel en vue de le vendre à des clients.
Sinon, deux petites corrections suggérées :
"resté" -> "rester"
"FireFox" -> "Firefox".
Ecrit par : Tristan | 13.01.2006
Promis, j'arrête de mettre une majuscule au panda (F)
A ce propos : pourquoi parle-ton de panda rouge quand la traduction est renard de feu ?
Ecrit par : Futurist | 13.01.2006
http://fr.wikipedia.org/wiki/Panda_rouge :
Ce petit animal, parfois appelé firefox en anglais — une traduction de son surnom chinois moins utilisé hǔo hú (火狐), littéralement « renard de feu » eu égard à sa couleur —
Ecrit par : Wangu | 13.01.2006
Et pourquoi voudrait-on absolument traduire notre Firefox adoré alors qu'on ne le fait pas pour les autres produits ? J'entends rarement parler de "fenêtres" de "pomme" ou même de "mot" pour taper un courrier...
Ecrit par : Benoît | 13.01.2006
"sont souhait" -> "son souhait"
Ecrit par : Stéphane | 13.01.2006
Mais avez-vous au moins deja essaye firefox? Avec vos grandes phrases et vos statistiques votre sujet est completement noye!
Utiliser firefox et vous verrez qu'aucun doute n'est permis quand a l'utilisation d'un navigateur...
A bon entendeur...
Ecrit par : moimoi | 18.01.2006
L'approche MS, propriétaire, ne me semble ni plus ni moins "capitalistique" que l'approche Logiciel Libre : elle est en revanche hégémonique et vise à conserver indéfiniment la rente qui est la rémunération du capitaliste en l'absence de concurrence. L'idéal capitaliste étant défini (en science économique) comme étant la concurrence parfaite (un grand nombre de founisseurs, un grand nombre d'acheteurs), état où cette rente est réputée nulle et où ne subsiste que la marge nécessaire pour restaurer les moyens de production, le logiciel propriétaire et ses corollaires (brevet sur les algorithmes,...) est une perversion du capitalisme tel que défendu par les capitalistes eux-mêmes.
Le logiciel libre est beaucoup plus "capitalistique" à mon avis parce qu'il se développe constamment sur la base des acquis antérieurs (qui constituent bien un capital intellectuel).
Ceci étant dit, il n'y a pas d'antagonisme entre le logiciel libre et la nécessité de gagner sa vie dans une société marchande, particulièrement la nôtre où l'on vante le secteur des services comme principal gisement d'emplois pour l'avenir.
Ce commentaire est, bien sûr, envoyé à l'aide de Firefox...
Ecrit par : cidrolin | 18.01.2006
Pour répondre à un des commentaires de ce billet, j'utilise personnellement Firefox depuis 8 mois. J'y suis venu parce qu'on m'avait vanté le principe de navigation par onglet. Depuis, j'ai découvert : 1) une partie (seulement) du potentiel qu'offre cet outil ; 2) que du fait de son environnement de développement l'outil évolue avec les besoins utilisateurs et l'évolution des technologies (sans trop de décalage).
L'objectif de ce billet n'était pas d'aligner des statistiques (d'autant qu'elles sont imperfaites), ni même d'émettre un jugement de valeur entre tel outil et tel autre, mais de constater la lente adoption du navigateur dans un environnement professionnel.
Au moins le débat est lancé (cf. le En vrac de T. Nitot daté du 13/01 http://standblog.org/)
Ecrit par : Futurist | 18.01.2006
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