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27.02.2006

la carte européenne des start-up tendance web 2.0

J'avais commencé ce mois par un billet vous informant sur l'initiative d'une société US (Fourio) de cartographier l'implantation des sociétés qui développent des web applications tendance Web 2.0. au niveau mondial. Tout en notant la forte prédominance des sociétés US, j'avais alors alerté le lecteur que le service (Web 2.0 Innovation Map) était en cours de lancement et que l'éditeur invitait les sociétés concernées à venir s'y inscrire.

Qu'en est-il un mois après ?

Eh bien, l'Europe apparaît dorénavant sur la carte mondiale des web app 2.0. On ne peut toujours pas parler d'exhaustivité, on notera au passage quelques problèmes de localisation (la balise Bilbao est positionnée au niveau de ... Perpignan, les basques et catalans apprécieront !).

Autre initiative du même ordre : european web2 startups dont le principe de fonctionnement est équivalent au précédent avec cependant une plus forte exhaustivité sur l'Europe et la France en particulier.

Pas certain, cependant, que toutes les références qui y figurent sont à classer au registre des start-up ou des applications tendance Web 2.0.

A vous de juger

20.02.2006

Après Google ?

Va t-on vers un calendrier numérique qui déclinera des dates en un avant Google et un après Google ?

C'est la question qu'on peut se poser à la lecture - ces derniers mois - d'un certain nombre d'articles, de chroniques et essais dont l'épicentre est ...

... Google.

Wired s'était déjà interrogé en décembre dernier sur le fait de savoir qui devait avoir peur de Google ? Réponse sans équivoque : tout le monde.

Certains commentateurs se sont risqués à voir en Google un big brother, quand les anti-Google se sont structurés autour de sites (exemple : Google Watch) et de weblogs. A la Googlemania est venue sa contre-partie : la Googlephobia.

Des annonces de lancements de projets susceptibles à terme de concurrencer Google ont été récemment relayées par la presse (les plus médiatiques : le projet européen baptisé Quaero et le projet japonais sous l'impulsion du Miti).

Et puisqu'il est question de calendrier et donc de dates, il est toujours intéressant de se projeter dans le futur. C'est d'ailleurs ce que fait le magazine Business 2.0 qui a interrogé des experts en TIC sur des scénarii possibles quant au devenir de Google.

Résultats, 4 scénarii se profilent :

  1. en 2025, Google est devenu un média pour ne pas dire Le Média. Au démarrage de l'aventure, il y avait Google News (c'est aujourd'hui), puis vint le rachat de réseaux câblés par la firme de Mountain View, prémices de la Google TV véritable vidéothèque numérique. Google assure alors la convergence de divers moyens de diffusion TV, téléphonie mobile, papier électronique et organise son modèle économique autour de la publicité contextuelle
  2. en 2015, Google est devenu le Réseau. D'ailleurs, il n'est plus question d'Internet, mais de GoogleNet. Que l'on se connecte au réseau gratuitement via un accès sans fil, ou que l'on se connecte à un service de téléphonie mobile, la plate-forme d'échange, le réseau de communication demeure GoogleNet dont le point d'entrée unique est Gbrowser. Tous les systèmes d'exploitations connus à ce jour sont devenus obsolètes. Google est Le système d'exploitation
  3. en 2020, Google est mort. Victime de son succès, le célèbre moteur a concentré sur lui toutes les attaques des spammers, des concurrents, des divers groupes de pression et au final des citoyens qui reprochent à Google son caractère intrusif
  4. en 2105, Google est devenu Dieu. Au 21ème siècle, Google a digitalisé et indexé tout contenu produit par l'homme qu'il s'agisse de textes, d'images animées ou non, de sons. A partir de cette formidable base de données universelle, seule une intelligence artificielle est capable de comprendre l'homme, c'est Google. God save Google !
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Lire l'article de business 2.0


15.02.2006

Google et les centres de données

Avez vous déjà remarqué ce phénomène étrange :

Depuis votre poste de travail, vous lancez une requête sur Google et vous obtenez un nombre "approximatif" total de réponses que remonte le moteur. Ce nombre est bien sur variable en fonction des termes de la requête. Renouvelez la recherche (requête à l'identique) depuis le même poste de travail à quelques jours voire semaines d'intervalle et (surprise !) vous obtenez un nombre total de réponses qui diffère de façon significative de la première recherche.

L'explication de ce phénomène nous est donnée par la revue Bases Publications éditée par Netsources dans son numéro de Novembre - Décembre 2005.

On peut penser que le nombre de réponses évolue avec l'augmentation de la taille de l'index Google par effet mécanique. Pas seulement.

En fait, l'article avance l'explication suivante :

"Lorsque l’internaute interroge Google, le moteur dirige automatiquement la question vers l’un des centres de données (data centers), choisi comme étant le plus rapide en fonction de l’encombrement, de la localisation géographique, etc. Mais les index des centres ne sont pas toujours identiques, ce qui explique qu’une même question sur Google peut obtenir, le même jour et depuis un même poste, des résultats variables selon qu’elle est posée à un centre ou à un autre."

On entre donc dans le coeur du système Google dont l'index est segmenté en morceaux répartis sur des milliers d'ordinateurs eux-mêmes hébergés dans plusieurs centres de données localisés aujourd'hui aux USA et en Europe. Ces centres possèdent cependant une copie de la totalité de l'index.

D'après l'article, le centre de données qui se distingue des autres (tant du point de vue quantitatif que qualitatif des remontées fournies) serait Bigdaddy.

Suggestion faite dans le cadre de l'article : lancer une requête directement sur l'adresse IP de Bigdaddy (http://66.249.93.104/)

Lire l'article

13.02.2006

Apprendre à chercher sur Internet

L'information date, mais n'en demeure pas moins d'actualité.

A l'heure où les pratiques de veille et d'intelligence économique peinent à pénétrer le tissu des PME françaises, on peut s'interroger sur la nature du discours à entretenir auprès de cette population. La sensibilisation à la recherche d'information (quelle soit de nature économique, stratégique, concurrentielle, réglementaire ou autre) dans les entreprises passe t-elle par une énumération et une description des technologies existantes ou bien par une approche plus pédagogique qui consisterait à expliquer et former.

Dans une logique de formation, voici une initiative du gouvernement du Québec (projet du Service national du RÉCIT, de la formation générale et continue des adultes) qui utilise les ressources du e-learning, soit de l'apprentissage par les Technologies de l'Information et de la Communication. Nom de code : Edumatic

Le projet repose sur un site : J'apprends à chercher et je trouve (recherche sur Internet)

4 étapes structurent le processus d'auto-formation :

  1. un diagnostic de démarrage qui permet d'évaluer les connaissances de l'apprenant en outils et techniques de recherche
  2. une description des processus de recherche d'information avec étude de cas
  3. une description des principaux outils de recherche (moteurs, métamoteurs, répertoires d'annuaires)
  4. un diasgnostic de sortie (qui est la reprise du diagnostic d'entrée)

Points faibles :

  • les questions du diagnostic sont quelque peu compliquées et laissent penser qu'on s'adresse à un public averti
  • le site date (la dernière mise à jour est de juin 2003 !) et la partie "Trucs et Astuces" est franchement dépassée ; d'ailleurs la plupart des liens pointent vers des pages qui n'existent plus.

Cependant, la démarche d'auto-évaluation des connaissances et pratiques en matière de recherche d'information en ligne est intéressante et mériterait d'être actualisée. Peut-être un moyen de rendre le discours sur l'intelligence économique plus intelligible pour les non-inités.

A suivre...

10.02.2006

Le web est-il un média ?

On parle de plus en plus de "nouveaux modèles économiques" pour la diffusion de l'information (au sens large du terme). L'actualité récente (voire les difficultés financières de certains quotidiens de la presse nationale ou régionale) montre que l'accès du public à l'information ne se fait plus exclusivement par l'intermédiaire des média traditionnels (télévision, radio, presse écrite).

Avec la propagation croissante d'internet au sein du grand public (notamment grâce aux offres d'accès haut débit des FAI) l'internet est aujourd'hui considéré comme un média à part entière.

Cependant peut-on assimiler internet à un média ? Rien n'est moins sur.

Pour reprendre une définition du terme média, on considère qu'il s'agit d'un ensemble de moyens de diffusion de masse de l'information. Une lecture stricte de cette définition laisse penser que par média il faut entendre un moyen impersonnel de diffusion d'informations adressées uniformément sur l'ensemble d'une cible sans retour escompté. En termes marketing, on parle de "one-to-many".

Avec le développement des applications de nouvelle génération (tendance Web 2.0), l'interactivité devient la règle à tel point que le consommateur est invité à devenir acteur.

La forme de participation peut varier :

  • chroniqueur (pour reprendre un terme régulièrement employé) qui émet régulièrement des billets via les weblogs
  • agrégateur dans le sens où l'utilisateur peut agréger un certain nombre de sources d'information et les restituer à la communauté sous forme de bookmark partagé, de partage de flux RSS, etc ...
  • éditeur où l'utilisateur peut faire remonter des nouvelles soumises à une communauté qui va elle-même se prononcer sur l'intérêt que ces nouvelles constituent en vue d'une "publication" (ce que propose un outil de "Peer Production News" ou d'édition sélective et collaborative de dépêches du type Digg)
  • modérateur, rôle que certains "experts" peuvent assurer depuis leurs weblogs en organisant le débat sur un sujet d'actualité à partir de la fonctionnalité commentaires

On peut d'ailleurs penser que ce phénomène n'est pas lié uniquement à l'écrit et qu'avec le développement du Podcasting , l'interaction mêlera divers modes de communication : voix, images (animées ou non) et écrit.

Mais alors si Internet n'est pas ou n'est plus un média, qu'est-ce ?

Les adeptes de l'internet collaboratif (tendance Web 2.0) avancent déjà l'idée qu'Internet est devenu une plate-forme d'échanges de données où l'information circule de poste en poste et s'enrichit au fur et à mesure des échanges.

Cela me rappelle étrangement le schéma de Shannon Weaver - Théorie des systèmes de communication (voir le billet du 09.01.2006 sur la validité de l'information) et le principe de rétroaction (ou feedback). Pas vous ?


08.02.2006

Une nouvelle expérience de la navigation sur le web

Voilà un nouvel outil (version bêta actuellement depuis mi-janvier) qui ne manquera pas d'intéresser les "travailleurs du savoir" (dixit ses concepteurs) :

Hyperwords

L'outil se présente comme une extension du navigateur Firefox (version 1.5 nécessaire) et permet à l'intérieur d'une page web de surligner un mot, une partie de texte ou une page entière pour obtenir automatiquement (pour ne citer que les fonctionnalités les plus intéressantes) :

  • le lancement d'une requête dans des moteurs de recherche (Google, Yahoo, ...), des moteurs de recherche sur les blogs (technorati, ...) des banques d'images (Flickr, ...), des sites de news (BBC News, CNN News, NY Times)
  • le lancement d'une recherche d'une définition dans des dictionnaires en ligne (dont l'encyclopédie Wikipédia)
  • le lancement d'une recherche de localisation (Google Maps notamment)
  • le lancement d'une recherche de la sélection dans les sites marchands (dont Amazon et eBay)
  • l'intégration de la sélection dans l'outil de messagerie électronique
  • la traduction d'un mot, d'une sélection ou encore d'une page

Bref, un outil qui simplifie la navigation au sein d'une page sans avoir à ouvrir d'autres sessions ou onglets pour effectuer les tâches citées. On peut penser que Hyperwords devrait rapidement trouver un public qui cherche à gagner du temps.

Pour résumer : vous lisez, vous surlignez ce qui vous paraît essentiel et vous accédez automatiquement aux fonctionnalités décrites ci-dessus.

Une illustration : vous lisez un article depuis le site d'un quotidien ; dans le texte vous relever le titre d'un ouvrage qui vous paraît intéressant ; vous surlignez le titre en question ; Hyperwords est activé et vous propose (via un pop-up) de rechercher l'ouvrage dans Amazon. Résultat immédiat, une nouvelle fenêtre s'ouvre dans le site d'Amazon à la page du titre surligné. Il n'y a plus qu'à passer la commande.

Attention : l'outil est en version bêta et ne propose qu'un nombre limité de sites susceptibles d'accueillir les requêtes (sites US et britanniques exclusivement). On peut imaginer, pourquoi pas, une version localisée par pays au-delà de la phase de test.

Dernière précision : une version Internet Explorer est prévue, mais il faudra patienter jusqu'à cet été

Pour tester l'outil


06.02.2006

Les tendances technologiques pour 2006

C'est Noël après l'heure !

Le 25 décembre dernier le Mercury News annonçait les 10 principales tendances en matière de développement technologique de l'année à venir : "Top 10 tech trends for 2006"

Résumé :

  1. le développement des connexions et réseaux sans fil
  2. des téléphones mobiles multi-usages
  3. le développement de la téléphonie sur internet
  4. le développement des web services qui permettent le transfert du bureau personnel (documents et applications utilisés) sur internet
  5. des avancées significatives en matière de recherche sur les cellules souches
  6. des progrès dans l'élaboration de vaccins anti-grippe
  7. l'accès croissant de start up innovantes au marché mondial en voie de globalisation
  8. le développement du vidéo blog (appelé "vlog")
  9. le développement de la vidéo à la demande indifféremment de l'appareil de réception (TV, PC, téléphone mobile, lecteurs numériques divers, consoles de jeux)
  10. le développement de "technologies propres"
Pour lire l'article

03.02.2006

Journalisme citoyen et information

Avec le déploiement d'applications inscrites dans la tendance Web 2.0 (web collaboratif, réseaux sociaux, extension de la blogosphère, bref tout ce qui concourt à une diffusion plus large de l'information), et la multiplication des sources d'information qui en découle, il est intéressant de s'interroger sur la position adoptée par les média traditionnels face à cette inflation de données et de sources.

Derrière cette question, on touche - à nouveau - celle de la validation de l'information et du crédit apporté à la source.

Dans ce contexte, voilà une initiative qui alimente le débat :

The Witness Contributors' Code of Practice

De quoi s'agit-il ?

L'initiative part d'une volonté des acteurs des média de presse d'apporter une réponse au développement du phénomène du journalisme citoyen. A l'origine : la National Union of Journalists (union de journalistes britanniques et irlandais avec pour objectif de défendre les intérêts de ses membres au nombre de 35 000)

Le code vise principalement à fixer les règles éthiques entre les professionnels de la presse et les individus qui émettent de plus en plus d'information reprise par les média traditionnels. En d'autres termes, le code doit définir les conditions de validation de l'information reprise par les média, d'authentification et de vérification des sources, de rétribution de ces mêmes sources, de copyright et de droit.


Intéressant, d'autant plus qu'un certain nombre d'initiatives se font jour pour coupler la recherche d'information notamment à base de dépêches aux réseaux sociaux. Dernière annonce en date : l'arrivée prochaine (début février pour la version béta) de Wikio, "un moteur de recherche d'actualité dirigé par les internautes ! Il surveille, en temps réel, plusieurs dizaines de milliers de sources d'information, extrait quotidiennement plusieurs centaines de milliers de dépêches qui sont ensuite classifiées par thématiques puis archivées dans une base de données de plusieurs millions de documents. Le classement des dépêches tient compte de la pertinence des informations mais également de leurs popularités auprès des membres qui votent, commentent ou même rédigent l'actualité."

Pour plus d'info

Pour consulter le Code

Pour suivre le débat animé par The Guardian sur le "Journalisme Citoyen"


01.02.2006

Web 2.0 Innovation Map

Portland, vous connaissez ?

Un peu de géographie :

C'est entre Seattle et San Francisco, précisément dans l'état de l'Oregon et dans cet état de l'ouest américain, il n'y a pas que des forêts, il y a aussi Fourio : appelons la une agence web design pour faire simple.

Et puisqu'il est question de géographie, arrêtons nous quelques instants sur une initiative de Fourio qui dresse une carte de l'implantation des sociétés qui développent des web applications tendance Web 2.0. Nom de code :

Web 2.0 Innovation Map

Le principe est simple : il s'agit du croisement d'un service (Google Maps) avec des sources d'information relatives aux sociétés référencées Web 2.0 (internet 2ème génération) dans les sites et weblogs.

Il s'agit - a priori - de dresser une carte mondiale de l'implantation de ces "sociétés innovantes".

L'accès au site se fait directement sur un zoom du territoire américain. On note très vite la forte concentration de ces sociétés sur la côte ouest, une implantation non négligeable sur la partie nord-est. Une balise isolée sur les îles Hawaï. Il faut prendre de la hauteur (ce que permet bien sur Google Maps) pour constater que l'Europe est quasiment absente de la carte des applications Web 2.0. Mais qu'on se rassure, l'éditeur (Fourio) annonce que la carte n'est pas exhaustive et invite les dites sociétés à venir se référencer. La carte est assortie d'une liste avec la ville d'implantation et un lien direct vers le site de la société listée.

Pour information Netvibes (qui se définit comme la première page d'accueil sur mesure du web 2.0.) est installée à ...

... Paris ! Mais Fourio ne le sait pas encore !

Pour se promener dans le monde merveilleux des web app tendance Web 2.0

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