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29.03.2006

AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft

Dans le domaine des Web Apps (applications internet), pas un jour sans l'annonce d'un nouveau service.

Cette fois-ci, il est question d'un outil de traitement de texte disponible en ligne. Nom de l'application : AjaxWrite

On sait que Google n'est pas inactif dans le domaine des Web Apps. On parlait il y a peu (en début de mois) de l'acquisition d'une start-up de la Silicon Valley qui propose un éditeur de texte collaboratif accessible depuis internet intitulée Writely (voir le billet du 13.03.06).

AjaxWrite se présente comme une version Word accessible en ligne gratuitement développée sous la technologie Ajax.

Les intérêts de la solution sont :

  • pas d'installation sur le poste client
  • elle permet d'ouvrir et de sauvegarder les documents au format Word (le standard du marché). D'autres formats sont également supportés (rtf, pdf, txt, ...)
  • une interface à l'identique des traitements de texte usuels : depuis le navigateur (Firefox uniquement aujourd'hui) on retrouve un environnement connu avec une barre de menu simplifiée
  • rapidité d'exécution des tâches
  • le plus : la possibilité de travailler sur plusieurs documents dans la même session (à chaque document correspond un onglet), les utilisateurs de Firefox ne seront pas dépaysés ; on aurait pu faire cependant l'économie de cette remarque puisque l'application ne peut être accessible que depuis Firefox (c'est dit plus haut !)

Toutefois, l'outil ne propose pas toutes les fonctionnalités (loin s'en faut) d'un traitement de texte usuel, d'ailleurs certaines ne sont pas encore disponibles : insertion d'images dans le corp du texte, formatage de l'impression notamment. La comparaison avec MS Word n'est pas d'actualité. Mais attention, ce n'est qu'un début et comme son concepteur l'annonce ("Bye Bye Microsoft Word, Hello ajaxWrite"), la suite MS Office a de nouveaux soucis à se faire.

On comprend vite l'intérêt de ce type d'application qui - pour celle-ci - ne demande aucun processus d'enregistrement préalable de la part des utilisateurs. L'accessibilité aux documents depuis n'importe quel poste connecté à internet, on y vient. D'ailleurs est-ce une nouveauté ? Non, d'autres s'y essaient déjà avec plus ou moins de bonheur :

  • Writely (à suivre)
  • gOFFICE (the free web office suite). Ne supporte que le format pdf
  • ThinkFree (suite bureautique organisée autour d'un traitement de texte, tableur et outil de présentation)
  • Writeboard (plutôt plateforme de travail collaboratif que traitement de texte)
  • JotSpot Live (idem au précédent)

La question qu'on peut se poser (comme le note un des commentaires suite au billet paru dans TechCrunh) est : OK pour un usage grand public, mais qu'en est-il d'un usage en entreprise à l'image des applications business "ondemand" ? Problème de sécurisation des données produites et échangées, pas certain que les entreprises et organisations sortent du marché des applications installées en interne. Peut-être faudra t-il prévoir une suite offline (à suivre ...) ? Mais comme le note le commentaire : ceci ne peut être au final que bénéfique. A considérer que les grands éditeurs du marché devront revoir leur modèle économique et notamment leur structure de prix.

Source de l'info : TechCrunch

(A noter que les commentaires sont loin de partager l'enthousiasme du rédacteur de TechCrunch)

18:40 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.03.2006

Convergence outils données

C'est dans l'air du temps. On en parlait dans le billet du 22.03.06 "La marché de l'information électronique professionnelle (IEP) en 2005"

Où il est question de convergence des outils et des contenus dans le domaine de l'information électronique professionnelle. On observe deux tendances marquées qui se retrouvent dans une logique de convergence entre d'un côté les acteurs qui détiennent la technologie (éditeurs de logiciels) et de l'autre ceux qui produisent la matière première l'information (les éditeurs de contenus, producteurs de bases de données, groupes de presse et autres agrégateurs de données).

Vu sous l'angle des éditeurs de solutions techniques, diverses stratégies sont envisageables : de partenariats négociés avec les producteurs d'information et de bases de données professionnelles, aux acquisitions par croissance externe. Celle qui cependant semble mener et organiser le marché de l'information est celle initiée par ... Google.

A propos de Google : où l'on constate que dans son objectif avoué de faire du moteur de recherche le point d'entrée pour toute information numérisée (rappelons la devise de la firme de Mountain View : "Organize the world's information and make it universally accessible and useful"), Google est engagé dans une logique d'acquisition, d'agrégation de contenus et au final d'indexation de sources d'informations diverses. Cette stratégie ne se mène pas sans heurts (cf. l'initiative Google News attaquée par les éditeurs de presse qui ont allumé la contre-offensive - dixit "légale" - sur le marché français en mai 2005 avec le lancement d'AlerteInfo qui n'est autre qu'un agrégateur de flux d'informations temps réel sur les principaux titres de la presse nationale, technique et professionnelle). Elle peut aussi prendre une forme plus "apaisée" avec notamment Google Scholar qui permet au moteur de recherche d'indexer des contenus et sources documentaires issus du monde académique.

Du point de vue des producteurs de contenus, le mouvement est lui aussi engagé vers une convergence croissante des données et des outils. Le cas de Factiva Search 2.0 (interface de recherche proposée par l'agrégateur éponyme) envisagé dans un billet récent démontre la volonté croissante des professionnels du contenu de se placer sur le terrain de jeu des éditeurs de solutions techniques. Ces producteurs d'information (la matière première) proposent des fonctionnalités techniques additionnelles (restitution de requêtes sous forme graphique, modules d'analyse, intégration des résultats dans une gestion dynamique des flux d'information dans l'entreprise, etc...) qui leur confèrent un élément de différenciation qui doit être perçu positivement par les "knowledge workers". Certains y verront une réaction à l'action des premiers et de Google en particulier.

Force est de constater que les solutions proposées deviennent globales : le contenu est accessible depuis une interface de recherche qui intègre des extensions vers des applications et outils d'aide à la prise de décision. On parle de "business intelligence" et on constate que le poste client ou le réseau de l'entreprise est devenu l'enjeu pour organiser l'environnement de travail des "knowledge workers".

A suivre ...

On complétera avec le billet du 01.03.06 ("Google et la recherche d'information presse")

19:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.03.2006

Comment préserver la confidentialité des recherches en ligne ?

Dans un billet daté du 08.03.06 intitulé "Google et confidentialité", il était fait état de stockage des historiques de recherche effectués par un internaute sur les serveurs de la firme de Mountain View.

L'actualité récente montre que le moteur de recherche est une mine d'information qui génère des convoitises. Certains parlent de constitution d'une mémoire numérique à partir des historiques de recherche, des données hébergées sur la plateforme Blogger, du contenu des messages générés depuis Gmail, on peut y ajouter depuis peu le contenu traité à partir de l'application Writely, sans parler du projet GDrive (voir le billet du 13.03.06).

Rappelons que Google est actuellement en conflit avec le département de la Justice américaine qui - dans le cadre du Child Online Protection Act - exige que le moteur lui fournisse les historiques des recherches effectuées par les internautes. Or, Google s'oppose à cette demande au motif que ces informations relèvent de la vie privée des internautes.


Dans ce contexte, on peut se demander si l'utilisateur du moteur (qui rappelons-le draine 82 % des requêtes effectuées en France) peut s'assurer un minimum de confidentialité lors de ses recherches tant du point de vue des termes de la requête que des résultats.

Un article daté du 1er février dernier paru dans The TechWeb Business Technology Network nous apporte quelques éléments de réponse intéressants.

Où il est fait état de 5 façons simples de préserver les recherches et résultats de toute intrusion étrangère.

Sans entré dans le détail, l'article nous donne (en fonction du navigateur utilisé : IE ou Firefox ) les procédures connues de la plupart pour écraser l'historique des recherches, la mémoire cache, les fichiers internet temporaires, ainsi que les cookies. De la sorte, il devient impossible pour toute personne tierce d'accéder aux informations depuis le poste client. Par contre, les informations restent stockées sur les serveurs de Google.

Au-delà de ses procédures réputées "simples", l'article nous révèle le concept de "navigation anonyme" (anonymous surfing).

Le principe est le suivant : un utilitaire vient configurer le navigateur du poste client pour utiliser un serveur "caché" qui fera office d'intermédiaire entre l'émetteur et le récepteur. Pour revenir à l'exemple de la recherche en ligne depuis un moteur, le requêteur devient invisible.

L'article renvoie d'ailleurs vers une liste d'utilitaires qui garantissent l'anonymat des navigations sur le net. Cette liste est éditée par Electronic Privacy Information Center

Pour conclure, l'article nous rappelle qu'en tout être (numérique on serait tenté de dire), il y a une version publique et une privée. La question est de savoir ce que chacun est prêt à partager versus ce qui doit rester strictement privé. L'article propose une réponse que je vous laisse apprécier.


16:10 Publié dans Astuces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.03.2006

Le marché de l'information électronique professionnelle (IEP) en 2005

Voilà la livraison de l'étude annuelle menée par IDP - Archimag pour le compte du GFII (Groupement Français de l'Industrie de l'Information) sur l'IEP en France.

Si on devait résumer, on prendrait le raccourci déjà pris par la société Outsell Inc. qui dans son étude réalisée en septembre 2005 définit l'information professionnelle comme étant celle consommée par les "knwoledges workers" (travailleurs du savoir) et on y ajouterait la nécessité que cette information soit restituée sous format numérique.

Attention : bien que l'étude soit datée de décembre 2005, les données remontées concernent les années 2003 et 2004. Cependant, dans la mesure où il était demandé aux répondants d'émettre des prévisions sur 2005, quelques tendances ont été dégagées sur l'année passée.

Dans ce contexte exclusivement B to B, on observe :

  1. le chiffre d'affaires en 2004 du marché de l'information électronique professionnelle aurait été de 1,05 milliard d'euros, soit une croissance de 8 % par rapport à 2003
  2. le segment de l'information financière demeure le premier avec 19,3 % de parts de marché, il est toutefois "talonné" par celui de l'information presse (18,1 %), viennent ensuite l'information juridique (15,9 %), l'ISTM - Information Scientifique Technique et Médicale (12,2 %), l'information de solvabilité (10,5 %), l'information multisectorielle (8,7 %), l'information marketing (8,7 %), l'information économique (4,3 %) et l'information sur la propriété intellectuelle (2,2 %)
  3. l'IEP n'échappe pas à la logique de globalisation du marché et on assiste à un phénomène de concentration des principaux acteurs (producteurs de contenus, éditeurs de solutions, agrégateurs, diffuseurs, serveurs de bases de données, courtiers en information) qui visent à atteindre une masse critique qui les positionne favorablement sur un marché en voie d'internationalisation
  4. le développement d'une tendance de fond quant au libre accès à l'information scientifique et technique avec pour objectif de faciliter l'accès aux résultats de la recherche. Ce qui pose la question de la chaîne de la valeur entre sa production (les chercheurs) et sa diffusion dans le public et donc de son coût d'acheminement (rappelons que la part de marché de l'ISTM dans l'IEP représente 12,2 %). A ce sujet, on se référera au billet daté du 07.12.05 intitulé "Partage des données scientifiques"
  5. la convergence des outils et des contenus

Le résumé de l'étude

19:20 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.03.2006

Le capital investissement français en 2005

Après l'indicateur Chausson Finance (2nd semestre 2005), voici celui de l'AFIC / PriceWtarehouseCoopers pour l'ensemble de l'année 2005.

Mieux vaut éviter toute comparaison trop hâtive. Le premier s'apprécie sur un panel de sociétés (49) de capital risque françaises et européennes, quand le second est construit sur la base d'un questionnaire proposé aux seuls membres de l'AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) qui investissent en France et à l'étranger. Autre élément d'appréciation qui conditionne la lecture des résultats : l'indicateur Chausson Finance est semestriel, alors que celui de l'AFIC retient comme période de référence l'année civile.

Principaux résultats de l'enquête AFIC :

  1. le nombre d'entreprises financées reste stable par rapport à 2004, soit environ 1.250
  2. le montant du capital investi par les sociétés de capital risque atteint son plus haut niveau à 8,1 milliards d'euros (+ 55,6 % par rapport à 2004). Pour indication le plus niveau atteint auparavant était de 5,8 milliards d'euros en 2002)
  3. l'accroissement de l'activité de financement porte essentiellement sur des nouveaux projets qui représentent 85 % du montant total investi, le reste étant du réinvestissement
  4. le capital transmission (LBO) représente 78 % du montant total investi à 6,3 milliards d'euros, le capital développement (12 % à 954 millions d'euros), les investissements liés à la création (6 % à 481 millions d'euros), autres (4 % à 350 millions d'euros)
  5. le profil des entreprises qui ont recours au capital investissement est très majoritairement orienté PME (effectif salarié inférieur à 500) qui représentent 90 % du total. Par contre ces 90 % ne représentent que 46 % du montant des investissements réalisés
  6. du point de vue sectoriel, les secteurs qui drainent le plus d'investissements en nombre lsont l'informatique (24 %), chimie et industrie (18 %) et médical biotech (15 %) ; alors qu'en valeur on trouve la chimie et industrie (24 %), les biens de consommation (19 %), les services et transports (16 %)
  7. les investissements sont réalisés aux 3/4 en France, le quart restant en Europe ; l'Ile de France représente à elle seule 65 % du montant total des investissements réalisés dans l'hexagone

Pour conclure l'analyse AFIC / PricewaterhouseCoopers note pour 2005 une croissance exceptionnelle de tous les indicateurs du capital investissement en France.

Le rapport AFIC / PricewaterhouseCoopers

20:15 Publié dans Financement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17.03.2006

RSS ou e-mail ?

Produire l'information est une chose, la diffuser en est une autre.

Sans entrer dans une opposition de style entre Internet ancienne génération (de plus en plus assimilé à la notion de Web 1.0) versus Web 2.0, on dira pour faire simple qu'avant, on vérifiait la fraîcheur de l'information en :

  • se connectant régulièrement aux sites surveillés (il existe aussi des produits payants qui balaient des sites surveillés à la recherche des pages mises à jour)
  • s'abonnant à des newsletters diffusées par e-mail
  • s'abonnant à des services d'alerte transmis aussi par e-mail.

Avant, c'était quand le RSS (Really Simple Syndication ou encore Rich Site Summary) n'était pas encore un format de syndication de contenu web adoptés par les sites d'actualité et les weblogs principalement.

La question aujourd'hui (c'est l'homme de marché qui parle) est de trouver le meilleur moyen d'amener une information à la connaissance des internautes. Si on considère le Net comme étant - en partie et pas seulement - un marché sur lequel une offre de contenu (l'information) rencontre une demande (les lecteurs dont le rattachement à une communauté devient la tendance), on parlera de recrutement et de fidélisation. Alors, où est la réponse : RSS, newsletters, service d'alerte pas e-mail ?

Pour les initiés, on peut penser qu'en dehors des fils RSS, point de salut. Simplicité oblige, l'avantage des fils RSS tient à ce que diverses sources d'informations sont résumées et agrégées via un logiciel de lecture autrement appelé agrégateur de flux. Pour faire simple, la surveillance des informations mises à jour ne nécessite plus la connection aux sites bookmarkés ou encore l'inscription à des newsletters.

Jusque là, la démonstration est facile et si je devais résumer mon expérience, je dirais que mon agrégateur me permet de surveiller quotidiennement une trentaine de sites et weblogs en un point d'entrée unique.

Fort de cette certitude (la diffusion de l'information passe par les fils RSS), je lis un billet paru dans Marketingrama.com intitulé : "La fidélisation d'un blog passe par le RSS mais aussi par le mail"

Où il est question de solutions d'alerte en "push mail" et de convergence entre mail et RSS. Marketingrama.com renvoie, par ailleurs, à une étude réalisée en octobre 2005 par Ipsos Insight pour le compte de Yahoo sur les usages des flux RSS par les internautes américains.

Résumé :

  • l'usage des flux RSS croît ; cependant, seulement 12 % des internautes interrogés connaissent le terme RSS et 4 % connaissent le terme et font usage de ces flux
  • qu'on se rassure, 27 % des internautes du panel utilisent des flux RSS sans le savoir, ce qui nous ramène à un pourcentage de non utilisateurs de flux RSS total de 69 %
  • d'un point de vue démographique, ceux qui utilisent consciemment les flux RSS sont majoritairement des hommes jeunes diplômés de l'enseignement supérieur ; cependant, le quart des internautes qui utilisent ces flux sans le savoir sont présents dans toutes les catégories de la population des internautes
  • enfin, les réponses avancées pour rendre l'usage des flux RSS plus commun sont :
    • pédagogique (informer les internautes sur les avantages en terme de simplicité qu'offre les RSS pour accéder à l'information)
    • fonctionnelle en simplifiant l'interface d'abonnement aux flux RSS (où il est question de pages de démarrage personnalisées et de lecteurs de flux comme extension de navigateurs)

Alors RSS ou e-mail ?

Et si la réponse était dans le mélange des genres. C'est le modèle retenu par certains weblogs et quotidiens nationaux qui proposent l'accès aux articles par l'intermédiaire d'un site, de même que l'abonnement à une newsletter ou encore au fil RSS.

Veille & Innovation mène l'enquête (sondage express à prévoir sur ce site !)

RSS - Crossing into the Mainstream

22:35 Publié dans Astuces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.03.2006

Documation 2006

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Le rendez vous annuel de la gestion de contenu et du document, c'est Documation. Et Documation, c'est hier et aujourd'hui, soit les 15 et 16 mars au CNIT, Paris la Défense.

Vu, lu, entendu sur le salon :

  1. La mission de Google : "Organize the world's information and make it universally accessible and useful", les autres n'ont qu'à bien se tenir !
  2. Ce qui est tendance : les Desktop Search Engine (ou moteur de recherche d'entreprise), il est beaucoup question d'interfaçage de ces solutions avec des applications déjà existantes dans les entreprises (notamment de CRM ou base de données clients). Problème : comment assurer l'indexation de ces données hétérogènes ? Réponse : on parle beaucoup d'intégration et de développement de connecteurs (cf. le programme de partenariat Google - BearingPoint)
  3. Un bon nombre d'éditeurs de technologies de recherche d'information se lance dans la personnalisation (par groupe d'utilisateurs ou au niveau du poste de travail) des interfaces de recherche, avec des modules administrateurs de gestion des droits d'accès plus ou moins sophistiqués
  4. Il est aussi question de systèmes de gestion de contenu (CMS) en open source
  5. l'émergence de nouveaux concepts dont le Rich Internet Application (dans la tendance Web 2.0), de documents intelligents qui interagissent entre eux malgré des environnements de développement hétérogènes
  6. On parle aussi de rapprochements entre éditeurs de solutions (Autonomy - Verity, Oracle - Triplehop, Adobe - Macromedia, etc...). Faut-il y voir comme le souligne Veille magazine une tendance de fond qui marque le début d'une restructuration du marché des Search Appliances notamment ?
  7. Une certitude: Google est bien l'acteur de référence aujourd'hui (qui en doute encore ?) qui structure le marché des Search Appliances. Les éléments de différenciation de l'offre des éditeurs semblent être définis par rapport à l'offre Google. A croire que la concurrence se limite à Google. Il faut dire qu'avec un taux de pénétration supérieur à 80 % en France, les autres n'ont qu'a bien se tenir
  8. Enfin, Adobe (suite au rachat de Macromédia) travaille au développement d'un lecteur unique qui assurerait la convergence des fonctionnalités d'Acrobat Reader (lecture des fichiers PDF) et celles de Flash player pour la lecture des fichiers multimédia. Nom de code du projet : "Adobe Appolo"
Retrouvez le billet "Google et l'information professionnelle"

12:50 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

13.03.2006

Google va t-il déclarer la guerre à Microsoft ?

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Dans un billet daté du 11.01.06 intitulé "Internet Explorer ou Firefox", je m'interrogeais sur l'opposition de deux logiques : open source et logiciel propriétaire et concluait le billet en posant la question : "Que va t-il rester à la firme de Redmond ?"

Ce matin, à la lecture de la newsletter Good Morning Silicon Valley parue le 10.03.06, j'obtiens une partie de la réponse et le moins qu'on puisse dire, c'est que le ciel s'assombrit au-dessus de Redmond.

Où il est fait état du lancement d'une offensive tout azimut de Google contre Microsoft, de Pearl Harbor pour la firme de Redmond, de déclaration de guerre de Google à l'égard du coeur de business de Microsoft, etc...

Retour aux faits : le 3 mars dernier est rendue officielle l'acquisition par Google de Upstartle (une start-up de la Silicon Valley qui a développé une application de traitement de texte collaboratif accessible depuis internet intitulée Writely). En gros, Writely est une solution hybride qui se situe entre le traitement de texte et la plate-forme wiki. Sans parler de "killer application" (après tout d'autres éditeurs actuellement proposent des solutions équivalentes dont JotLive et Writeboard), on peut penser que Google ne manquera pas de construire un modèle qui donne corps à celle-ci en pariant sur l'interopérabilité des données produites et échangées et l'intégration des documents produits dans la processus global de transmission de l'information.

A la lecture des billets qui fleurissent sur ce thème, complétée par les ambitions affichées par Google de jouer sur le terrain des applications hébergées concomitamment à la constitution d'une base de connaissance universelle (cf. le billet du 08.03.06 "Google et confidentialité"), on en arrive à la conclusion que Google affiche son ambition de constituer un réseau global de connaissances qui concentrerait toutes les informations et savoirs (numérisés) produits par l'homme et accessible à tous depuis internet.

A suivre ...

pour compléter l'information :

"Google edges onto Microsoft turf" (un article du Mercury News)

"Writely = Microsoft's Pearl Harbor?" (un billet paru sur ZDNet qui s'avance à parler d'application tueuse)

Writely Blog (le weblog pour tout savoir sur Writely et suivre son actualité)

PS. si vous avez un doute sur la popularité de Writely et de l'effet qu'a provoqué l'annonce de son acquisition par Google auprès de la communauté des utilisateurs, allez faire un tour sur les commentaires suite au billet "Google ? Yep, Google !"

18:40 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.03.2006

L'indicateur Chausson Finance (2ème semestre 2005)

Si vous aviez manqué l'indicateur du 1er semestre, voici un rappel succinct : l'indicateur Chausson Finance est le baromètre du capital risque en France établi tous les semestres par la société éponyme.

Plus précisément, il recense les investissements réalisés par des sociétés de capital risque françaises (49) et européennes dans le secteur des nouvelles technologies.

Les tendances qui se dégagent sur le second semestre 2005 :

  1. une forte progession des montants investis (+ 28 % par rapport au 1er semestre), soit en valeur absolue 383 millions d'euros répartis sur 302 projets d'entreprises (nombre de projets financés en hausse de 24 % par rapport au 1er semestre)
  2. le ratio montant moyen investi par entreprise est de 1,2 millions d'euros; il est équivalent au ratio de la période précédente
  3. le financement d'entreprises qui jusqu'à présent n'avaient pas été financées par le capital-risque marque une augmentation sensible (+ 33%), soit une entreprise sur trois qui accède au capital-risque n'y avait pas recours auparavant. Les deux tiers restants sont des refinancements
  4. à noter un début d'inversion de tendance avec une légère reprise des montants investis en "early-stage" et plus particulièrement en phase d'amorçage de projets (financement de la mise sur le marché) pour 24 % des sommes totales investies, moindrement en Seed (financement de la mise au point d'un produit ou concept) qui représentent 10 % des sommes totales investies dans le cadre du capital-risque
  5. d'un point de vue sectoriel, la santé (biotech et matériel médical) demeure le secteur qui absorbe les montants les plus importants pour un total de 121 millions d'euros ; cependant la plus forte croissance (en montants) est à mettre au compte du secteur Internet et e-commerce (+ 195 % par rapport au 1er semestre) qui se met de la sorte au niveau du secteur des logiciels (environ 70 millions d'euros)
  6. L'investisseur de référence demeure Sofinnova Partners (classé 6 fois investisseur le plus actif au cours des 7 dernières périodes analysées par l'indicateur) pour un montant de 37,2 millions d'euros sur 23 opérations
  7. Le montant moyen investi par les 10 premiers financeurs (les plus actifs en montants investis) est de 19 millions d'euros, soit une croissance de 30 % par rapport à la période précédente
  8. le classement des investisseurs les plus actifs est volatil (exception faite de la prédominance de Sofinnova) d'une période à l'autre : 5 nouveaux entrants par rapport au 1er semestre

En résumé, l'indicateur Chausson Finance note des signes encourageant pour le capital-risque en France avec un fort rebond des montants investis (on a pas fait mieux depuis 2000) accompagné d'une très nette reprise des financements en "early-stage" (Seed et 1er tour) à la fois en nombre de projets financés, qu'en nombre d'opérateurs de capital-risque intervenant sur ces opérations.

Pour consulter l'indicateur


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08.03.2006

Google et confidentialité

C'est à se demander si il ne va pas falloir envisager rapidement la création de sous-rubriques à l'intérieur de la Catégorie Google de ce site tant l'actualité du moteur de recherche est prolyxe.

On connaissait Google Desktop Search (moteur de recherche local qui propose la remontée de résultats à partir des informations stockées sur le disque dur de l'ordinateur quelque soit le type de fichiers). Puis vint la version 3 (il y a un mois) avec l'ajout de fonctionnalités permettant notamment l'échange et le partage de données avec d'autres utilisateurs du service, ainsi que la recherche sur plusieurs postes qui fonctionnent en réseau. Soit dit en passant, cette version 3 est loin de soulever l'euphorie chez les utilisateurs potentiels et plus particulièrement les entreprises qui hébergent sur les postes de travail des données réputées sensibles.

A ce titre, le Gartner Group a émis le 16 février dernier un avis d'alerte maximal sur l'échelle des risques en matière de sécurité informatique ("Manage Google's Desktop Search Now or Lock It Out") avec pour objectif d'émettre de sérieuses réserves sur les failles sécuritaires d'une telle application. De quoi donner des sueurs froides à tout responsable de la sécurité informatique dans les entreprises et organisations.

Il faut dire que la notion de confidentialité est quelque peu mise à mal lorsqu'on observe le process qui se cache derrière Google Desktop Search. Où il est fait état de données d'indexation du disque dur de l'utilisateur stockées sur les serveurs Google pour une durée de 30 jours. Bien que Google s'engage à crypter ces informations, il est difficilement acceptable pour l'entreprise de voir véhiculer en dehors de son réseau des informations dont les employés ne mesurent pas toujours le caractère sensible.

Recommandations émises par le Gartner Group : brider certaines fonctionnalités de l'application par l'intermédiaire d'un administrateur en charge de ces paramètres liés à la sécurité dans l'entreprise. Condition nécessaire : installer la version Google Desktop for Enterprise.

On ne fera que citer - à titre informatif - l'initiative récente prise par Oracle (un acteur de plus) de proposer une application concurrente de celle de Google : Oracle Secure Enterprise Search (en notant au passage qu'Oracle différencie son offre sur le critère de la sécurité). A suivre ...

Pour revenir à l'actualité Google, on peut dire que la firme de Mountain View a de la suite dans les idées (personne n'en doute aujourd'hui) et que sa stratégie se confirme à chaque nouvelle annonce (le scénario 4 envisagé dans le billet du 20.02.06 se vérifie).

Explication : un billet paru dans ZDNet du 4 mars dernier nous apprend que Google travaille au développement d'un service de stockage de données numériques illimité et accessible depuis n'importe quel poste de travail ou outil connecté à Internet. Où il est dit que tous les types de fichiers peuvent être hébergés sans limitation de taille (e-mails, historique de pages web visitées, images, bookmarks, etc ...).

Nom de code : GDrive
Pour faire simple : un utilisateur aura la possibilité d'accéder à un réseau universel depuis n'importe quelle plate-forme pour consulter, travailler et partager des documents et des données. Bref l'interopérabilité vue par Google.
Autre élément intéressant qui intervient en conclusion du billet : le modèle économique envisageable et les hypothèses émises par son auteur. La publicité (jugée peu probable), la fourniture d'un volume d'espace gratuit au-delà duquel l'utilisateur paie, la restitution de disques de sauvegarde des données suivant une fréquence et un montant à déterminer (peut-être mais n'y a t-il pas là un risque de donner des arguments aux futurs détracteurs pour remettre en cause la qualité du service qui ne manqueraient pas de dire qu'il y a risque de perte des données, inaccessibilité au service).
En tout état de cause, le débat sur la confidentialité et la sécurisation des données qui passent par les serveurs de Google est loin d'être clos.

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06.03.2006

La recherche d'information sur les weblogs

Savez vous quelle différence y a t-il entre un site internet et un weblog (plus communément appelé blog) ? Si on se réfère à la définition qu'en donne Wikipédia (l'Encyclopédie Libre), on dira qu'un weblog est un site internet dans lequel le mode de présentation des informations et leur fréquence de mise à jour sont organisés suivant un schéma défini.

Au-delà de la définition, il est intéressant de s'interroger sur les usages qu'en font les internautes et plus particulièrement sur les modalités de recherche d'information. C'est ce que nous propose une étude réalisée en mai 2005 par l'Université d'Amsterdam.

Dans le cadre d'une approche statistique, les chercheurs se sont attachés à analyser diverses données liées à la recherche d'information sur les weblogs (thèmes des requêtes, fréquence de ces thèmes, temps dédié à la recherche, et comportements observés lors des remontées de résultats).

L'analyse s'est faite sur un mois complet (mai 2005) à partir des requêtes effectuées sur le moteur Blogdigger.com (moteur de recherche sur les weblogs et fils d'information). Ces observations ont ensuite été rapprochées de données externes pour dresser quelques éléments de comparaison entre recherches effectuées sur des weblogs et recherches sur des sites internet.

Résultats :

  • en premier lieu, la majorité des recherches effectuées sur les weblogs portent sur des noms de personnes, de produits, d'organisations et / ou de sociétés, viennent ensuite des requêtes sur des concepts ou des thèmes génériques (islam, humour, etc...)
  • il y a, par ailleurs, une forte corrélation entre les termes des recherches effectuées sur les weblogs et l'actualité couverte dans les média au moment de le recherche, d'où l'idée émise que les weblogs sont perçus comme des sources d'information et de commentaires sur l'actualité "brûlante"
  • du point de vue des centres d'intérêts manifestés lors des recherches effectuées sur les weblogs, les questions liées aux technologies, à la politique et aux divertissements sont prépondérantes
  • quant à l'analyse des résultats que remontent les moteurs de recherche, les comportements des internautes diffèrent peu qu'il s'agisse d'une recherche sur les weblogs ou sur les sites internet. Dans une très large majorité (95 % des requêtes sur les weblogs et 85 % des requêtes sur les sites internet) les internautes ne consultent pas les résultats au-delà de la première page que remonte le moteur de recherche.

A l'heure où l'on parle - entre autre - du développement de blog de marque, de marketing alternatif, de marketing viral, d'utilisation de flux RSS comme outil de fidélisation ou de vente, voilà à n'en pas douter quelques éléments d'appréciation à l'usage des marketers.

source de l'info : ResourceShelf

Pour consulter l'étude

22:40 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.03.2006

Comment les universités ont assuré la diffusion d'internet

Au delà des chiffres relatifs à Internet (nombre de connectés au réseau des réseaux, modes de connexion, profil des connectés, usages constatés sur la toile, etc...), il est aujourd'hui considéré qu'Internet est la principale innovation technologique de ces 15 dernières années (les technologies sans fil ou wireless peuvent à mon avis y prétendre aussi). C'est à se demander d'ailleurs comment était le monde avant l'internet ?

Si Internet s'est imposé aujourd'hui dans les usages quotidiens, ainsi que dans l'environnement professionnel, il est intéressant d'observer son mode de diffusion dans la société sur la dernière décennie.

D'un usage à vocation militaire à son origine (1), le réseau des réseaux s'est étendu à toute la société. Une étape déterminante dans cette diffusion nous est révélée par un billet d'InternetActu qui nous renvoie à une étude canadienne.

Focus : l'Université de Toronto a mené en juillet 2005 une étude qui met en évidence la corrélation entre adoption de la technologie internet par le monde universitaire et dissémination de l'internet dans la société nord-américain au cours des années 90.

Où il est fait état du rôle déterminant joué par la communauté universitaire (étudiants et enseignants) dans la diffusion de la technologie internet dans toutes les couches - ou presque - de la société à partir du milieu des années 90. Or, contrairement aux schémas classiques de diffusion des avancées technologiques d'origine universitaire (par voie de publications scientifiques et / ou par l'intermédiaire de partenariats entre centres de recherche et industriels), la diffusion de cette technologie de communication novatrice s'est faite par les usages (internet utilisé pour l'échange de fichiers et comme outil de communication). La technologie internet rapidement adoptée par la communauté universitaire - qui prenait de ce fait le statut de "early adopter" - s'est répendue dans la société suivant le principe de sensibilisation et prescription dans une logique de contacts interpersonnels et du réseau d'influence constitué par ces "early adopters" auprès de leur entourage (familial au premier chef). En résumé d'après l'étude, la valeur d'usage perçue par la communauté universitaire a été le principal vecteur de diffusion de la technologie dans le reste de la société.

Décision d'adoption, diffusion technologique, n'est-ce pas finalement le juste retour de la théorie de la diffusion des innovations d'Everett Rogers ?

The (Teaching) Role of Universities in the Diffusion of the Internet

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(1) début années 60 : mise en place à l'initiative du Département de la Défense US de l'Advanced Research Project Agency pour étudier l'amélioration de la transmission d'informations d'ordinateur à ordinateur, avec pour objectif de créer un réseau de communication invulnérable à toute attaque nucléaire éventuelle

19:55 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

01.03.2006

Google et la recherche d'information presse

Aujourd'hui, c'est de notoriété (cf le billet daté du 16.01.2006 "Google et l'information professionnelle") : les entreprises utilisent de plus en plus les moteurs de recherche - et Google en particulier - pour repérer des contenus presse.

On peut penser que dans ce contexte les acteurs classiques de "l'information professionnelle" ne resteront pas sans réagir. D'ailleurs, la réaction s'organise déjà :

  1. d'un point de vue légal, du côté des éditeurs qui intentent des actions en justice à l'égard du moteur de recherche au motif que ce dernier permet à tout internaute d'accéder gratuitement à un contenu commercialisé par ailleurs par ces mêmes éditeurs et leurs intermédiaires
  2. d'un point de vue marketing, avec le développement de plates-formes d'agrégation de fils d'information, de dépêches et plus largement de contenus presse, voire de rumeurs.

Première élément d'appréciation : jusqu'à récemment l'information produite par les éditeurs était diffusée sur le marché par l'intermédiaire de services d'agrégation. Les principaux étant proposés par les sociétés Lexis Nexis, Thomson Business Intelligence et Factiva.

Arrêtons nous quelques instants sur cette dernière (filiale de Reuters et Dow Jones) dont le positionnement est on ne peut plus clair : réorienter les recherches en environnement professionnel effectuées par les "iWorkers" vers des solutions professionnelles qui garantiront un accès à une information non accessible depuis des sites internet gratuits. Dans ce contexte, Factiva développe via un livre blanc ("The Hidden Costs of Information Work" - avril 2005) un argumentaire déjà servi par d'autres acteurs de l'information professionnelle (c'est de bonne guerre) sur les coûts cachés en matière de recherche et de gestion de l'information suivant le principe que mieux vaut souscrire à un service d'agrégation qui remonte des informations validées que de rechercher sur le "web ouvert" (nonobstant gratuit) des informations que l'on ne trouve pas et qui engendrent des coûts (temps homme) non négligeables.

La solution proposée par l'agrégateur a pour dénomination : Factiva Search 2.0. L'interface de recherche est proche de celle que propose les principaux moteurs de recherche et la partie résultat est agrémentée de filtres qui permettent d'organiser plus efficacement l'information remontée par catégorisation de celles-ci, le tout dans un contexte de navigation simple. Cette interface balaie un fonds constitué de près de 9.000 sources de presse et plus de 3.500 sites d'actualité en ligne. Des alertes sont paramétrables par ailleurs.

Précision : ce type de service - qui à l'origine s'adresse à des veilleurs et documentalistes en entreprise - est proposé aujourd'hui dans un contexte d'ouverture de la cible à des non-professionnels de l'information avec l'idée que ces personnes retrouveront une interface déjà connue (celle des principaux moteurs de recherche). Attention cependant le droit d'accès indique clairement que ce service s'adresse aux entreprises (compter plus de 2.800 euros par mois pour 15 utilisateurs). A ce prix là, pas sûr que l'argument des coûts cachés en "open web" soit suffisant pour recruter de nouveaux clients. La plate-forme est proposée depuis janvier en version bêta. A suivre ...

Deuxième élément pour étayer la réflexion : on peut penser que la réaction ne relève pas que du seul fait des intermédiaires et diffuseurs d'information professionnelle, mais aussi des éditeurs eux-mêmes. Force est de constater que ces derniers - les gros éditeurs tout du moins qui fondent leur notoriété sur des titres de presse reconnus dans leur domaine - sont engagés dans une tendance qui consiste à reprendre la maîtrise de la relation directe avec le client final (l'entreprise).

Assiste t-on sur le marché de l'information professionnelle à un match tripartite avec d'un côté les moteurs de recherche, de l'autre les éditeurs de contenus et les diffuseurs ou agrégateurs qui eux-mêmes jouent leur match ?

On peut aussi se demander si au final, Google n'est pas l'arbitre - pas franchement neutre - qui organise la confrontation et le marché au demeurant ?

Pour télécharger le livre blanc "The Hidden Costs of Information Work"

07:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note