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24.04.2006
Innovation de rupture versus innovation incrémentale
Voilà un thème qui - sans être nouveau - revient régulièrement sur le devant de l'actualité des média économiques et financiers. Tantôt envisagé par des "futurists" patentés (ou futurologues auto-désignés), tantôt par des consultants en stratégie, management du changement amélioration des process et autres experts en marketing de l'innovation, le thème de l'innovation de rupture est souvent opposé à celui de l'innovation incrémentale (ou amélioration continue).
Le point de départ serait de considérer qu'aujourd'hui, la recherche de l'avantage concurrentiel est déterminante pour assurer la pérennité d'une entreprise (contexte de globalisation et de compétition exacerbée oblige). Seul un processus d'innovation globale et permanente est à même de maintenir cet avantage concurrentiel. On touche là les fondements du Kaisen, soit l'amélioration des processus et structures de production qui vise à éliminer toute tâche inutile et à augmenter cela faisant la productivité (soit un progrès linéaire et continu).
On le devine déjà : à cette logique qui consiste à bâtir sur de l'existant, développer des solutions auparavant éprouvées et réputées stables, vient s'opposer aujourd'hui un nouveau paradigme qui propose "un système d'innovation capable de se confronter à l'incertitude, au risque, à la turbulence" (dixit G. Hamel). Où il est fait état d'innovation de rupture.
Un article ("L'innovation de rupture, un impératif mal intégré par les entreprises") paru dans le quotidien La Tribune daté du 11.04.06 vient rappeler la nécessité de repenser l'innovation dans cette perspective de rupture. Où la rupture est abordée moyennant un subtil arbitrage entre la contrainte de gestion du court terme (amener les produits innovants sur le marché pour maintenir ses parts de marchés) et l'impératif d'anticipation (des besoins du marché) sur le plus long terme.
L'enjeu devient organisationnel : où il est question de décloisonnement des fonctions entre d'une part la recherche développement et d'autre part les marketeurs, ainsi que de transversalité des compétences dans le cadre du pilotage pluridisciplinaire de projets. Soit parvenir à une vision partagée de la stratégie d'innovation.
Bref, pour reprendre le titre d'un autre article (daté du 05.07.06) du même quotidien : "L'innovation est l'affaire de tous"
08:05 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






Commentaires
Bonjour,
si tu veux des infos sur l'innovation, tu peux aller visiter notre blog "les tpe innovatrices".
Tchuss,
mel
Ecrit par : MEL | 27.04.2006
Pas si sur qu'une innovation permanent soit la stratégie choisie par les entreprises. De nos jours, les grands groupes ont plutot tendance a "acheter" leur pouvoir de compétition, par une croissance externe réfléchie.
Ecrit par : Herve Kabla | 23.05.2006
Les commentaires sont fermés.