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30.05.2006

i-expo 2006

Demain : 31 mai

C'est aussi l'ouverture d'i-expo (le salon de l'information numérique - veille et intelligence économique)

Et après demain : 1er juin. C'est aussi la date de cloture d'i-expo

Soit 2 bonnes raisons pour y faire un tour et si vous en cherchez une 3ème il y a quelques cocktails en vue histoire de croiser des professionnels de l'information professionnelle et plus généralement des travailleurs du savoir.

J'y serai. Pour ceux qui ont dans l'idée d'échanger quelques propos avec moi, un indice : j'aurai mon badge d'accès dans la poche droite de mon complet (vert pour le 31 et gris pour le 1er). Pour les autres, un résumé suivra dans Veille & Innovation.

consulter le billet "L'information numérique professionnelle et les nouveaux modes de diffusion"

Le site d'i-expo 

 

 

23:04 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.05.2006

L'indicateur Truffle 100 (2nd édition)

La seconde édition (après l'indicateur 2005) du Truffle 100 vient de nous être livrée par la société de capital risque Truffle Venture.

Cet indicateur est produit en partenariat avec le CXP et s'intéresse en particulier aux éditeurs de logiciels français (ne sont pas pris en compte les grands éditeurs internationaux qui sont implantés en France). Il est constitué (comme son nom le laisse supposé) des 100 premiers éditeurs de l'hexagone. Le top 100 s'apprécie sur la base du chiffre d'affaires réalisé par ces éditeurs, soit la vente de licences et de services associés.

Son objectif : analyser la vitalité des entreprises de ce secteur à forte composante R&D.

Quelques données :

  • le chiffre d'affaires global réalisé par les sociétés qui constituent l'indicateur est de 5,4 milliards d'euros. Si on ne retient (tout du moins pour certaines sociétés) que l'activité liée à l'édition, le CA est de 3,6 milliards d'euros ; soit une croissance de 28 % par rapport à l'indicateur précédent. L'explication fournie par Truffle Venture serait celle de la croissance externe, soit l'acquisition d'éditeurs étrangers pour les plus gros acteurs du top 100 et celle de la croissance organique pour les plus petits (à ce titre, l'indicateur relève que le CA réalisé par le plus petit est passé de 1 à 2,5 millions d'euros)
  • 36 % des sociétés de l'indice ont levé des fonds
  • le secteur du logiciel est extrêmement atomisé sur une multitude de petits acteurs. Les 3 premiers de l'indice pèsent pour 56 % du CA global des 100 ; les 10 premiers pour 75 % ; les 20 premiers pour 84 %
  • 71 % des sociétés de l'indice ont un CA inférieur à 15 millions d'euros
  • les effectifs cumulés des sociétés du Truffle 100 dédiés à la R&D sont de 8 546 ; soit une croissance de plus de 20 % par rapport à l'indicateur précédent

En résumé, l'indicateur note :

  • la vitalité du secteur avec cependant une diversification encore limitée
  • sa forte capacité à innover et créer de valeur (avec une rentabilité nette proche de 10% du CA en moyenne)
  • un réservoir d'emplois qualifiés
  • bref, une dynamique de croissance à développer davantage
Où l'on parle à nouveau de créer un "Small Business Act" à la française qui permettrait notamment aux plus petits acteurs du secteur d'accéder plus facilement aux marchés publics.

On comprend mieux la volonté des pouvoirs publics en France à vouloir favoriser l'éclosion de champions nationaux et la concentration des ressources du secteur pour mieux aborder la concurrence sur les marchés étrangers (34 % des éditeurs déclarent l'implantation sur les marchés extérieurs comme un enjeux) et faire que ces éditeurs ne deviennent la proie des grands acteurs internationaux du secteur. A ce propos, je vous laisse imaginer (sur la base des chiffres qui suivent) le chemin qu'il reste à parcourir :

CA global (vente de licences et services associés) :

- ORACLE 11, 5 milliards d'euros

- SAP 7,5 milliards d'euros

- TRUFFLE 100 (le cumul des 100 premiers éditeurs français) 3,5 milliards d'euros

And the winner is ...

... Microsoft 34,5 milliards d'euros (soit 10 fois le CA cumulé des 100 principaux éditeurs français de l'indice Truffle)

Dernier indicateur qui révèle l'étendue du chemin : les investissements cumulés en R&D des sociétés de l'indice Truffle 100 est équivalent à ceux de la seule société SAP.

Mais pour reprendre un proverbe chinois déjà cité dans un billet récent : "Quand tu es arrivé au sommet de la montagne, continue de grimper"

Consulter l'indicateur

22:50 Publié dans Indicateurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.05.2006

Un utilitaire pour la recherche sur Google

Pour commencer la semaine, je vous propose un petit utilitaire bien pratique à l'usage des navigateurs éffrénés (dont je suis dans tous les sens du terme) : Cooliris

A priori, on peut se dire un gadget de plus ; cependant j'ai appris à l'apprécier pour sa simplicité et l'aisance qu'il me procure lorsque j'effectue des recherches dans Google.

Le principe est simple et consiste à jouer de la souris sur la page de résultats du moteur de recherche. En effet, lorsque le curseur de la souris passe sur un lien, une vignette s'ouvre avec le contenu de la page qui se trouve derrière le lien. On peut même naviguer à l'intérieur de la vignette une fois ouverte. Mais attention, dès que le curseur sort de la dite vignette, celle-ci disparaît.

Cette extension pour Firefox est bien pratique pour survoler une page de résultats de Google sans avoir à ouvrir une multitude de fenêtres ou encore (puisqu'on est sous Firefox) une multitude d'onglets. Une façon de visualiser sans cliquer sur un lien la page qui s'y cache et d'éviter de se perdre dans une session de recherche avec plusieurs fenêtres ouvertes dans le même temps.

L'extension marche aussi pour la recherche d'images dans Google images, ainsi que pour le moteur de recherche sur les weblogs Technorati. C'est tout pour l'instant, tout du moins en ce qui concerne les moteurs de recherche.

Un conseil pour profiter pleinement de vos recherches avec Cooliris : entraînez vous avec votre souris pour ne pas dépasser les limites des vignettes qui s'affichent.

Pour conclure : avec cooliris, pourquoi cliquer ?

Pour la démo interactive

Pour télécharger l'extension

Enfin, pour ceux qui ne savent pas encore que la part d'utilisation de Firefox en France est de 17,4 % (source XitiMonitor) au 27.04.06 (en Finlande c'est 33 % !), il ne vous reste plus qu'à le télécharger

09:25 Publié dans Astuces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.05.2006

Une étude comparative sur 6 moteurs

medium_univers_provence.gifL'Université de Provence a conduit fin 2005 sous la responsabilité de J. Véronis (l'auteur du site Technologies du Langage qui propose une approche statistique de la linguistique) une étude comparative sur 6 moteurs de recherche.

Les moteurs analysés sont :

  • 3 français (Exalead, Dir.com du groupe Iliad et Voila)
  • 3 américains (Google, MSN et Yahoo)

Le protocole de recherche est précisé dans un document de synthèse, ainsi que l'évaluation des résultats.

Justement côté résultats, le tiercé gagnant est :

Google et Yahoo en tête avec des indices de "pertinence perçue" de 2,3 chacun sur une échelle d'appréciation qui va de 0 à 5. On notera que les 3 français font la course en queue de peloton, mais que globalement (l'honneur est sauf) aucun des moteurs analysés n'atteint la moyenne.

Pour aller plus loin, l'analyse sur ce critère de "pertinence perçue" montre que les résultats qui obtiennent la note 0 (et donc jugés comme totalement inutiles par rapport aux termes de la requête) sont nombreux pour ne pas dire inquiétants. Ainsi, la prime du nombre de résultats sans intérêts revient à Voila (leur proportion y serait de 53,1 %, autant dire un résultat sur 2 jugé sans intérêt), le meilleur taux étant réalisé par Yahoo avec 27,7 % (ce qui représente tout de même un "déchet" de 1 sur 3)

Pour résumer, c'est pas terrible et certains y verront là un signe encourageant pour développer l'idée qu'il y a la place pour d'autres moteurs (à base d'analyse sémantique, moteur collaboratif ou communautaire, vertical search, etc ...)

Cependant, attention à ne pas tirer de conclusions trop hâtives. Comme le précisent les auteurs de l'étude, il s'agit d'un instantané des performances de moteurs de recherche à un instant donné (fin 2005) qui plus est dans un usage courant non professionnel (voir les termes des requêtes effectuées).

Enfin, rien - au terme de cette étude - ne permet d'expliquer le goût immodéré des internautes français pour le moteur Google avec 82,2 % du trafic (source Xiti) capté par l'ensemble des moteurs.

Dans ce contexte quasi hégémonique d'une marque par rapport aux autres, on peut dire que le projet Quaero n'entame pas une partie de plaisir (étant considéré que son objectif affiché - tout du moins par les pouvoirs publics - est de venir concurrencer Google sur son terrain de jeu). On peut déjà se demander quel sera l'avantage comparatif que le projet en question pourra mettre en avant pour faire que les internautes modifient leurs habitudes bien établies et viennent effectuer leurs recherche sur le dit moteur dont soit dit en passant l'algorithme repose- sauf erreur de ma part - sur celui d'un des 6 moteurs analysés (devinez lequel ? il n'est pas dans le tiercé gagnant).

Mais comme le dit un proverbe chinois : "Quand le doigt montre la lune, l'imbécile regarde le doigt"

Et pour ceux qui en redemandent : "Quand tu es arrivé au sommet de la montagne, continue de grimper"

Pour consulter l'étude

Son résumé

22:05 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.05.2006

Blog Oh Sphere !

medium_sphere.gif

On connaît l'intérêt croissant des professionnels de l'information pour la blogosphère (on citera l'exemple de Factiva pour illustrer ce propos et le renvoie au billet "Blogs et veille informationnelle"). On sait que les moteurs de recherche sont un des points d'entrée privilégiés pour accéder à cette information ce qui m'amène régulièrement à aborder la question des moteurs dédiés aux weblogs et des diffrérents services qu'ils proposent au-delà de la recherche pure.

Ont déjà été cités dans le cadre de ce site : Technorati ("Veille sur les blogs" et son système de veille en temps réel), Blogpulse ("Un outil pour traquer les tendances" compléter par la fonctionnalité de suivi des commentaires).

Voici un nouvel outil qui se démarque quelque peu des autres par son algorithme. Au-delà de la popularité d'un site jugée sur la quantité de liens qui pointent vers ce site la notion de pertinence y est calculée par le croisement de 3 critères :

  • le nombre de liens entrants / sortants
  • son organisation générale, soit une moyenne du nombre de billets postés, de leur fréquence, de leur taille,
  • une analyse sémantique des billets publiés qui permet de donner un sens aux mots dans leur contexte d'emploi

Résultats : la recherche est intuitive dans une interface simplifiée et les résultats retournés par le moteur doivent logiquement être moins exposés au bruit, donc l'internaute devrait y gagner en pertinence.

Pour les services additionnels liés à la recherche, on retrouve moyennant quelques variantes ce que propose un outil comme Blogpulse, notamment :

  • une représentation graphique des résultats qui permet d'observer une tendance (fonction : custom range, les plages de période y sont cependant plus souple que sur Blogpulse, on peut ainsi remonter une recherche jusqu'à une heure, 12 heures ou la dernière journée, voire semaine)
  • l'opportunité d'adosser un fil RSS à une requête, idéal pour être en alerte permanente sur un thème donné
  • un lien vers le profil des weblogs qui remontent dans les résultats (prochaine étape le profil du blogger)

Mais aussi des fonctions qui lui sont propres telles que :

  • une sélection de weblogs réputés les plus populaires pour un terme donné (reprise du même algorithme dont le principe est exposé plus haut - fonction : featured blogs)
  • la possibilité d'étendre la recherche au-delà des blogs (images, photos, information presse très orientée Yahoo News pour l'instant, bibliographie, podcasts - fonction : related media)
  • la fonction qui permet de faire analyser (en temps réel) par l'outil le contenu d'une page jugée intéressante et de se voir proposer par celui-ci une sélection de weblogs qui traitent du même thème (fonction : Sphere it !)
A essayer dès maintenant


08:20 Publié dans Moteurs de recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11.05.2006

Recevez les mises à jour de ce site par e-mail

J'avais déjà donné un indice dans le Post-it qui figurait depuis 10 jours (le temps nécessaire pour faire les tests) sur la partie droite de ce site.

Voici donc le lancement officiel d'une nouvelle fonctionnalité qui permet d'accéder aux billets - dès parution (statistiquement un tous les deux jours) - sans même avoir à se connecter à ce site ou encore à un lecteur de flux RSS.

Le principe est d'une simplicité éprouvée : vous accédez directement aux billets depuis votre outil de messagerie électronique. Pour faire encore plus simple : je poste un nouveau billet et vous recevez, avec quelques heures de décalage, l'intégralité du contenu (images comprises) sur votre e-mail.

Cela s'appelle le blog-to-mail (cela ressemble furieusement au push mail) et la technologie que j'ai retenue est celle que propose FeedBurner

Voici le module d'enregistrement que vous retrouvez sur la partie droite de ce site intitulée "souscription par e-mail"

__________________________________

Recevez Veille & Innovation par e-mail :

__________________________________

 

Pourquoi ce nouveau service alors que Veille et Innovation propose déjà un système d'alerte via flux RSS ?

La réponse est dans le billet daté du 17.03.06 intitulé "RSS ou e-mail"

Et si vous souhaitez en savoir davantage sur ce nouveau service de publication à valeur ajoutée, je vous invite à lire le billet paru sur le weblog de Feedburner qui annonce sa mise en service.

Dernier détail pour les plus sceptiques : c'est gratuit et réversible (vous pouvez vous désabonner à tout moment). Alors RSS ou e-mail ? Vous ne pourrez plus dire que vous êtes passé à côté de l'information !

source de l'info : TechCrunch (je ne m'en lasse pas !)

20:50 Publié dans Astuces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.05.2006

un nouveau moteur pour ce site

Cela fait pas mal de temps qu'en navigant sur divers sites et weblogs qui gravitent autour de mes centres d'intérêt (TechCrunch et Outils Froids pour ne citer que mes favoris) j'utilise - sans y prêter attention (c'est une erreur que je vais réparer au plus vite) - le moteur que me proposent ces sites : il s'agit en l'occurence d'un Swicki. Pour avoir une idée de ce que propose cette nouvelle génération de moteurs de recherche qui s'enrichissent avec les pratiques de la communauté, je vous invite à lire le billet paru sur Outils Froids fin novembre dernier.

Pour revenir à la notion de moteur communautaire ou collaboratif, je vous propose le raccourci suivant : c'est comme reprendre l'équation "plus on est de fous, plus on rit" ; appliqué au domaine de la recherche en ligne, cela donne "la pertinence des résultats fournis par le moteur est proportionnelle à la croissance de la communauté et donc au développement des usages de l'outil".

J'ai voulu l'essayer et comme le disent les marketeurs : l'essayer c'est l'adopter !

Côté fonctionnalités, je vous renvoie au billet d'Outils Froids. Du point de vue du module d'administration de l'outil, cela s'avère particulièrement intéressant pour la publication : l'interface de gestion est extrêment simple et conviviale et côté module d'analyse, c'est franchement le paradis : je vais enfin tout savoir des requêtes formulées par les lecteurs de ce site.

Autre élément bluffant (je suis en train de devenir un Swicki addict !), c'est au niveau de la page de remontée des résultats. La fonctionnalité qui permet de comparer sur la même page 2 colonnes de résultats (l'une pour swicki, l'autre pour des "moteurs traditionnels") est intéressante. Pour ceux qui estiment (il y en a beaucoup notamment dans le contexte de l'entreprise) que les moteurs traditionnels perdent en pertinence et génèrent trop de bruit (ou plus simplement dit que la quantité nuit à la qualité des résultats), la comparaison avec Swicki est déroutante. Jugez plutôt, j'ai mené une recherche en parallèle sur le Swicki et Google, puis Yahoo, puis MSN et enfin Ask.com pour une requête sur un produit (testé dans le cadre de ce site). Les résultats sont :

  • 168 pour le Swicki
  • environ 41 800 pour Yahoo
  • 4 860 pour Ask.com
  • environ 92 900 pour Google !


Je me risque à qualifier ce type d'outil de moteur communautaire et en devine assez bien ses domaines d'application dans un environnement professionnel en matière de partage des connaissances et de pertinence accrue des résultats remontés. Là où des portails sectoriels ou thématiques et autres vertical seach engines imposent une ligne éditoriale voulue et définie par l'éditeur de l'outil (donc forcément partiale), ce type d'application bénéficie des pratiques qu'en fait la communauté des utilisateurs. En ce sens, le Swicki s'inscrit dans une tendance web 2.0 dans laquelle le feedback (en temps réel) permet à l'éditeur et aux utilisateurs d'enrichir le moteur et donc sa pertinence.

Qui a parlé d'intelligence collective ?

Pour compléter : un billet paru sur Elanceur

le site Eurekster qui propose le Swicki

A essayer vite ...

... sur ce weblog, bien sûr ! (c'est dans la partie droite : Rechercher dans ce blog et d'autres)

07:50 Publié dans Moteurs de recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.05.2006

Wikio : premier mois

Depuis le 5 avril dernier, le nouveau moteur de recherche d'actualité francophone tendance web 2.0 qui agite la blogosphère depuis quelques temps est entré dans une nouvelle phase de développement avec le lancement de la version bêta auprès de 5.000 testeurs (10.000 à mi-avril).

Ce service que l'on présente déjà comme une synthèse de Digg (édition de dépêches avec système de vote), Google News (compilation d'articles publiés par 500 sources d'actualités francophones) et Technorati (moteur de recherche sur les weblogs) intègre les fonctionnalités présentes dans les applications de type web 2.0 : système de notation par les lecteurs des nouvelles éditées, tags, restitution d'alertes via des flux RSS, possibilité pour les lecteurs de proposer eux-mêmes des news, etc...

Avec Wikio, l'Europe (francophone dans un premier temps) entre sur le marché déjà occupé par nombre d'acteurs américains des Social News et fait dire à TechCrunch que voilà l'initiative européenne la plus intéressante depuis Skype.

Wikio surveille, en temps réel, plusieurs dizaines de milliers de sources d'information, extrait quotidiennement plusieurs centaines de milliers de dépêches qui sont ensuite classifiées par thématiques puis archivées dans une base de données de plusieurs millions de documents.

Le classement des dépêches tient compte de la pertinence des informations mais également de leur popularité auprès des membres qui votent, commentent ou même rédigent l'actualité.

La navigation à l'intérieur du moteur de recherche se fait suivant 2 options : la recherche "classique" par mot-clés ou bien au travers des tags proposés qui permettent à l'internaute d'affiner sa recherche au fil de sa navigation.

Chacune des pages propose, en outre, un flux RSS qui permet de s'abonner et de recevoir automatiquement l'information via un agrégateur de flux.

Là où Google Actualités (francophone) ne couvre que 500 sources d'information, Wikio en recense 10.000 (c'est dit plus haut). Difficile - dans ce contexte où l'exhaustivité des sources peut nuire à la pertinence de l'information remontée par le moteur - d'estimer la qualité de l'info. Là encore le moteur innove et confirme son titre (le média c'est vous), puisqu'il instaure un système selon lequel les articles sont affichés par ordre de pertinence (du plus vers le moins). L'affichage par pertinence est un mixte entre l'adéquation du texte par rapport à la thématique de la page, sa date de publication et sa popularité vis-à-vis des utilisateurs de Wikio (nombre de consultations, votes et commentaires). Un affichage des articles peut aussi se faire par date de publication.

Précision non des moindres au regard du copyright, lorsque les résultats du moteur remontent un article en provenance d'un espace payant, l'internaute est rerouté vers le module paiement ou abonnement de l'éditeur. On connaît les déboires de Google (notamment avec l'AFP et l'association GESTE) sur ce non respect du droit à la propriété intellectuelle.

Pour suivre toute l'actualité de Wikio : le blog

22:25 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.05.2006

Qu'est-ce que le web 2.0 ?

A l'origine, il y a un concept défini par Tim O'Reilly

Un long article daté du 30.09.2005 vient préciser ce concept de web réputé "nouvelle génération". Des traductions et synthèses (en voici une) ont alors permis à un public francophone d'approcher le "monde merveilleux" du Web 2.0

En parcourant InternetActu, voilà que l'intégralité de la traduction du texte fondateur m'est proposée ... en français ; et j'avoue par la même mon manque de courage à l'origine pour lire dans le texte l'article à sa parution.

Navigation faisant, je m'aperçois en retournant vers le site de T. O'Reilly que la traduction en français y est proposée et qu'il y est bien question d'article fondateur.

Mention spéciale au traducteur : JB Boisseau

Je ne vais donc pas vous refaire la synthèse de cet article, mais retenir cette idée que la tendance qui se dessine avec les applications réputées Web 2.0 permet d'envisager l'Internet comme une plate-forme d'échanges plus précisément définie sous le vocable d'"intelligence collective". L'image qu'emploie T. O'Reilly est celle du cerveau formé de synapses où les interconnexions se renforcent avec l'expérience et la pratique.

Dans ce contexte d'interaction, l'auteur émet l'idée que si le modèle économique (gagnant) des sociétés engagées dans cette tendance reste à préciser, on peut cependant considérer que le Web 2.0 devrait leur permettre de devenir des "assembleurs" de services en ligne.

Enfin pour conclure, l'auteur retient 7 critères qui permettent d'apprécier si une application peut être réputée Web 2.0 ou non :

  • des services, pas un package logiciel, avec des possibilités d'économie d'échelle
  • un contrôle sur des sources de données uniques, difficiles à recréer, et dont la richesse s'accroit à mesure que les gens les utilisent
  • considérer les utilisateurs comme des co-développeurs
  • tirer partie de l'intelligence collective
  • toucher le marché jusque dans sa périphérie à travers la mise en place de service « prêt à consommer »
  • libérer le logiciel du seul PC
  • offrir de la souplesse dans les interfaces utilisateurs, les modèles de développements ET les modèles d'affaires

La traduction de l'article fondateur

L'original (pour ceux qui considère que la copie n'égale jamais la VO)

La rubrique Web 2.0 de ce weblog

source de l'info : InternetActu

08:10 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note