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29.06.2006

Les Pages Jaunes rient jaunes

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C'à y est : c'est maintenant officiel, l'opérateur historique se désengage de sa filiale Pages Jaunes. La rumeur enflait depuis quelques jours, France Telecom vient d'y mettre un terme en annonçant le 7 juin dernier (voir le communiqué de presse) vouloir se désengager partiellement ou totalement du groupe Pages Jaunes au motif que ses activités ne sont plus en adéquation avec la stratégie de l'opérateur historique.

Bon et alors ? Au-delà de l'opération financière (qui soit dit en passant s'annonce juteuse pour FT - ne pas confondre avec le quotidien de la presse financière qui édite sur des pages couleur saumon), quel est le rapport avec le marché de l'information professionnelle ? Plus important qu'il n'y paraît !

Explication : le métier de Pages Jaunes ou plutôt du groupe est organisé autour des activités dans les domaines des annuaires aussi bien grand public que professionnels, du marketing direct et (on le découvre de plus en plus) des services géographiques. Pour résumer :

  1. l'activité à plus fort indice de notoriété : l'annuaire des Pages Jaunes (on n'explique pas le principe, le baromètre ISL Crédoc 2004 précise que l'annuaire touche sous divers formes 90 % des foyers français ; on peut dire à ce titre que l'annuaire est le best-seller toute catégorie). Certains s'avancent à parler de cercle vertueux pour décrire le modèle économique de l'annuaire, d'autres de vache à lait là où finalement on retrouve une logique qui est celle adoptée par le moteur de recherche Google : le client n'est pas l'internaute (le lecteur dans le cas de l'annuaire) mais l'annonceur
  2. la création et l'hébergement de sites internet pour le professionnels
  3. les renseignements téléphoniques (malgré les quelques 7 milliards d'investissements publicitaires engagés ces derniers mois, qui a retenu les 3 chiffres qui figurent derrière le 118 ... ?) 
  4. Pour les activités davantage liées à la competitive intelligence :
  • le marketing direct. De la production de bases de données BtoC et BtoB avec Wanadoo Data au services à valeur ajoutée tels que la normalisation, l'enrichissement, l'analyse, le ciblage géographique ou sociologique, bref tout ce qui constitue le traitement des données brutes. Sans omettre la dimension internationale de cette activité avec la filiale Kompass pour la partie BtoB
  • les services d'information géographique et de géolocalisation avec Mappy

Du cash pour FT et la possibilité pour le groupe Pages Jaunes de trouver un nouveau partenaire capitalistique (et plus si affinités) pour envisager de nouvelles perspectives de développement. Il paraît que les systèmes d'information géographique sont très tendance.

Alors les Pages Jaunes vont-elles finir par rire jaune ? Pas si sûr. 

 

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27.06.2006

Stratégie Web 2.0 (1ère édition)

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L'évènement était organisé par Ph. Nieuwbourg (à qui on doit l'excellent blog de la communauté de la relation client RelationClient.net)
Les sponsors : People In Action, Aubay, Webzine Maker, Prelytis, Nomination, BlueKiwi, et last but not least Microsoft qui a compris l'intérêt d'occuper ce terrain.

La journée était articulée de la façon suivant :
le matin dédié à des conférences et l'après midi des ateliers de présentation de produits et solutions suivant deux thèmes : 1) cycle publication 2) cycle applications

Résumé :
  • les évolutions technologiques récentes et leurs implications sur les modes de consommation
  • les nouvelles formes de publication et d'édition et l'interactivité croissante avec les "consommateurs d'information"
  • les nouvelles tendances en matière de gestion de connaissances dans les entreprises et organisations et les plate formes de travail collaboratif
  • le développement des réseaux sociaux ou l'identité numérique des individus
  • l'intégration croissante du rich media ou applications internet riches dans les applications entreprises ou comment améliorer la productivité en améliorant l'ergonomie


Les présentations des intervenants étaient assorties de cas de mise en application dans des entreprises.

Sur les ateliers auxquels j'ai participé, à retenir :

  1. le développement prévisible de la syndication de services (au-delà de la syndication de contenu via les flux RSS) pour arriver à des "applications intelligentes" (ex : la société NominatioN qui a développé un mashup ou application composite qui permet d'importer à fréquence régulière des "flux de nominations de dirigeants d'entreprise" dans une application de CRM (il s'agit en l'occurrence d'Eudonet CRM de la société Eudoweb

  2. les flux RSS c'est tendance (même si seulement à peine 5 % des internautes savent ce dont il s'agit). Une société XFruit développe des briques d'applications à partir de ces flux qui sont transformés en page html pour lecture depuis un navigateur, en format spécifique de lecture sur téléphone mobile en doc Pdf pour impression, en format spécifique pour envoi par mail. Toutes ces briques peuvent être agrégées dans le cadre d'un mashup XFruit Composer et constituer un système de communication multi modal

  3. mon coup de coeur : BlueKiwi du Groupe Reflect
il s'agit d'une solution intranet dédiée au travail collaboratif ou plus précisément d'un réseau de bloc notes personnels ou communautaires pour produire, publier, partager de l'information dans l'entreprise. On y retrouve plus ou moins la logique des weblogs avec des fonctionnalités web 2.0 (nuages de tag sur les mots les plus populaires, syndication de flux RSS, paramétrage d'alertes mots clés en flux RSS, moteur de recherche à l'intérieur des bloc notes, identification d'experts, histogramme des requêtes dans le temps, etc...). Les solutions de KM ont du souci à se faire dixit les intervenants. La solution est simple à installer sur le système d'information de l'entreprise et à interfacer (via des connecteurs) avec les applications existantes (CRM, etc...) et propose un module d'administration centralisé. Il y a eu une présentation par Dassault Systèmes de la mise en production de BlueKiwi au sein du groupe

Pour compléter votre info sur le web 2.0, vous pouvez retrouver la rubrique Web 2.0 de ce site

20:40 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

22.06.2006

L’avenir est-il aux moteurs de recherche verticaux ?

Il y a le monde de la recherche en ligne dominé par les moteurs généralistes que sont Google (outrageusement) et Yahoo (dans une moindre mesure) et à l’intérieur de ce monde il y a un sous ensemble appelé : les moteurs de recherche spécialisés, dont les moteurs verticaux (Vertical Search Engines). On pourrait citer aussi les moteurs sociaux, collaboratifs ou communautaires.

Bref, le monde de la recherche en ligne est en effervescence à un point tel que Google annonce le lancement de Google co-op, Yahoo celui de son moteur social, Yoono est depuis peu intégré au navigateur Firefox en tant qu'extension, eurekster décline dorénavant son moteur communautaire en fonction de la taille de l'éditeur qui souhaite intégré le moteur à son site, etc...

La question est : y a t-il la place pour que co-existent ces moteurs spécialisés ou encore offrent-ils une véritable alternative aux deux poids lourds de la recherche en ligne ? C'est en tous cas ce que laisse entendre un article paru dans le Washington Post en octobre 2005 (OK ! c'a date mais l'information est toujours d'actualité). Où il est fait état de l'intérêt manifeste des annonceurs pour ce type de moteurs qui sont de par leur nature sensés remonter des résultats plus pertinents que les moteurs généralistes.

Rappelons que dans le modèle économique qui prévaut pour les moteurs de recherche (Google au premier chef), le client n'est pas le net chercheur, mais l'annonceur qui achète des liens sponsorisés. Il n'est pas difficile d'imaginer l'attrait de ces moteurs verticaux dont l'index se limite à un secteur d'activité ou un thème et qui permettent de la sorte de mener une stratégie de recherche pointue (cela tombe bien, les requêtes formulées par les internautes sont de plus en plus complexes) sur un index limité et dont les liens auront été en amont validés par l'éditeur du moteur.

On touche là l'éternelle question de savoir si la quantité ne nuit pas à la qualité ? Les développeurs de solutions de moteurs verticaux mettent en avant les avantages qui devraient théoriquement faire mouche auprès d'une population de professionnels qui estiment consacrés trop de temps à la recherche d'information et pas assez au traitement et à la prise de décision : index limité en quantité, constitué sur la base de sites identifiés qui rentrent dans une ligne éditoriale définie selon un thème précis, des liens validés et mis à jour régulièrement, la notoriété de l'éditeur qui propose le moteur.

Avec le développement des moteurs verticaux et leur logique éditoriale, et au-delà les moteurs de type "communautaire" (voir le billet sur les swicki) on assiste à un changement de paradigme qui se résume ainsi : avant il y avait les machines et les robots, aujourd'hui il y a les machines, les robots et les hommes.

Je vous recommande vivement la lecture de cet article paru le 09/06 dans Lexpansion.com et qui propose l'avis d'un Research VP du Gartner Group pour qui il doit y avoir complémentarité entre une recherche algorithmique (qui ne tient pas compte du contexte) et une intervention humaine.

Un autre article paru dans le JDN (24/05/06) : "Le marché va se diriger vers les moteurs de recherche verticaux"

Pour compléter, consulter le billet suivant sur les coûts cachés de la recherche d'information en milieu professionnel.

20:50 Publié dans Moteurs de recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19.06.2006

Revue de presse autour du Web 2.0

Voilà un thème qui occupe de plus en plus d'espace médiatique, c'est le moins qu'on puisse dire.

Web 2.0, vous ne pouvez plus y échapper.

Pour preuve, voici une revue de presse (quotidienne nationale) récente mais non exhaustive :

  1. P. Chappaz (le fondateur de la success story Kelkoo) anime une chronique hebdomadaire dans Libération. Le thème : les nouvelles frontières de l'Internet appelée 2.0
  2. Le Monde n'est pas en reste. Pour preuve, depuis le 12 juin et pour la semaine entière, le quotidien a posé chaque jour la question à ses lecteurs : êtes vous 2.0 ?
  3. un article en date du 15 juin paru dans Les Echos sur le match que se livrent Yahoo et Google sur la recherche d'information en langage naturel avec en toile de fond le ... Web 2.0

Voilà donc revenu le temps des faiseurs de rêves à base de technologies et d'innovation marketing. Où l'on reparle de start-up, d'acquisitions, de nouveaux modèles économiques (qui se cherchent toujours, même si les revenus publicitaires semblent y prendre une part prépondérante ; Cf. le billet du 06.12.05). Certains chroniqueurs s'avancent à y voir là la constitution d'une nouvelle bulle financière.

Sans revenir sur ses caractéristiques (voir la rubrique qui lui est dédiée), on retiendra que le Web 2.0 "replace l'internaute ou l'utilisateur au centre du réseau" (c'est dit dans l'article paru dans Le Monde en date du 12.06.06).

Soit ! Mais, dans ce raccourci on donne déjà un premier élément d'appréciation : et si le web 2.0 n'était qu'un concept marketing qui se cache derrière un discours humaniste et universaliste où le partage est la règle d'or, le bénéfice mutuel la raison d'être et le développement des connaissances l'objectif d'une société de l'information devenue vertueuse ? Car après tout, dans l'environnement sémantique qui est le sien, il est bien question de : financement, marché, modèle économique, utilisateur, client, annonceur, acquisition, part d'audience, etc ...

Faut-il crier gare au loup ? ou encore y voir une supercherie orchestrée par les marketeurs des poids lourds de la net économie ?

C'est en tout cas, un discours qui aujourd'hui rencontre un échos proportionnel au buzz que génère le Web 2.0. C'est notamment l'argument développé par K. Dubost qui dans la-grange.net assimilait ouvertement le web 2.0 à un "piège à ...". C'est aussi reprendre l'idée que le Web 2.0 va permettre de constituer des bases de données extrêmement fines (à des coûts minimisés) à des fins commerciales, on s'en doute et que derrière la gratuité se cache un système intrusif.

Dis moi qui tu es ? ce que tu fais ? à quelle communauté appartiens tu ? ce que tu veux ?

Bienvenu dans le Web 2.0 

Pour compléter l'information : Why Web 2.0 will end your privacy

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21:50 Publié dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.06.2006

Netscape : le retour ?

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C'est l'histoire d'un chassé en passe de devenir chasseur ; ou encore d'une proie devenue prédateur qui annonce le lancement de sa "killer application" dans le domaine des "social news" ou sites communautaires de publication de nouvelles d'actualité.

Tout ceci se passe sous le soleil californien à l'ombre des géants (il ne s'agit pas de Séquoïa) de la Net économie.

C'est comme un film hollywoodien ou le coming out d'une star passée de la désormais ancienne "Nouvelle économie".

Netscape : le retour ?

Où comment exploiter une marque à forte notoriété pour lancer un nouveau service de type Web 2.0 (c'est tendance qui en doute maintenant ?)

Résumé des faits : la marque Netscape.com est aujourd'hui exploitée par AOL qui en est propriétaire. On y trouve un portail à l'image de ce que propose Yahoo. AOL annonce le remplacement de ce portail par un site de "social news" où le principe est de permettre aux internautes de publier des nouvelles qui seront ensuite évaluées - sous forme de vote - par les autres internautes. Les plus populaires classées par thème seront celles qui auront enregistrées le plus grand nombre de votes et apparaîtront donc en haut de liste (mais pas tout à fait dans le cas de Netscape). C'est ce que propose Digg et ses clones français TapeMoi et Fuzz. Les spécificités que propose Netscape :

  1. une contribution éditoriale avec des suggestions d'articles
  2. un classement par chaîne (ce que les concurrents proposent déjà)
  3. la possibilté pour les internautes qui soumettent des nouvelles de les affecter d'un système de classification par mots-clés (tags) pour en faciliter la recherche ultérieure et détecter des nouvelles autres qui peuvent être liées ; cette fonctionnalité est assortie d'un nuage de tag des termes les plus répertoriés sur les dernières 24 heures (pratique pour coller à l'actualité)
  4. un système d'alerte sur les dernières dépêches mises en ligne, ainsi que sur les commentaires à l'intérieur des dépêches
  5. un chat en temps réel avec les éditorialistes sur les nouvelles parues et commentées (à venir)

On peut dire que ce qui différencie l'offre Netscape par rapport aux autres acteurs du marché et Digg en particulier, c'est qu'on passe d'un système d'autorégulation strict à un système participatif avec une régulation éditoriale de l'éditeur. Ce qui dans les faits se traduit par l'intervention d'éditorialistes de Netscape (dénommés "Anchors") qui proposent une suggestion de nouvelles et qui par ailleurs remontent en haut de chaque liste (que ce soit sur la home page ou dans chaque chaîne) des nouvelles jugées les plus pertinentes ; là où Digg se refuse à effectuer tout contrôle éditorial.

Lancement de la version béta le 15 juin dernier avec en ligne de mire le 1er juillet pour l'annonce officielle de ce qu'un dirigeant d'AOL présente déjà comme du "journalisme open source".

Pour l'anecdote : Netscape est domicilié à ... Mountain View. Il va falloir que je fasse preuve de prudence à l'avenir quand je parlerai de la firme de MV. Ce qui est moins anecdotique, c'est que le portail actuel Netscape délivre chaque mois 811 millions de pages vues (peut-on parler de retour ?). Digg a du souci à se faire !

Source : MercuryNews (je vous l'avais bien dit que cela se passait sous le soleil californien)

Dans un registre similaire (mais un logique de moteur de recherche en plus), je vous invite à revoir le billet sur Wikio

15:51 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.06.2006

Google Co-op

medium_google_coop.gifInutile d'être sorti major d'une promotion d'une école de management pour comprendre que ce qui se cache derrière le dernier né des projets de la firme de Mountain View est en fait un moteur inscrit dans une logique de coopération.

Nom de code : Google Co-op Co-op pour coopération, c'est écrit une ligne au-dessus

Le constat initial : les moteurs de recherche réputés "généralistes" occupent l'espace numérique. On serait tenté de dire sans partage (2 éléments d'appréciation permettent pour corroborer cette idée : 1/ l'accès aux pages d'un site internet se fait dans un cas sur trois par l'intermédiaire d'un moteur de recherche 2/ Google en particulier avec plus de 80 % de part d'audience généré sur la France).

Donc, d'un côté un moyen privilégié d'accéder à l'information en ligne par l'intermédiaire des moteurs de recherche et de l'autre une insatisfaction croissante (pour ne pas dire frustration) des internautes quant à l'usage de ces moteurs. Il faut dire que pour reprendre l'adage répandu selon lequel "trop d'information, tue l'information", on a vu jusqu'à un passé récent les principaux moteurs surenchérir sur la taille de leur index. A vouloir jouer les gros bras sur le nombre de pages internet balayées par ces moteurs, on en arrivait à se demander si la croissance régulière de la taille de l'index avait encore un sens, d'autant que des études démontrent aujourd'hui que les internautes (dans une très large proportion, voir le billet "Chercher, c'est trouver !") ne dépassent pas la première page de remontée de résultats des moteurs.

Le principe de Google Co-op :

On est dans un système communautaire dans lequel les membres (ce qui nécessite une inscription) proposent du contenu, des liens, associent des sites à des labels, ou catégories pré-définis. Bref, un appel à la contribution des utilisateurs du moteur pour en améliorer l'efficacité. Mais répétons-le, tout ceci se passe sur la base de la déclaration : un éditeur de site n'apparaîtra dans les pages de résultats que si il a au préalable enregistré les données de son site. On est, au final, assez proche de ce qui se passe dans le domaine du Web 2.0 (tag, système de notation par les internautes, partage, suggestion de liens apparentés). Google propose déjà dans le cadre du projet "Google Health", ce système de remontée de résultats "certifiés".

Assite t-on à une stratégie de verticalisation du moteur Google ?

Certains ("Google co-op is a vertical search killer") y voient déjà une stratégie défensive de Google pour contrer les nouvelles tendances qui émergent notamment chez les éditeurs de presse et autres média qui développent des moteurs de recherche verticaux susceptibles un jour de venir jouer sur le terrain de jeux de Google et donc de venir détourner une partie du marché des ressources publicitaires. CQFD

En savoir plus sur Google Co-op

Une explication détaillée de WebRankInfo

Pour rappel : le billet sur les Swickis

un exemple de moteur vertical : le moteur de recherche Web entreprise du site oseo.fr

22:55 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

09.06.2006

Google : l'avenir est aux formats de fichiers ouverts

Juste le temps de poster un billet "Google enfonce le clou ...  avec un tableur" et voilà que le débat s'anime dans des termes plutôt manichéens.

Ce matin, Good Morning Silicon Valley revient sur l'annonce du début de semaine faite par Google sur le lancement de la phase test de son tableur en ligne.

Si la cause est entendue, nombre de chroniqueurs admettent que cet utilitaire (appelons-le ainsi) est destiné à un usage personnel (home office) et non pas professionnel. Ils sont, par ailleurs, unanimes pour reconnaître que l'outil présente de sérieuses lacunes de par ses fonctionnalités limitées. Il faut dire que la comparaison (des fonctions proposées) avec la référence du marché, penche clairement en faveur de l'application proposée par la firme de Redmond. Pour faire un raccourci : il n'y a pas photo !

Mais est-ce vraiment là l'objectif de Google (venir proposer une solution concurrente d'Excel) ? Pas sur ! Un billet paru dans Ars Technica avance une thèse pour le moins percutante. L'intitulé du billet est suffisamment explicite : "Google Office : it's about file formats, not MS Office". Où il est fait état de la motivation de Google de populariser (pour reprendre une terminologie familière du côté de Mountain View) un standard de format de documents accessibles depuis des applications web ; et l'on reparle d'interopérabilité et de Open Document format (ODF) : un format ouvert basé sur du XML pour le traitement de texte, les tableurs, bases de données et fichiers de présentation. Bref un format ouvert de fichiers et documents prêts à être consultés, partagés et édités depuis le net.

Mue par un enthousiasme communicatif et encore un peu naïf,  je m'avance à dire : "Vous l'avez rêvé, Google l'a fait ..." et me souviens d'un commentaire de début d'année de T. Nitot dans son Standblog qui s'interrogeait - entre autre - sur l'évolution du marché des suites bureautiques en comparaison de ce qui se passe dans le domaine des navigateurs.

Je vous restitue - dans le texte - la conclusion du billet de Ars Technica :

"... An open standard for documents is everything Google wants. If DOC and XLS currently rule the day, they may rue the day that modestly robust ODF editing tools for word processing and spreadsheets are only a "feeling lucky" click away. And this is how ODF will become the default file format for Office 2010 or 2012. It's not whether or not you're using Word that matters to Google. It will be whether or not you're using ODF as a file format. The first step in taking away dependence on an application (or suite of applications) is to take away the things that make it proprietary"

Bon résumons :

  1. pour le traitement de texte Google développe autour de Writely, d'autres s'y intéressent aussi (AjaxWrite notamment, voire le billet "AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft"),
  2. côté tableur, (suivre l'actualité de la semaine),
  3. pour la navigation sur le net on ne présente plus Firefox (tout est dit dans le billet "Internet Explorer ou Firefox" complété par "Firefox en environnement professionnel"),
  4. reste les outils de présentation graphique. On pense bien sur à Powerpoint. Et là on peut dire que l'avenir s'assombrit aussi du côté de Redmond, bien que Google n'ait pas - encore - fait d'annonces. Pour preuve, quelques start-up investissent le marché des outils de présentation en ligne (voir le billet suivant paru dans CNet blog)

Quelques commentaires et avis :

Google Spreadsheet beta doesn't quite add up (InformatioWeek)

Google Spreadsheet hands-on (the Cnet Blog) 

 

 

19:10 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.06.2006

Google enfonce le clou avec ... un tableur

C'était hier (plus précisément courant mars), Veille et Innovation revenait sur les initiatives de Google pour venir jouer dans la cour de Microsoft.

medium_google_labs.gifIl était dit que la firme de Mountain View était en route sur le sentier de la guerre pour croiser le fer avec celle de Redmond. La hache était déterrée avec l'annonce du rachat de l'application de traitement de texte Web : Writely. Eh bien, on peut dire que Google a de la suite dans les idées et enfonce le clou avec l'annonce du lancement d'un tableur.

Point de démarrage de la réflexion menée par Google : comment partager facilement et rapidement des données en temps réel ?

Réponse du Google Labs : la mise à disposition d'un tableur sur le web ou l'accès à vos données produites à partir d'un tableur depuis n'importe quel poste connecté au net.

Pour faire encore plus simple : plus nécessaire d'avoir recours à des applications bureautiques propriétaires payantes (on ne citera pas le leader du marché, c'est déjà fait). Il suffit d'une connexion à internet pour accéder au document depuis un navigateur.

On en devine très vite l'intérêt (ou plutôt les intérêts) :

  • l'accès au document à distance, à tout moment
  • le partage des données avec des personnes invitées (saisie des e-mail) à consulter, modifier le document dans une logique de travail collaboratif (c'est tendance). L'application permet de définir divers profils d'invités en fonction des droits qui leurs sont alloués (visualisation uniquement ou édition)


Condition pour participer à la validation de la version béta : disposer d'un compte Google. C'est ici

Mais attention, le tableur  Google n'a pas vocation à proposer des fonctionnalités aussi élaborées que celles du standard du marché (on ne le citera pas, c'est dit plus haut). Par exemple, les imports et éditions de graphiques depuis l'application ne sont pas proposés - tout du moins dans l'immédiat. La version béta doit permettre de faire remonter au Google Labs l'ensemble des besoins (réputés basiques) exprimés par les utilisateurs finaux.  

Il permet malgré tout d'importer des feuilles de calcul sous format .xls, ainsi que des données au format .csv. L'enregistrement des documents réalisés depuis l'application peut se faire sur le poste de travail sous 3 formats (xls, csv et html).

Le public visé par Google est - a priori - celui des particuliers qui souhaitent utiliser l'application dans une configuration "simple" pour produire des documents (plannings de réunion, feuilles de calcul) et les partager.

A considérer que la firme de Redmond génère une partie importante de ses revenus sur les entreprises, on peut malgré tout penser qu'il s'agit d'un sérieux pavé dans le modèle économique de Microsoft.

Et l'on reparle d'un univers informationnel dominé par Google qui l'organise comme un réseau global de connaissances qui concentrera tous les savoirs (numériques) produits par l'homme et accessible à tous ou presque depuis internet.

 

Pour en savoir plus : le Google Spreadsheets Sneak Peek tour

Source de l'info : SiliconValley.com (Mercury News)

pour compléter le billet :

Google va t-il déclarer la guerre à Micosoft ?

AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft 

 

 

21:35 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

06.06.2006

Chercher, c'est trouver !

C’était le mois dernier : SearchEngineWatch nous révélait la parution de deux études parues simultanément sur l’analyse des comportements des internautes lorsqu’ils effectuent une recherche sur les moteurs.

La première étude est co-réalisée par Jupiter Research et iProspect. Elle propose une analyse des tendances observées sur 3 années (2002 – 04 et 06). Intéressant de constater l’évolution des comportements et des attentes sur une période donnée. Et là l’étude tend à démontrer que le niveau d’exigence des personnes qui cherchent augmente en même temps que leur aptitudes à développer des stratégies de recherche plus ou moins complexes.

Résultats :

  • 62 % des utilisateurs de moteurs de recherche cliquent sur un résultat remonté sur la première page de retour ; 19 % de plus vont jusqu’à la seconde page de retours et 9 % de plus sur la troisième. Au final, 9 de ces utilisateurs sur 10 ont cliqué sur un résultat apparu dans les 3 premières pages de retour que remonte le moteur. En tendance (sur la période considéré), les utilisateurs tendent de plus en plus à limiter leur recherche aux 2, voire 3 premières pages
  • après une recherche jugée infructueuse, 41 % des utilisateurs révisent leur stratégie de recherche (le ou les termes de la requête), voire change de moteur lorsqu’ils ne trouvent pas de résultats satisfaisant dès la première page de retours ; 27 % font de même à la seconde page de retours et 20 % supplémentaires pour la 3ème. Au final, ils auront été 88 % d’utilisateurs à avoir modifié la recherche initiale pour ne pas avoir trouvé de réponse satisfaisante dans les 3 premières pages de retours. En tendance, les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à modifier leur stratégie de recherche si les résultats des moteurs ne sont pas jugés satisfaisants dès les premières pages
  • pour poursuivre dans le registre de la recherche infructueuse, 82 % des utilisateurs optent pour une modification des termes de la requête initiale ; quand 13 % changent de moteurs. En tendance, il semble que les utilisateurs demeurent de plus en plus fidèles au moteur initialement utilisés
NB. l’enquête a été réalisée en janvier 2006 sur un panel d’internautes US

 

La seconde étude a été menée par Harvest Digital en partenariat avec Metro Research et s’intéresse plus particulièrement aux utilisateurs «expérimentés» de l’internet (au Royaume-Uni) dans leur stratégie de recherche d’informations sur les moteurs de recherche (est considéré par l’étude comme «expérimenté», l’internaute qui navigue sur le net depuis au moins 3 ans et y consacre au minimum 10 heures hebdomadaires)

Résultats :

  • la moitié de ces utilisateurs avisés passent au moins 3 heures par semaine a effectuer des recherches en ligne et ils sont 69 % à déclarer trouver réponse
  • 94 % des répondants déclarent utiliser … Google (que reste t-il aux autres ? la réponse est en partie dans la rubrique La vie en Google de ce site. Je peux cependant vous dire que selon l’étude les 3 suivants Yahoo, Ask Jeeves et MSN tournent à environ 40 % de déclarants) …
  • … mais (parce que leur avenir n’est pas aussi bouché qu’il n’y paraît) l’espoir demeure. Pour preuve, seulement 24 % des répondants déclarent n’utiliser qu’un seul moteur. 30 % en utilisent 2 ; 26 % utilisent 3 moteurs ; il y en a même 9 % qui utilisent plus de 4 moteurs
  • dans le même temps les répondants reconnaissent que si les résultats ne sont pas à la hauteur, c’est que souvent les termes de la requête sont inadéquates ou que la requête même est jugée trop spécifique et que l’information n’est peut être pas disponible dans les moteurs. La présence de liens sponsorisés est avancée dans un cas sur quatre comme cause de recherche infructueuse
  • 5 % des répondants utilisent 1 mot seul dans la requête ; 27 % d’entre eux utilisent 2 mots ; 40 % 3 mots
  • 43 % cliquent sur un résultat de la première page
  • 32 % cliquent sur un résultat parce que la description qui remonte du moteur est en adéquation avec leur attente
  • la moitié des répondants estime devoir améliorer leur technique de recherche


Conclusion : mieux vaut apparaître dans le haut des résultats ou tout du moins sur les premières pages. Au-delà les résultats deviennent quasi invisibles pour les utilisateurs des moteurs de recherche. CQFD (mais qui en doutait encore ?)

iProspect Search Engine User Behavior Study (Avril 2006)

attitude to search amongst experienced internet users (Avril 2006)

Pour compléter ce billet, je vous invite à consulter le billet que j'ai réalisé il y a peu sur une étude comparative sur 6 moteurs

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02.06.2006

i-expo 2006 (faits marquants)

I-expo 2006, c'est désormais du passé et le moins qu'on puisse dire c'est que le marché de l'information électronique professionnelle est en pleine mutation (voir à ce titre les billets suivants "le marché de l'IEP en 2005" et "le marché de l'information professionnelle")

Quelques éléments recueillis ici et là sur un stand, lors d'un atelier, une conférence, dans un couloir (après tout la veille c'est aussi savoir capter les messages de quelque nature qu'ils soient et savoir les rendre intelligibles !) :

  1. lors d'une conférence, un des intervenants a évoqué le secteur de la veille comme étant arrivé à maturité technologique, proposant une offre diversifiée et une tendance à la convergence des outils et des contenus
  2. l'intelligence économique définie en ces termes : veille, lobbying et défense du patrimoine économique
  3. une précision : le web invisible ne doit pas être réduit aux seules bases de données payantes accessibles sur abonnement, mais à toute information en ligne dont l'accès est assuré par une interface spécifique
  4. un intervenant a repris l'expression "information overload" pour la traduire par "infobésité" (son entreprise est d'origine québécoise, CQFD), j'en resterai au principe suivant : "trop d'information, tue l'information"
  5. la grosse tendance est à la transmission des données par flux RSS
  6. Digimind a réalisé un (nouveau) livre blanc sur Les blogs et fils RSS, des outils pour la veille stratégique
  7. Oseo, dans le cadre d'une offre Oséo Services proposée aux collectivités régionales, met en place des portails d'information économique, technique, juridique et sociale à destination des PME (3 régions ont déjà conclu un accord avec Oséo)
  8. il a pas mal été question de l'évaluation des coûts cachés de la recherche d'information et de retour sur investissement sur la mise en pace d'une solution de veille

Mention spéciale pour un nouvel ouvrage récemment édité par Dunod : Petit Manuel d'Intelligence Economique au quotidien. Guide pratique, vademecum et questionnaires d'autoévaluation sont proposés aux PME qui font , feront ou ont fait de l'intelligence économique parce que l'information, c'est l'affaire de tous ... 

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