14.06.2006
Google Co-op
Inutile d'être sorti major d'une promotion d'une école de management pour comprendre que ce qui se cache derrière le dernier né des projets de la firme de Mountain View est en fait un moteur inscrit dans une logique de coopération.
Nom de code : Google Co-op Co-op pour coopération, c'est écrit une ligne au-dessus
Le constat initial : les moteurs de recherche réputés "généralistes" occupent l'espace numérique. On serait tenté de dire sans partage (2 éléments d'appréciation permettent pour corroborer cette idée : 1/ l'accès aux pages d'un site internet se fait dans un cas sur trois par l'intermédiaire d'un moteur de recherche 2/ Google en particulier avec plus de 80 % de part d'audience généré sur la France).
Donc, d'un côté un moyen privilégié d'accéder à l'information en ligne par l'intermédiaire des moteurs de recherche et de l'autre une insatisfaction croissante (pour ne pas dire frustration) des internautes quant à l'usage de ces moteurs. Il faut dire que pour reprendre l'adage répandu selon lequel "trop d'information, tue l'information", on a vu jusqu'à un passé récent les principaux moteurs surenchérir sur la taille de leur index. A vouloir jouer les gros bras sur le nombre de pages internet balayées par ces moteurs, on en arrivait à se demander si la croissance régulière de la taille de l'index avait encore un sens, d'autant que des études démontrent aujourd'hui que les internautes (dans une très large proportion, voir le billet "Chercher, c'est trouver !") ne dépassent pas la première page de remontée de résultats des moteurs.
Le principe de Google Co-op :
On est dans un système communautaire dans lequel les membres (ce qui nécessite une inscription) proposent du contenu, des liens, associent des sites à des labels, ou catégories pré-définis. Bref, un appel à la contribution des utilisateurs du moteur pour en améliorer l'efficacité. Mais répétons-le, tout ceci se passe sur la base de la déclaration : un éditeur de site n'apparaîtra dans les pages de résultats que si il a au préalable enregistré les données de son site. On est, au final, assez proche de ce qui se passe dans le domaine du Web 2.0 (tag, système de notation par les internautes, partage, suggestion de liens apparentés). Google propose déjà dans le cadre du projet "Google Health", ce système de remontée de résultats "certifiés".
Assite t-on à une stratégie de verticalisation du moteur Google ?
Certains ("Google co-op is a vertical search killer") y voient déjà une stratégie défensive de Google pour contrer les nouvelles tendances qui émergent notamment chez les éditeurs de presse et autres média qui développent des moteurs de recherche verticaux susceptibles un jour de venir jouer sur le terrain de jeux de Google et donc de venir détourner une partie du marché des ressources publicitaires. CQFD
En savoir plus sur Google Co-op
Une explication détaillée de WebRankInfo
Pour rappel : le billet sur les Swickis
un exemple de moteur vertical : le moteur de recherche Web entreprise du site oseo.fr
22:55 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.06.2006
Google : l'avenir est aux formats de fichiers ouverts
Juste le temps de poster un billet "Google enfonce le clou ... avec un tableur" et voilà que le débat s'anime dans des termes plutôt manichéens.
Ce matin, Good Morning Silicon Valley revient sur l'annonce du début de semaine faite par Google sur le lancement de la phase test de son tableur en ligne.
Si la cause est entendue, nombre de chroniqueurs admettent que cet utilitaire (appelons-le ainsi) est destiné à un usage personnel (home office) et non pas professionnel. Ils sont, par ailleurs, unanimes pour reconnaître que l'outil présente de sérieuses lacunes de par ses fonctionnalités limitées. Il faut dire que la comparaison (des fonctions proposées) avec la référence du marché, penche clairement en faveur de l'application proposée par la firme de Redmond. Pour faire un raccourci : il n'y a pas photo !
Mais est-ce vraiment là l'objectif de Google (venir proposer une solution concurrente d'Excel) ? Pas sur ! Un billet paru dans Ars Technica avance une thèse pour le moins percutante. L'intitulé du billet est suffisamment explicite : "Google Office : it's about file formats, not MS Office". Où il est fait état de la motivation de Google de populariser (pour reprendre une terminologie familière du côté de Mountain View) un standard de format de documents accessibles depuis des applications web ; et l'on reparle d'interopérabilité et de Open Document format (ODF) : un format ouvert basé sur du XML pour le traitement de texte, les tableurs, bases de données et fichiers de présentation. Bref un format ouvert de fichiers et documents prêts à être consultés, partagés et édités depuis le net.
Mue par un enthousiasme communicatif et encore un peu naïf, je m'avance à dire : "Vous l'avez rêvé, Google l'a fait ..." et me souviens d'un commentaire de début d'année de T. Nitot dans son Standblog qui s'interrogeait - entre autre - sur l'évolution du marché des suites bureautiques en comparaison de ce qui se passe dans le domaine des navigateurs.
Je vous restitue - dans le texte - la conclusion du billet de Ars Technica :
"... An open standard for documents is everything Google wants. If DOC and XLS currently rule the day, they may rue the day that modestly robust ODF editing tools for word processing and spreadsheets are only a "feeling lucky" click away. And this is how ODF will become the default file format for Office 2010 or 2012. It's not whether or not you're using Word that matters to Google. It will be whether or not you're using ODF as a file format. The first step in taking away dependence on an application (or suite of applications) is to take away the things that make it proprietary"
l
Bon résumons :
- pour le traitement de texte Google développe autour de Writely, d'autres s'y intéressent aussi (AjaxWrite notamment, voire le billet "AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft"),
- côté tableur, (suivre l'actualité de la semaine),
- pour la navigation sur le net on ne présente plus Firefox (tout est dit dans le billet "Internet Explorer ou Firefox" complété par "Firefox en environnement professionnel"),
- reste les outils de présentation graphique. On pense bien sur à Powerpoint. Et là on peut dire que l'avenir s'assombrit aussi du côté de Redmond, bien que Google n'ait pas - encore - fait d'annonces. Pour preuve, quelques start-up investissent le marché des outils de présentation en ligne (voir le billet suivant paru dans CNet blog)
Quelques commentaires et avis :
Google Spreadsheet beta doesn't quite add up (InformatioWeek)
Google Spreadsheet hands-on (the Cnet Blog)
19:10 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.06.2006
Google enfonce le clou avec ... un tableur
C'était hier (plus précisément courant mars), Veille et Innovation revenait sur les initiatives de Google pour venir jouer dans la cour de Microsoft.
Il était dit que la firme de Mountain View était en route sur le sentier de la guerre pour croiser le fer avec celle de Redmond. La hache était déterrée avec l'annonce du rachat de l'application de traitement de texte Web : Writely. Eh bien, on peut dire que Google a de la suite dans les idées et enfonce le clou avec l'annonce du lancement d'un tableur.
Point de démarrage de la réflexion menée par Google : comment partager facilement et rapidement des données en temps réel ?
Réponse du Google Labs : la mise à disposition d'un tableur sur le web ou l'accès à vos données produites à partir d'un tableur depuis n'importe quel poste connecté au net.
Pour faire encore plus simple : plus nécessaire d'avoir recours à des applications bureautiques propriétaires payantes (on ne citera pas le leader du marché, c'est déjà fait). Il suffit d'une connexion à internet pour accéder au document depuis un navigateur.
On en devine très vite l'intérêt (ou plutôt les intérêts) :
- l'accès au document à distance, à tout moment
- le partage des données avec des personnes invitées (saisie des e-mail) à consulter, modifier le document dans une logique de travail collaboratif (c'est tendance). L'application permet de définir divers profils d'invités en fonction des droits qui leurs sont alloués (visualisation uniquement ou édition)
Condition pour participer à la validation de la version béta : disposer d'un compte Google. C'est ici
Mais attention, le tableur Google n'a pas vocation à proposer des fonctionnalités aussi élaborées que celles du standard du marché (on ne le citera pas, c'est dit plus haut). Par exemple, les imports et éditions de graphiques depuis l'application ne sont pas proposés - tout du moins dans l'immédiat. La version béta doit permettre de faire remonter au Google Labs l'ensemble des besoins (réputés basiques) exprimés par les utilisateurs finaux.
Il permet malgré tout d'importer des feuilles de calcul sous format .xls, ainsi que des données au format .csv. L'enregistrement des documents réalisés depuis l'application peut se faire sur le poste de travail sous 3 formats (xls, csv et html).
Le public visé par Google est - a priori - celui des particuliers qui souhaitent utiliser l'application dans une configuration "simple" pour produire des documents (plannings de réunion, feuilles de calcul) et les partager.
A considérer que la firme de Redmond génère une partie importante de ses revenus sur les entreprises, on peut malgré tout penser qu'il s'agit d'un sérieux pavé dans le modèle économique de Microsoft.
Et l'on reparle d'un univers informationnel dominé par Google qui l'organise comme un réseau global de connaissances qui concentrera tous les savoirs (numériques) produits par l'homme et accessible à tous ou presque depuis internet.
Pour en savoir plus : le Google Spreadsheets Sneak Peek tour
Source de l'info : SiliconValley.com (Mercury News)
pour compléter le billet :
Google va t-il déclarer la guerre à Micosoft ?
AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft
21:35 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.04.2006
Google achète l'algorithme Orion
Google vient d'acquérir un nouvel algorithme qui viendrait compléter celui du célèbre moteur de la firme de Mountain View.
Orion (c'est le nom du moteur de recherche) est développé par un étudiant de University of New South Wales (UNSW) : Ori Allon.
La particularité de ce moteur est qu'à la différence des principaux moteurs du marché qui remontent des pages web en fonction des occurrences rencontrées pour une requête donnée et de l'indice de popularité de ces pages, Orion va rechercher des pages qui traitent du même sujet relatif à une requête (mot clé). Ensuite, le moteur affichera les résultats non plus sous la forme d'un URL suivi d'un descriptif succinct, mais remontera un passage de la page jugée pertinente qui contient le mot clé, ainsi que la liste de sujets et pages relatifs au terme de la requête.
Le créateur de l'algorithme donne 2 exemples de recherche :
- sur la requête "révolution américaine", le moteur remonte dans ses résultats des sites qui contiennent la séquence, mais aussi des résultats sur l'Histoire américaine, G. Washington, la guerre d'indépendance et autres sites qui traitent de ce contexte historique
- sur la requête "Ford SUV", le moteur remonte des résultats de sites pour l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion de la gamme, de même que des sites qui proposent des analyses, des sites ressources pour trouver un atelier de réparation spécialisé sur cette gamme en particulier, des pièces détachées sur les véhicules de la gamme, etc...
On peut penser que Google a trouvé dans cet algorithme un moyen d'assurer des remontées de résultats plus pertinents pour les Net chercheurs et ce faisant de trouver de nouveaux débouchés publicitaires au niveau des annonceurs avec de la publicité contextuelle.
Est-ce vraiment une nouveauté ? Pas sûr, des outils (exemple QTsearch) proposent des fonctions approchantes à celles d'Orion ; cependant le fait que Google ait jeté son dévolu sur celui-ci (alors que MSN Search et Yahoo s'y intéressaient de très près) laisse penser que Google prend à nouveau une sérieuse longueur d'avance sur ces principaux concurrents. Alors, doit-on parler d'une nouvelle façon d'explorer le web susceptible de révolutionner le marché de moteurs de recherche actuels ? C'est ce que semble attester Bill Gates en personne : "Bill Gates was recently quoted in Forbes magazine as saying that we need to take the search way beyond how people think of it today. We believe that Orion© will do that" (Andrew Stead of New South Innovations)
Les conditions du transfert de la technologie de UNSW à Google ne sont, a priori, pas encore connues.
Pour l'anecdote, Orion ne ferait pas référence au personnage mythique de la Grèce antique, mais serait la contraction du nom et du prénom de son créateur.
Malheureusement il n'y a pas de version de démonstration. Can't wait !
source de l'information : ZDNet
un article (daté de septembre 2005) de UNSW
18:02 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2006
Google va t-il déclarer la guerre à Microsoft ?

Dans un billet daté du 11.01.06 intitulé "Internet Explorer ou Firefox", je m'interrogeais sur l'opposition de deux logiques : open source et logiciel propriétaire et concluait le billet en posant la question : "Que va t-il rester à la firme de Redmond ?"
Ce matin, à la lecture de la newsletter Good Morning Silicon Valley parue le 10.03.06, j'obtiens une partie de la réponse et le moins qu'on puisse dire, c'est que le ciel s'assombrit au-dessus de Redmond.
Où il est fait état du lancement d'une offensive tout azimut de Google contre Microsoft, de Pearl Harbor pour la firme de Redmond, de déclaration de guerre de Google à l'égard du coeur de business de Microsoft, etc...
Retour aux faits : le 3 mars dernier est rendue officielle l'acquisition par Google de Upstartle (une start-up de la Silicon Valley qui a développé une application de traitement de texte collaboratif accessible depuis internet intitulée Writely). En gros, Writely est une solution hybride qui se situe entre le traitement de texte et la plate-forme wiki. Sans parler de "killer application" (après tout d'autres éditeurs actuellement proposent des solutions équivalentes dont JotLive et Writeboard), on peut penser que Google ne manquera pas de construire un modèle qui donne corps à celle-ci en pariant sur l'interopérabilité des données produites et échangées et l'intégration des documents produits dans la processus global de transmission de l'information.
A la lecture des billets qui fleurissent sur ce thème, complétée par les ambitions affichées par Google de jouer sur le terrain des applications hébergées concomitamment à la constitution d'une base de connaissance universelle (cf. le billet du 08.03.06 "Google et confidentialité"), on en arrive à la conclusion que Google affiche son ambition de constituer un réseau global de connaissances qui concentrerait toutes les informations et savoirs (numérisés) produits par l'homme et accessible à tous depuis internet.
A suivre ...
pour compléter l'information :
"Google edges onto Microsoft turf" (un article du Mercury News)
"Writely = Microsoft's Pearl Harbor?" (un billet paru sur ZDNet qui s'avance à parler d'application tueuse)
Writely Blog (le weblog pour tout savoir sur Writely et suivre son actualité)
PS. si vous avez un doute sur la popularité de Writely et de l'effet qu'a provoqué l'annonce de son acquisition par Google auprès de la communauté des utilisateurs, allez faire un tour sur les commentaires suite au billet "Google ? Yep, Google !"
18:40 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.03.2006
Google et confidentialité
C'est à se demander si il ne va pas falloir envisager rapidement la création de sous-rubriques à l'intérieur de la Catégorie Google de ce site tant l'actualité du moteur de recherche est prolyxe.
On connaissait Google Desktop Search (moteur de recherche local qui propose la remontée de résultats à partir des informations stockées sur le disque dur de l'ordinateur quelque soit le type de fichiers). Puis vint la version 3 (il y a un mois) avec l'ajout de fonctionnalités permettant notamment l'échange et le partage de données avec d'autres utilisateurs du service, ainsi que la recherche sur plusieurs postes qui fonctionnent en réseau. Soit dit en passant, cette version 3 est loin de soulever l'euphorie chez les utilisateurs potentiels et plus particulièrement les entreprises qui hébergent sur les postes de travail des données réputées sensibles.
A ce titre, le Gartner Group a émis le 16 février dernier un avis d'alerte maximal sur l'échelle des risques en matière de sécurité informatique ("Manage Google's Desktop Search Now or Lock It Out") avec pour objectif d'émettre de sérieuses réserves sur les failles sécuritaires d'une telle application. De quoi donner des sueurs froides à tout responsable de la sécurité informatique dans les entreprises et organisations.
Il faut dire que la notion de confidentialité est quelque peu mise à mal lorsqu'on observe le process qui se cache derrière Google Desktop Search. Où il est fait état de données d'indexation du disque dur de l'utilisateur stockées sur les serveurs Google pour une durée de 30 jours. Bien que Google s'engage à crypter ces informations, il est difficilement acceptable pour l'entreprise de voir véhiculer en dehors de son réseau des informations dont les employés ne mesurent pas toujours le caractère sensible.
Recommandations émises par le Gartner Group : brider certaines fonctionnalités de l'application par l'intermédiaire d'un administrateur en charge de ces paramètres liés à la sécurité dans l'entreprise. Condition nécessaire : installer la version Google Desktop for Enterprise.
On ne fera que citer - à titre informatif - l'initiative récente prise par Oracle (un acteur de plus) de proposer une application concurrente de celle de Google : Oracle Secure Enterprise Search (en notant au passage qu'Oracle différencie son offre sur le critère de la sécurité). A suivre ...
Pour revenir à l'actualité Google, on peut dire que la firme de Mountain View a de la suite dans les idées (personne n'en doute aujourd'hui) et que sa stratégie se confirme à chaque nouvelle annonce (le scénario 4 envisagé dans le billet du 20.02.06 se vérifie).
Explication : un billet paru dans ZDNet du 4 mars dernier nous apprend que Google travaille au développement d'un service de stockage de données numériques illimité et accessible depuis n'importe quel poste de travail ou outil connecté à Internet. Où il est dit que tous les types de fichiers peuvent être hébergés sans limitation de taille (e-mails, historique de pages web visitées, images, bookmarks, etc ...).
Pour compléter l'info sur Google Desktop Search 3 (billet paru dans Silicon.fr)
Le communiqué de presse Oracle Secure Enterprise Search du 01 mars 06
Retrouvez tous les billets de ce site qui portent sur Google
21:50 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.02.2006
Après Google ?
Va t-on vers un calendrier numérique qui déclinera des dates en un avant Google et un après Google ?
C'est la question qu'on peut se poser à la lecture - ces derniers mois - d'un certain nombre d'articles, de chroniques et essais dont l'épicentre est ...
... Google.
Wired s'était déjà interrogé en décembre dernier sur le fait de savoir qui devait avoir peur de Google ? Réponse sans équivoque : tout le monde.
Certains commentateurs se sont risqués à voir en Google un big brother, quand les anti-Google se sont structurés autour de sites (exemple : Google Watch) et de weblogs. A la Googlemania est venue sa contre-partie : la Googlephobia.
Des annonces de lancements de projets susceptibles à terme de concurrencer Google ont été récemment relayées par la presse (les plus médiatiques : le projet européen baptisé Quaero et le projet japonais sous l'impulsion du Miti).
Et puisqu'il est question de calendrier et donc de dates, il est toujours intéressant de se projeter dans le futur. C'est d'ailleurs ce que fait le magazine Business 2.0 qui a interrogé des experts en TIC sur des scénarii possibles quant au devenir de Google.
Résultats, 4 scénarii se profilent :
- en 2025, Google est devenu un média pour ne pas dire Le Média. Au démarrage de l'aventure, il y avait Google News (c'est aujourd'hui), puis vint le rachat de réseaux câblés par la firme de Mountain View, prémices de la Google TV véritable vidéothèque numérique. Google assure alors la convergence de divers moyens de diffusion TV, téléphonie mobile, papier électronique et organise son modèle économique autour de la publicité contextuelle
- en 2015, Google est devenu le Réseau. D'ailleurs, il n'est plus question d'Internet, mais de GoogleNet. Que l'on se connecte au réseau gratuitement via un accès sans fil, ou que l'on se connecte à un service de téléphonie mobile, la plate-forme d'échange, le réseau de communication demeure GoogleNet dont le point d'entrée unique est Gbrowser. Tous les systèmes d'exploitations connus à ce jour sont devenus obsolètes. Google est Le système d'exploitation
- en 2020, Google est mort. Victime de son succès, le célèbre moteur a concentré sur lui toutes les attaques des spammers, des concurrents, des divers groupes de pression et au final des citoyens qui reprochent à Google son caractère intrusif
- en 2105, Google est devenu Dieu. Au 21ème siècle, Google a digitalisé et indexé tout contenu produit par l'homme qu'il s'agisse de textes, d'images animées ou non, de sons. A partir de cette formidable base de données universelle, seule une intelligence artificielle est capable de comprendre l'homme, c'est Google. God save Google !

Lire l'article de business 2.0
17:54 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.02.2006
Google et les centres de données
Avez vous déjà remarqué ce phénomène étrange :
Depuis votre poste de travail, vous lancez une requête sur Google et vous obtenez un nombre "approximatif" total de réponses que remonte le moteur. Ce nombre est bien sur variable en fonction des termes de la requête. Renouvelez la recherche (requête à l'identique) depuis le même poste de travail à quelques jours voire semaines d'intervalle et (surprise !) vous obtenez un nombre total de réponses qui diffère de façon significative de la première recherche.
L'explication de ce phénomène nous est donnée par la revue Bases Publications éditée par Netsources dans son numéro de Novembre - Décembre 2005.
On peut penser que le nombre de réponses évolue avec l'augmentation de la taille de l'index Google par effet mécanique. Pas seulement.
En fait, l'article avance l'explication suivante :
"Lorsque l’internaute interroge Google, le moteur dirige automatiquement la question vers l’un des centres de données (data centers), choisi comme étant le plus rapide en fonction de l’encombrement, de la localisation géographique, etc. Mais les index des centres ne sont pas toujours identiques, ce qui explique qu’une même question sur Google peut obtenir, le même jour et depuis un même poste, des résultats variables selon qu’elle est posée à un centre ou à un autre."
On entre donc dans le coeur du système Google dont l'index est segmenté en morceaux répartis sur des milliers d'ordinateurs eux-mêmes hébergés dans plusieurs centres de données localisés aujourd'hui aux USA et en Europe. Ces centres possèdent cependant une copie de la totalité de l'index.
D'après l'article, le centre de données qui se distingue des autres (tant du point de vue quantitatif que qualitatif des remontées fournies) serait Bigdaddy.
Suggestion faite dans le cadre de l'article : lancer une requête directement sur l'adresse IP de Bigdaddy (http://66.249.93.104/)
11:45 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2006
Google for ever
Certains en rêvaient, ...
De quoi s'agit-il ?
D'un ensemble de logiciels intitulé Google Pack
On y trouve :
- des applications propriétaires Google (liste non exhaustive) : Google Earth, Picasa, Google Desktop, Google Talk
- ainsi que des applications d'autres éditeurs (liste non exhaustive) : Adobe Reader 7, RealPlayer, Ad-Aware SE Personal (un antispyware), le navigateur Firefox auquel a été intégré la Google Toolbar, Trillian (outil de messagerie instantanée), Norton AntiVirus 2005 SE (gratuit 6 mois, au delà prévoir l'achat d'une licence ce qui constitue l'exception dans un pack entièrement gratuit)
L'accroche de Google est d'une simplicité déconcertante et tient en 4 mots : simplifier vous la vie !
A partir d'un téléchargement unique et donc un seul agrément (en terme de licence), vous accédez à une suite de logiciels qui vous permettra de mener une vie numérique "normale". Mieux, comme quoi Google pense à tout, il n'y a plus de craintes à avoir quant aux mises à niveau des applications utilisées dans le cadre du pack : la fonctionnalité Google Updater vous informe automatiquement quand une mise à jour est disponible ou qu'un nouveau logiciel est intégré au pack.
Mais comme si Google avait deviné nos craintes de se voir imposer des applications jugées non utiles, le pack est paramétrable et permet de ne retenir que les logiciels souhaités.
Dernière condition : ne fonctionne que sous Windows XP
Interdit pour les "Google addicts"
11:55 Publié dans La vie en Google | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





