04.10.2006
REPRISE du service
du 1er juillet au 30 septembre : 10 198 visites pour 28 768 pages vues sur ce site. Les vacances ont été studieuses !
L'activité de la veille et de l'innovation s'est quelque peu mise au vert (tout du moins dans l'hexagone à en juger le flux d'information ininterrompu en provenance d'outre atlantique)
une revue (succincte) de l'actualité s'impose ...
... mais pour ce je vous donne rendez vous sur la nouvelle plate-forme de ce weblog (j'en parlais dans le dernier billet) que j'ai intitulé :
Dernier point : la réponse à la question posée est ...
... Google (avec un nombre d'occurences de 198 réparties dans 37 billets)
23:05 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.07.2006
Interruption volontaire de service
Il fait chaud, très chaud, voire moite.
Je vous passe les prévisions météo de la semaine. Juste pour dire qu'il est temps - pour moi - de jeter l'éponge !
Tout du moins jusqu'au prochain round. Donc pour prendre un raccourci qui devrait me mener tout droit vers ...
... les rives de la méditerranée, je pars en congés.
Retour courant août, période que je souhaite mettre à profit pour réfléchir à l'organisation de ce site tant sur le contenu, la forme que sur les fonctionnalités proposées.
Vous avez été (à fin juin) 38 602 visiteurs, soit une moyenne de 211,51 visiteurs jour sur les 6 premiers mois. Merci pour votre fidélité !
Si vous souhaitez remettre le couvert dès la rentrée, n'oubliez pas que vous avez la possibilité de vous abonner à la newsletter de Veille et Innovation (c'est dans la colonne de droite rubrique souscription par e-mail) et être informé de la reprise du service.
Pour ceux qui ne partent pas en congés, voici une énigme que je vous propose : quel a été le terme le plus employé dans l'ensemble des billets proposés par Veille et Innovation ? Un indice : il s'agit d'un nom propre.
Réponse à la rentrée ...
11:20 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2006
les 10 technologies émergentes en 2006
Alors que l'année 2006 est déjà pas mal entamée (un quart du parcours est effectué), la revue Technology Review (an MIT enterprise) - comme chaque année - nous délivre dans son numéro de mars-avril sa liste des 10 technologies émergentes sur l'année. Quelque soit leur domaine d'application, la revue note que ces technologies auront un impact rapide sur la culture, le monde des affaires et la médecine.
La liste :
- la nanomédecine (le développement des nanoparticules pour amener directement au sein de la cellule cancéreuse le traitement
- les "nanobiomechanics" (la mesure des forces microscopiques qui agissent sur les cellules)
- l'épigénétique (l'analyse des modifications du gène qui ne sont pas codées par la séquence d'ADN utilisée dans la détection précoce des cancers)
- "Nuclear reprogramming" (l'action sur la cellule souche)
- l'authentification universelle (le développement d'un système standard d'authentification qui sécurise toute action sur le net tout en simplifiant les procédures d'identification)
- la radio cognitive (l'optimisation du spectre des radio fréquences en fonction des comportements utilisateurs et de l'état du réseau)
- l'interactomie comparative (la biologie moléculaire utilisée pour créer des cartes complexes d'interaction entre molécules et obtenir de nouveaux médicaments)
- "Diffusion Tensor Imaging" (le recours à l'image à résonance magnétique dans la compréhension de la schizophrénie)
- "Pervasive wireless" (le développement d'une plate-forme de communication pour des protocoles sans fil d'appareillages hétérogènes)
- "Stretchable silicon" (le développement de nouveaux composants électroniques pour de nouveaux usages)
PS. certains termes cités dans la revue ne sont pas traduits, n'étant pas expert dans ces domaines, j'ai préféré ne pas prendre le risque d'émettre une traduction érronée ; de même que les résumés entre paranthèses sont - je l'espère tout du moins - les plus fidèles possibles au texte d'origine. En cas d'erreur, la partie commentaires de ce billet est ouverte, n'hésitez pas à me la faire savoir
source de l'information : InternetActu
voir le billet du 03.11.05 ("Technology Review en français")
On complétera enfin ce billet avec celui du 06.02.06 ("Les tendances technologiques pour 2006") qui présentait l'exercice équivalent (bien que davantage orienté technologies de l'information) mené par le Mercury News
11:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2006
Innovation de rupture versus innovation incrémentale
Voilà un thème qui - sans être nouveau - revient régulièrement sur le devant de l'actualité des média économiques et financiers. Tantôt envisagé par des "futurists" patentés (ou futurologues auto-désignés), tantôt par des consultants en stratégie, management du changement amélioration des process et autres experts en marketing de l'innovation, le thème de l'innovation de rupture est souvent opposé à celui de l'innovation incrémentale (ou amélioration continue).
Le point de départ serait de considérer qu'aujourd'hui, la recherche de l'avantage concurrentiel est déterminante pour assurer la pérennité d'une entreprise (contexte de globalisation et de compétition exacerbée oblige). Seul un processus d'innovation globale et permanente est à même de maintenir cet avantage concurrentiel. On touche là les fondements du Kaisen, soit l'amélioration des processus et structures de production qui vise à éliminer toute tâche inutile et à augmenter cela faisant la productivité (soit un progrès linéaire et continu).
On le devine déjà : à cette logique qui consiste à bâtir sur de l'existant, développer des solutions auparavant éprouvées et réputées stables, vient s'opposer aujourd'hui un nouveau paradigme qui propose "un système d'innovation capable de se confronter à l'incertitude, au risque, à la turbulence" (dixit G. Hamel). Où il est fait état d'innovation de rupture.
Un article ("L'innovation de rupture, un impératif mal intégré par les entreprises") paru dans le quotidien La Tribune daté du 11.04.06 vient rappeler la nécessité de repenser l'innovation dans cette perspective de rupture. Où la rupture est abordée moyennant un subtil arbitrage entre la contrainte de gestion du court terme (amener les produits innovants sur le marché pour maintenir ses parts de marchés) et l'impératif d'anticipation (des besoins du marché) sur le plus long terme.
L'enjeu devient organisationnel : où il est question de décloisonnement des fonctions entre d'une part la recherche développement et d'autre part les marketeurs, ainsi que de transversalité des compétences dans le cadre du pilotage pluridisciplinaire de projets. Soit parvenir à une vision partagée de la stratégie d'innovation.
Bref, pour reprendre le titre d'un autre article (daté du 05.07.06) du même quotidien : "L'innovation est l'affaire de tous"
08:05 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.03.2006
Convergence outils données
C'est dans l'air du temps. On en parlait dans le billet du 22.03.06 "La marché de l'information électronique professionnelle (IEP) en 2005"
Où il est question de convergence des outils et des contenus dans le domaine de l'information électronique professionnelle. On observe deux tendances marquées qui se retrouvent dans une logique de convergence entre d'un côté les acteurs qui détiennent la technologie (éditeurs de logiciels) et de l'autre ceux qui produisent la matière première l'information (les éditeurs de contenus, producteurs de bases de données, groupes de presse et autres agrégateurs de données).
Vu sous l'angle des éditeurs de solutions techniques, diverses stratégies sont envisageables : de partenariats négociés avec les producteurs d'information et de bases de données professionnelles, aux acquisitions par croissance externe. Celle qui cependant semble mener et organiser le marché de l'information est celle initiée par ... Google.
A propos de Google : où l'on constate que dans son objectif avoué de faire du moteur de recherche le point d'entrée pour toute information numérisée (rappelons la devise de la firme de Mountain View : "Organize the world's information and make it universally accessible and useful"), Google est engagé dans une logique d'acquisition, d'agrégation de contenus et au final d'indexation de sources d'informations diverses. Cette stratégie ne se mène pas sans heurts (cf. l'initiative Google News attaquée par les éditeurs de presse qui ont allumé la contre-offensive - dixit "légale" - sur le marché français en mai 2005 avec le lancement d'AlerteInfo qui n'est autre qu'un agrégateur de flux d'informations temps réel sur les principaux titres de la presse nationale, technique et professionnelle). Elle peut aussi prendre une forme plus "apaisée" avec notamment Google Scholar qui permet au moteur de recherche d'indexer des contenus et sources documentaires issus du monde académique.
Du point de vue des producteurs de contenus, le mouvement est lui aussi engagé vers une convergence croissante des données et des outils. Le cas de Factiva Search 2.0 (interface de recherche proposée par l'agrégateur éponyme) envisagé dans un billet récent démontre la volonté croissante des professionnels du contenu de se placer sur le terrain de jeu des éditeurs de solutions techniques. Ces producteurs d'information (la matière première) proposent des fonctionnalités techniques additionnelles (restitution de requêtes sous forme graphique, modules d'analyse, intégration des résultats dans une gestion dynamique des flux d'information dans l'entreprise, etc...) qui leur confèrent un élément de différenciation qui doit être perçu positivement par les "knowledge workers". Certains y verront une réaction à l'action des premiers et de Google en particulier.
Force est de constater que les solutions proposées deviennent globales : le contenu est accessible depuis une interface de recherche qui intègre des extensions vers des applications et outils d'aide à la prise de décision. On parle de "business intelligence" et on constate que le poste client ou le réseau de l'entreprise est devenu l'enjeu pour organiser l'environnement de travail des "knowledge workers".
A suivre ...
On complétera avec le billet du 01.03.06 ("Google et la recherche d'information presse")
19:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2006
Google et la recherche d'information presse
Aujourd'hui, c'est de notoriété (cf le billet daté du 16.01.2006 "Google et l'information professionnelle") : les entreprises utilisent de plus en plus les moteurs de recherche - et Google en particulier - pour repérer des contenus presse.
On peut penser que dans ce contexte les acteurs classiques de "l'information professionnelle" ne resteront pas sans réagir. D'ailleurs, la réaction s'organise déjà :
- d'un point de vue légal, du côté des éditeurs qui intentent des actions en justice à l'égard du moteur de recherche au motif que ce dernier permet à tout internaute d'accéder gratuitement à un contenu commercialisé par ailleurs par ces mêmes éditeurs et leurs intermédiaires
- d'un point de vue marketing, avec le développement de plates-formes d'agrégation de fils d'information, de dépêches et plus largement de contenus presse, voire de rumeurs.
Première élément d'appréciation : jusqu'à récemment l'information produite par les éditeurs était diffusée sur le marché par l'intermédiaire de services d'agrégation. Les principaux étant proposés par les sociétés Lexis Nexis, Thomson Business Intelligence et Factiva.
Arrêtons nous quelques instants sur cette dernière (filiale de Reuters et Dow Jones) dont le positionnement est on ne peut plus clair : réorienter les recherches en environnement professionnel effectuées par les "iWorkers" vers des solutions professionnelles qui garantiront un accès à une information non accessible depuis des sites internet gratuits. Dans ce contexte, Factiva développe via un livre blanc ("The Hidden Costs of Information Work" - avril 2005) un argumentaire déjà servi par d'autres acteurs de l'information professionnelle (c'est de bonne guerre) sur les coûts cachés en matière de recherche et de gestion de l'information suivant le principe que mieux vaut souscrire à un service d'agrégation qui remonte des informations validées que de rechercher sur le "web ouvert" (nonobstant gratuit) des informations que l'on ne trouve pas et qui engendrent des coûts (temps homme) non négligeables.
La solution proposée par l'agrégateur a pour dénomination : Factiva Search 2.0. L'interface de recherche est proche de celle que propose les principaux moteurs de recherche et la partie résultat est agrémentée de filtres qui permettent d'organiser plus efficacement l'information remontée par catégorisation de celles-ci, le tout dans un contexte de navigation simple. Cette interface balaie un fonds constitué de près de 9.000 sources de presse et plus de 3.500 sites d'actualité en ligne. Des alertes sont paramétrables par ailleurs.
Précision : ce type de service - qui à l'origine s'adresse à des veilleurs et documentalistes en entreprise - est proposé aujourd'hui dans un contexte d'ouverture de la cible à des non-professionnels de l'information avec l'idée que ces personnes retrouveront une interface déjà connue (celle des principaux moteurs de recherche). Attention cependant le droit d'accès indique clairement que ce service s'adresse aux entreprises (compter plus de 2.800 euros par mois pour 15 utilisateurs). A ce prix là, pas sûr que l'argument des coûts cachés en "open web" soit suffisant pour recruter de nouveaux clients. La plate-forme est proposée depuis janvier en version bêta. A suivre ...
Deuxième élément pour étayer la réflexion : on peut penser que la réaction ne relève pas que du seul fait des intermédiaires et diffuseurs d'information professionnelle, mais aussi des éditeurs eux-mêmes. Force est de constater que ces derniers - les gros éditeurs tout du moins qui fondent leur notoriété sur des titres de presse reconnus dans leur domaine - sont engagés dans une tendance qui consiste à reprendre la maîtrise de la relation directe avec le client final (l'entreprise).
Assiste t-on sur le marché de l'information professionnelle à un match tripartite avec d'un côté les moteurs de recherche, de l'autre les éditeurs de contenus et les diffuseurs ou agrégateurs qui eux-mêmes jouent leur match ?
On peut aussi se demander si au final, Google n'est pas l'arbitre - pas franchement neutre - qui organise la confrontation et le marché au demeurant ?
Pour télécharger le livre blanc "The Hidden Costs of Information Work"
07:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2006
Le web est-il un média ?
On parle de plus en plus de "nouveaux modèles économiques" pour la diffusion de l'information (au sens large du terme). L'actualité récente (voire les difficultés financières de certains quotidiens de la presse nationale ou régionale) montre que l'accès du public à l'information ne se fait plus exclusivement par l'intermédiaire des média traditionnels (télévision, radio, presse écrite).
Avec la propagation croissante d'internet au sein du grand public (notamment grâce aux offres d'accès haut débit des FAI) l'internet est aujourd'hui considéré comme un média à part entière.
Cependant peut-on assimiler internet à un média ? Rien n'est moins sur.
Pour reprendre une définition du terme média, on considère qu'il s'agit d'un ensemble de moyens de diffusion de masse de l'information. Une lecture stricte de cette définition laisse penser que par média il faut entendre un moyen impersonnel de diffusion d'informations adressées uniformément sur l'ensemble d'une cible sans retour escompté. En termes marketing, on parle de "one-to-many".
Avec le développement des applications de nouvelle génération (tendance Web 2.0), l'interactivité devient la règle à tel point que le consommateur est invité à devenir acteur.
La forme de participation peut varier :
- chroniqueur (pour reprendre un terme régulièrement employé) qui émet régulièrement des billets via les weblogs
- agrégateur dans le sens où l'utilisateur peut agréger un certain nombre de sources d'information et les restituer à la communauté sous forme de bookmark partagé, de partage de flux RSS, etc ...
- éditeur où l'utilisateur peut faire remonter des nouvelles soumises à une communauté qui va elle-même se prononcer sur l'intérêt que ces nouvelles constituent en vue d'une "publication" (ce que propose un outil de "Peer Production News" ou d'édition sélective et collaborative de dépêches du type Digg)
- modérateur, rôle que certains "experts" peuvent assurer depuis leurs weblogs en organisant le débat sur un sujet d'actualité à partir de la fonctionnalité commentaires
On peut d'ailleurs penser que ce phénomène n'est pas lié uniquement à l'écrit et qu'avec le développement du Podcasting , l'interaction mêlera divers modes de communication : voix, images (animées ou non) et écrit.
Mais alors si Internet n'est pas ou n'est plus un média, qu'est-ce ?
Les adeptes de l'internet collaboratif (tendance Web 2.0) avancent déjà l'idée qu'Internet est devenu une plate-forme d'échanges de données où l'information circule de poste en poste et s'enrichit au fur et à mesure des échanges.
Cela me rappelle étrangement le schéma de Shannon Weaver - Théorie des systèmes de communication (voir le billet du 09.01.2006 sur la validité de l'information) et le principe de rétroaction (ou feedback). Pas vous ?
14:05 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2006
Les tendances technologiques pour 2006
C'est Noël après l'heure !
Le 25 décembre dernier le Mercury News annonçait les 10 principales tendances en matière de développement technologique de l'année à venir : "Top 10 tech trends for 2006"
Résumé :
- le développement des connexions et réseaux sans fil
- des téléphones mobiles multi-usages
- le développement de la téléphonie sur internet
- le développement des web services qui permettent le transfert du bureau personnel (documents et applications utilisés) sur internet
- des avancées significatives en matière de recherche sur les cellules souches
- des progrès dans l'élaboration de vaccins anti-grippe
- l'accès croissant de start up innovantes au marché mondial en voie de globalisation
- le développement du vidéo blog (appelé "vlog")
- le développement de la vidéo à la demande indifféremment de l'appareil de réception (TV, PC, téléphone mobile, lecteurs numériques divers, consoles de jeux)
- le développement de "technologies propres"
15:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2006
Journalisme citoyen et information
Avec le déploiement d'applications inscrites dans la tendance Web 2.0 (web collaboratif, réseaux sociaux, extension de la blogosphère, bref tout ce qui concourt à une diffusion plus large de l'information), et la multiplication des sources d'information qui en découle, il est intéressant de s'interroger sur la position adoptée par les média traditionnels face à cette inflation de données et de sources.
Derrière cette question, on touche - à nouveau - celle de la validation de l'information et du crédit apporté à la source.
Dans ce contexte, voilà une initiative qui alimente le débat :
The Witness Contributors' Code of Practice
De quoi s'agit-il ?
L'initiative part d'une volonté des acteurs des média de presse d'apporter une réponse au développement du phénomène du journalisme citoyen. A l'origine : la National Union of Journalists (union de journalistes britanniques et irlandais avec pour objectif de défendre les intérêts de ses membres au nombre de 35 000)
Le code vise principalement à fixer les règles éthiques entre les professionnels de la presse et les individus qui émettent de plus en plus d'information reprise par les média traditionnels. En d'autres termes, le code doit définir les conditions de validation de l'information reprise par les média, d'authentification et de vérification des sources, de rétribution de ces mêmes sources, de copyright et de droit.
Intéressant, d'autant plus qu'un certain nombre d'initiatives se font jour pour coupler la recherche d'information notamment à base de dépêches aux réseaux sociaux. Dernière annonce en date : l'arrivée prochaine (début février pour la version béta) de Wikio, "un moteur de recherche d'actualité dirigé par les internautes ! Il surveille, en temps réel, plusieurs dizaines de milliers de sources d'information, extrait quotidiennement plusieurs centaines de milliers de dépêches qui sont ensuite classifiées par thématiques puis archivées dans une base de données de plusieurs millions de documents. Le classement des dépêches tient compte de la pertinence des informations mais également de leurs popularités auprès des membres qui votent, commentent ou même rédigent l'actualité."
Pour suivre le débat animé par The Guardian sur le "Journalisme Citoyen"
11:20 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2006
L'épidémie de brevets
Dans un billet du 11.10.2005 ("Innovation et brevets"), la question posée était : l'inflation, ces dernières années, de dépôts de brevets ne nuit-elle pas à la recherche et l'innovation ?
La lecture de cet article ("The Patent Epidemic") paru le 9 janvier dernier dans Business Week Online nous permet de revenir sur cette question en mettant en évidence les dérives d'un système qui s'emballe.
Illustration : en 1990, U.S. Patent & Trademark Office enregistre 99.000 dépôts de brevets, en 2004 ce chiffre a pratiquement doublé et la tendance n'est pas à l'inversion, bien au contraire. Il y a conjonction de 2 phénomènes : un naturel (le développement de nouveaux process et applications sur la base de technologies innovantes) et un effet pervers (l'interprétation faite par les tribunaux US sur la notion d'évidence suivant le principe qu'on ne peut breveter quelque chose d'évident comme utiliser un couteau pour couper). En d'autres termes comment déterminer si une invention est évidente ou pas ? Et puisque les tribunaux en sont arrivés à se poser cette question, on a vu fleurir une nouvelle catégorie de brevets : les "junk patents" ; autrement dit des "brevets pourris". Double effet pervers : ces "junk patents" amènent les entreprises innovantes à se prémunir contre le risque de se voir un jour opposer par un concurrent peu scrupuleux un de ces brevets. Elles développent elles-mêmes une stratégie dite de "defensive patenting" en mobilisant au passage de nouvelles ressources humaines et financières qui obèrent celles consacrées initialement à la R&D.
De là à dire que l'inflation de brevets est une menace pour l'innovation.

08:45 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2006
Recherche et innovation en Europe
Où il est question d'instaurer un pacte européen pour la recherche et l'innovation.
Pour faire suite au Conseil européen de Hampton Court (octobre 2005), la Commission Européenne a mandaté un comité d'experts indépendants consultatif pour émettre un avis sur les moyens de promouvoir les performances de l’Union les domaines de la recherche et de l’innovation. Ces réflexions ont donné lieu à la remise d'un rapport intitulé "Creating an Innovative Europe"
Le constat dressé par le comité d'experts est alarmiste (voir la conclusion du rapport). Côté demande, il y a absence d'un marché susceptible d'offrir des débouchés commerciaux à des produits et services nouveaux. Côté offre, le comité note qu'il serait opportun de penser un environnement favorable aux investissements de R&D. Les experts émettent un certain nombre de recommandations :
- harmoniser des réglementations
- stimuler la demande par les marchés publics
- mettre en place un régime de droits de la propriété intellectuelle compétitif
- promouvoir une culture de l’innovation
Enfin, le rapport insiste une des composantes qui mine la compétitivité de la R&D en Europe : le manque de flexibilité et d'adaptabilité des ressources quelles soient humaines (entre pays de l'Union ou encore entre acteurs publics, entreprises et centres de recherche), ou financières (ce qui suppose le développement du capital risque et de nouveaux instruments financiers).
15:15 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2006
Google et l'information professionnelle
On connaît la position quasi-hégémonique qu'occupe aujourd'hui Google dans l'environnement des moteurs de recherche sur Internet (sur le blog d'Abondance, il est fait état d'une part de trafic de 82 % pour la France).
Qu'en est-il des usages de Google sur le segment de l'information professionnelle ? Poser la question telle que revient à effectuer un distinguo entre Google en tant qu'instrument de recherche généraliste point d'entrée sur le web pour une recherche d'information de premier niveau et des outils de veille réputés plus sophistiqués notamment dédiés à un environnement professionnel. Reformulée autrement, la question pourrait être la suivante : Google peut-il s'intégrer dans une logique de veille et d'intelligence économique (IE) au sein des entreprises et organisations ?
Difficile de répondre de façon tranchée. Les avis divergent entre détracteurs et afficionados du moteur, et dépassent la simple opposition entre professionnels de la documentation et de la veille et utilisateurs courants.
Dans les faits, on observe : la volonté manifeste de Google de se positionner sur le segment de la recherche d'information en environnement professionnel avec ses déclinaisons Google Mini et Google Search Appliance. Peut-on dès lors parler de suites logiciel au même titre que les outils de veille proposés aujourd'hui sur ce marché par quelques éditeurs (dont certains sont regroupés au sein d'organismes professionnels tel le GFII).
Cette observation ne fait pas pour autant (tout du moins sur le papier) de Google un acteur de référence sur le marché de l'IE. En effet, nombre de professionnels de l'information opposeront à cette affirmation, le fait que Google ne balaye que l'ensemble des données rendues publiques par leurs producteurs versus le "web invisible" (celui des bases de données accessibles depuis des espaces privatifs). Autre élément différenciant Google des outils de veille : le fait que le moteur remonte une donnée brute de tout traitement et analyse ce qui pose le problème de la validation de la source émettrice.
Cependant, force est de constater - dixit une contribution d'A. Garnier dans le n° 218 de BASES (juillet-Août 2005) - que Google est devenu "le Modèle" de référence sur ce segment de l'IE en ce sens que le moteur de recherche est l'élément structurant du marché de l'information. Ou encore (en référence au billet du 28.11.05) le market maker qui impose son modèle aux autres acteurs de l'information.
Dans une logique de prospective, on peut légitimement se demander (tout comme A. Garnier) quel espace laissera Google aux acteurs traditionnels du marché de l'information ? D'autant que les éléments de différenciation avancés par ces derniers vis à vis du moteur (soit la capacité des outils de veille à valoriser, traiter, synthétiser, partager, diffuser et archiver l'information dans un environnement professionnel) sont passablement mis à mal avec les outils de travail collaboratif proposés dans le cadre des applications web 2.0
Dans ce sens, n'est-il pas opportun de se demander si Google peut être à l'avenir l'élément structurant d'un système d'information autour duquel diverses briques applicatives vont se greffer au gré des besoins de l'utilisateur ?
Quoiqu'il en soit, Google - de par sa simplicité d'utilisation et la gratuité de son usage pour effectuer des requêtes - est l'outil "qui a su démocratiser la recherche d'information" (A. Garnier) et constitue sans aucun doute la rupture attendue en matière d'IE. A tel point que certains experts du marché de l'information ont développé un véritable phénomène de "Google addiction" et s'interrogent aujourd'hui sur l'optimisation de son utilisation dans une logique de veille (j'utilise personnellement Google Alert pour remonter un information de nature concurrentielle).
10:35 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.01.2006
Validité de l'information : combien de bloggers en France ?
C'est l'histoire d'une rupture dans la chaîne de transmission de l'information (voir le modèle mathématique des systèmes de communication de Shannon et Weaver dans lequel le Bruit vient interférer entre l'Emetteur et le Récepteur) ou plus simplement l'effet "téléphone arabe" tel que décrit par T. Nitot dans un billet de janvier 2005.
L'histoire relatée :
- le 15 décembre dernier, Mediametrie (département Internet et nouveaux média) édite un communiqué de presse intitulé "La blogosphère en ébullition". L'étude en question propose une analyse quantitative du phénomène blog sur la population des internautes français. Les données restituées sont une photographie à un instant donné (2ème ou 3ème trimestre 2005) ou une tendance observée entre 2 dates pour un indicateur
- Le Monde (dans un article daté du 03.01.06) tout en se référant à l'étude Mediametrie annonce "Un français sur dix a créé son blog sur Internet".
- le problème, c'est que l'étude Mediametrie restitue une donnée bien différente : "Un internaute sur 10 a déjà créé son blog"
- depuis, les commentaires de bloggers sont "acides" envers le quotidien
Au delà des aspects numériques (soit le différentiel entre les chiffres avancés par Mediametrie : 2 271 000 internautes bloggers et les chiffres émis par Le Monde : 6 à 7 millions de français bloggers) que doit-on penser ? A vous de juger ?
Sans entrer dans le débat (quoique !), la question qui revient en boucle chez le consommateur d'information est celle-ci : quelle valeur doit-on accorder à l'information ? et derrière cette question de la valeur se profile celle de la validation.
Ma morale de l'histoire : rien ne vaut l'information à la source
Consulter le communiqué de presse Mediametrie

10:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.12.2005
L'innovation se lève à l'Est
L'actualité économique de cette semaine nous ramène à un constat qui, à n'en pas douter, mettra d'accord tous les conjoncturistes et prévisionnistes : la Chine devrait en 2005 occupée le 4ème rang mondial au titre de sa contribution au PIB mondial.
Et puisqu'il est fait état d'une croissance exponentielle dans le secteur des services, il est intéressant d'observer - de notre point de vue - l'information et la veille tecchnologique faite sur ce marché, voire sur l'Asie en générale.
Au titre des initiatives existantes, citons deux d'entre elles :
- la lettre d'information mensuelle (gratuite) Snapshots éditée par INSEAD InnovAsia. Sa ligne éditoriale est de veiller sur les innovations technologiques (tout domaine confondu) et les acteurs de l'innovation sur l'ensemble du continent
- le fil d'information proposé par Jap'Press sous format abonnement. Ce fil est mis à jour quotidiennement et traite exclusivement de l'actualité des Technologies de l'Information et de la Communication au Japon et en Corée du Sud. Jap'Press se définit comme une agence d'information spécialiste IT des marchés asiatiques.
10:45 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2005
Pour mémoire
Aujourd'hui : pas de billet, juste cette affirmation tirée de Wired News dans un billet daté du 14 septembre dernier et écrit par Jennifer Granick (executive director of the Stanford Law School Center for Internet and Society)
"On the internet, having to ask permission first can kill the creation of a useful new tool"
16:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2005
Partage des données scientifiques
La diffusion des informations qui émanent de la communauté scientifique est une valeur sure des applications de knowledge management. Elle demeure, par ailleurs, un éternel sujet de réflexion qui anime la communauté des chercheurs qui souhaitent rendre leurs travaux plus accessibles.
Dans son numéro daté du 1er décembre, la revue Nature (International weekly journal of science) reprend ce thème et fixe le cadre de son analyse en affirmant dans son éditorial : "Let data speak to data" (laissez les données parler aux données).
Où il est précisé que les nouvelles tendances qui émergent du web (développement des espaces et outils de travail collaboratifs, développement des outils de publication simples et interactifs tels les weblogs) engagent les chercheurs à repenser leur modes de diffusion des publications scientifiques.
Faut-il y voir la fin des bases de données telles que nous les connaissons aujourd'hui ? Probablement pas ; tout du moins dans l'immédiat : le monde universitaire reste encore largement circonspect par rapport aux données véhiculées sur la blogosphère dont le contenu n'est pas validé en amont (avant sa diffusion). Cependant, le mouvement est engagé et de plus en plus de scientifiques n'hésitent pas à franchir le pas pour diffuser l'état de leur travaux dans un contexte plus ouvert. D'ailleurs, il serait réducteur de considérer que ces nouvelles pratiquent se limitent à une logique de diffusion uniquement, les initiés ont compris tout l'intérêt de partager le savoir et d'en donner l'accès à l'ensemble de la communauté scientifique voire au-delà.
Le challenge que propose Nature est avant tout d'ordre culturel (la technologie est aujourd'hui disponible) et nécessite que la "communauté scientifique embrasse la culture du partage et repense sa vision des bases de données".

11:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.11.2005
Pôles de compétitivité : usines à gaz ?
Les pôles de compétitivité sont-ils en passe de devenir des usines à gaz ?
Le fait qu'en l'espace de quelques jours, diverses sources autorisées semblent émettre cette hypothèse est de nature à relancer l'idée de créer un "Small Business Act" au niveau européen.
Quand Bernard Chalès (Directeur Général de Dassault Systèmes) dénonce dans un article paru dans Le Monde (daté du 14.11.2005) les carences du système français, il ne s'agit pas exclusivement d'un problème de financement des projets innovants, mais bien plus d'une incapacité du système à générer et favoriser une culture entreprenariale.
Daniel Kaplan (Délégué Général de la FING) revient sur ce thème dans un billet paru le 24.11.2005 sur InternetActu intitulé "Pôles de compétitivité, de la vision au terrain". Où il est fait état de problème d'inadaptation de nos modes d'organisation à l'économie de réseau et plus globalement de management de l'innovation.
Bref pour résumer, notre organisation n'est pas adaptée au développement d'écosystèmes propices aux PME innovantes et aux jeunes pousses. Les pôles de compétitivité - dans leur configuration initiale - risquent fort d'être un révélateur supplémentaire de cette inadéquation.
08:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2005
L'avenir a t-il besoin de futurologues ?
Dans un article paru récemment (le 07.10.2005), le magazine Wired affirmait que l'avenir a besoin de "futurists".
Au delà du débat sémantique sur la traduction française du terme "futurist" qui reprend le vocable futurologue (on
pourrait effectivement faire un raccourci rapide et malheureux avec le terme astrologue), il est intéressant de noter que la tendance actuelle est au développement de cette population de professionnels prompts à discuter des tendances sociales émergentes avec le déploiement des innovations technologiques et des TIC en particulier.
Ces futurists trouvent un public divers et varié : des financiers de l'innovation, aux gouvernements et institutionnels, jusqu'aux entreprises de hautes technologies.
Ces professionnels de la prospective se sont constitués en groupement professionnel : Association of Professional Futurists
Où trouve t-on des futurists ? Essentiellement dans les pays anglo-saxon (Etats-Unis en tête), dans les agences de développement, les grandes entreprises des secteurs IT, les centres de recherche universitaires, les cabinets conseil de ces secteurs.
Alors "futurist" ou prévisionniste ?
A la différence des analystes financiers (qui travaillent sur des charts), des actuaires des compagnies d'assurace dont la matière première est d'ordre statistique, les prévisions émises par les futurists sont plus de nature qualitative que numérique.
Pour conclure, n'oublions pas que même les futurists peuvent se tromper. Pour preuve : en 1977 (c'était il y a 28 ans), Ken Olson - créateur de Digital Equipements affirme alors : "il n'y a aucune raison pour que les individus souhaitent avoir un ordinateur à la maison"
Pour reprendre la conclusion de l'article de Wired : il y aura des futurists tant que les ordinateurs ne pourront pas traiter des données subjectives.
Pour compléter l'information : un article de Wired paru le 25.10.2005 "Futurists Pick Top Tech Trends"
Quelques réfrérences :
Institute for Alternative Futures
sans oublier le Think Tank de référence en matière de prospective : Institute For The Future
08:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2005
TechCast pour une prospective des technologies du futur
Futurologues (traduction imparfaite du terme futurist), Web 2.0, Networking, voilà des termes qui depuis quelques mois nous font rentrer dans une nouvelle dimension.
Au titre des initiatives récentes lancées en matière de prospective, voici TechCast qui se definit comme un Think Tank virtuel dédié à l'analyse des technologies du futur.
TechCast.org, premier système en ligne de prévisions des révolutions technologiques à venir est une initiative d'universitaires américains multi-disciplinaires.
Le site se veut- avant tout - un outil interactif dont les analyses sont proposées aux entreprises, institutions, gouvernements, ainsi qu'à la communauté scientifique du monde entier.
Les analyses qui sont proposées sont le résultat d'avis d'experts croisés avec des données telles que la demande formulée par le marché et le degré de confiance des experts.
Les domaines analysés sont :
- le commerce électronique
- l'énergie et environnement
- les technologies de l'information
- la robotique
- la médecine et la biogénétique
- l'espace
- les transports
A voir notamment la dernière analyse menée par TechCast sur les ruptures technologiques estimées sur les 25 prochaines années :
08:45 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.10.2005
Hype cycle of emerging technology
Récemment, Tristant Nitot - lors d'une conférence intitulée "Nouvelles technologies - nouvelles tendances" - a tenté de démontrer que le concept de web 2.0 était un leurre. Pour appuyer sa démonstration, il a utilisé le "Gartner's Hype Cycle".
Ce schéma pour la compréhension des cycles de vie des produits technologiques (IT) permet de suivre les principales phases de l'adoption d'une technologie par le marché, de la création jusqu'à la maturité.
L'intérêt de ce schéma est qu'il permet de faire la distinction entre les phases d'"euphories" et les phases d'adoption réelle de la technologie. Au final ce schéma permet aux décideurs d'entreprise de déterminer si le moment est venu d'adopter une technologie ou non.
5 phases sont identifiées dans l'émergence d'une technologie :
- le démarrage Technologique (présentation publique, lancement produit, évènements générant un intérêt important dans la presse ou sur le marché)
- le sommet des espérances gonflées (durant cette phase d’enthousiasme extrême et de projection irréaliste, une rafale d’activités publicitaires menées par des leaders technologiques générant quelques succès mais beaucoup d’échecs car la technologie est poussée jusqu’à ses limites. Les seules entreprises gagnant de l’argent sont les organisateurs de conférences et les éditeurs de magazines)
- la désillusion (la technologie ne va pas jusqu’au bout des attentes, elle devient vite démodée ; l’intérêt des media s'effrite)
- le chemin de la clarification (la réduction du champs d’expérimentation et le travail acharné réalisés par certaines sociétés amènent des applications technologiques ainsi que des risques et bénéfices associés ; des solutions logicielles industrielles accélèrent le déploiement des projets tout en en réduisant les coûts)
- le plateau de productivité (les réels bénéfices de la technologie sont démontrés et acceptés ; les outils et méthodologies sont de plus en plus stables ; la taille finale du plateau varie selon que la technologie est largement applicable ou qu’elle bénéficie simplement d’un marché de niche ; à ce stade on estime que 30% de l’audience cible a adopté la technologie une fois arrivée sur ce plateau)

15:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2005
Innovation et brevets
Dans un article récent paru dans la rubrique Technology du International Herald Tribune, il est fait état d'une tendance actuelle selon laquelle les entreprises innovantes auraient plus un intérêt économique à faire breveter les idées qu'à vendre des produits et prestations.
La course aux dépôts de brevets sur les 3 principales zones (Europe, Japon et USA, soit 85 % des dépôts) s'est accélérée. Sur les 20 dernières années, les nombres de dépôts y ont, en effet, été supérieurs par rapport aux 100 années précédentes.
Le cycle des produits évolue avec le délai de dépôt du brevet pendant lequel l'idée à l'origine du brevet circule. Avec l'allongement du cycle, se pose le problème du manque à gagner financier pour les entreprises, des risques de récupération et des frais supplémentaires engendrés par les procès-fleuves qui mettent aux prises les entreprises qui revendiquent l'innovation.
L'article émet l'hypothèse qu'il y a nécessité de penser à de nouveaux modèles où l'innovation n'est plus prétexte à l'accumulation, mais au partage ; à l'image de ce qu'IBM a annoncé en janvier (la mise à disposition de 500 brevets à la communauté des programmeurs open-source).
20:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2005
Internet : information overload !
Une étude menée par Nielsen / Net Ratings montre qu'en 2004 la recherche d'information sur Internet représente 4 à 4,5 % du temps passé sur la toile.
Aujourd'hui, il est admis qu'une partie de la recherche d'information se fait en ligne. L'information en ligne dite de premier niveau (le web visible) a facilité l'accès à une information publique basique qui ne nécessite pas l'accès à des bases de données payantes (souvent diffusées en ligne par l'intermédiaire d'espaces privatifs ou extranets - le web invisible).
Or, si l'accès à l'information est facilité, la quantité d'information disponible et la multitude des sources émettrices en rendent le tri compliqué : il faut d'une part s'assurer que l'on parvient en un temps "raisonnable" à l'information recherchée et d'autre part vérifier la validité de cette information.
Les professionnels de la recherche d'informations assimilent ce phénomène à de la surcharge informationnelle ("information overload"). C'est- autrement dit - l'écart entre la quantité d'information récupérée et les moyens disponibles pour ne retenir que celle qui est efficace, pertinente, celle que l'on pourra changer en savoirs utiles pour la prise de décision.
Certaines études vont jusqu'à avancer l'idée que les décideurs sont soumis à un stress croissant devant l'équation suivante : accumulation du volume des données à traiter + processus de sélection et de validation = difficultés à prendre les bonnes décisions.
Pour illustrer ce propos, le leader mondial des technologies d'entreposage de données Teradata a mené une enquête auprès de cadres sup nord américains. On pourra en consulter un résumé.
Qu'il s'agisse d'informations clients, fournisseurs, techniques, concurrentielles, réglementaires, ces décideurs estiment à 60 % que cette tendance à l'accroissement des données s'accélèrent de façon sensible (doublement, voire triplement de ce volume en 2005).
Conséquence : la prise de décision se complexifie. Ajouter à cela le fait que la hiérarchisation de l'information a un coût (principalement du temps homme) mais qu'elle n'a pas de prix.
Les professionnels de la recherche d'information semblent avancer l'idée que la réponse se trouve dans les outils de travail collaboratif. En gros, on partage des savoirs et on constitue de la sorte un répertoire de compétences. Une fois le thème de la recherche précisé, on active le réseau pour trouver l'information pertinente et la valider.
Ces solutions existent aujourd'hui en ligne et sont pour certaines proposées sous forme de version d'évaluation
A suivre ...

Pour compléter l'information sur "Information Overload"
18:45 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.10.2005
L'intelligence économique pour faire quoi ?
Tout d'abord l'intelligence économique (ce que les anglo-saxons appellent Business Intelligence) c'est quoi ?
L'encyclopédie libre Wikipedia en donne la définition suivante :
L'intelligence économique utilise les méthodes de management et les techniques ayant pour objectif d'apporter des informations à l'organisation, c'est-à-dire à enrichir le savoir de l'organisation (entreprise, État, association, ONG, OIG...) à des fins de développement et de protection contre les menaces la visant (déstabilisation, espionnage, vandalisme, voire terrorisme), d'abord en les anticipant. L'intelligence économique se distingue de l'espionnage économique car elle utilise exclusivement des moyens légaux.
On complétera cette définition par celle de l'ADBS (Association des professionnels de l'information et de la documentation) :
- Définition de l'ADBS : "L'intelligence économique est constituée par l'ensemble des concepts, des outils, des méthodologies et des pratiques permettant de mettre en relation, de façon pertinente, différentes connaissances et informations dans la perspective de la maîtrise et du développement de la dynamique économique. Cette mise en relation implique en particulier : - une mobilisation des hommes ; - un traitement et une analyse de l'information et de la connaissance orientés vers une finalité opérationnelle ; - une circulation efficace des informations et des connaissances au sein des organisations concernées."
En résumé faire de l'IE pour faire quoi ? On pourrait résumer la réponse en affirmant que veiller aujourd'hui, c'est assurer demain la pérennité de l'entreprise.
Dans une PME, quels sont les acteurs de l'IE ? Idéalement, tout le monde : des commerciaux qui sont en contact avec les clients et les concurrents, aux comptables qui entretiennent un lien avec les fournisseurs. Cependant, si le principe de mettre en place des actions de veille est impulsé par le dirigeant qui en maîtrise les enjeux, les responsables marketing, et la Recherche et Développement.
La matière première de l'IE, c'est l'information. Faire de l'IE, c'est adopter la chronologie suivante :
- identifier les sources d'information pertinentes pour l'entreprise
- collecter l'information
- la trier
- la valider
- l'organiser en la rendant intelligible
- pour - au final - la diffuser aux décisionnaires qui définissent la stratégie.
Mettre en place une cellule de veille ou externaliser la fonction ?
C'est une question de moyens humains et financiers. On peut faire de la veille à moindre coûts, mais nécessitera obligatoirement quelques ressources humaines. Après tout est affaire de méthode et donc d'organisation.
16:40 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








