02.06.2006

i-expo 2006 (faits marquants)

I-expo 2006, c'est désormais du passé et le moins qu'on puisse dire c'est que le marché de l'information électronique professionnelle est en pleine mutation (voir à ce titre les billets suivants "le marché de l'IEP en 2005" et "le marché de l'information professionnelle")

Quelques éléments recueillis ici et là sur un stand, lors d'un atelier, une conférence, dans un couloir (après tout la veille c'est aussi savoir capter les messages de quelque nature qu'ils soient et savoir les rendre intelligibles !) :

  1. lors d'une conférence, un des intervenants a évoqué le secteur de la veille comme étant arrivé à maturité technologique, proposant une offre diversifiée et une tendance à la convergence des outils et des contenus
  2. l'intelligence économique définie en ces termes : veille, lobbying et défense du patrimoine économique
  3. une précision : le web invisible ne doit pas être réduit aux seules bases de données payantes accessibles sur abonnement, mais à toute information en ligne dont l'accès est assuré par une interface spécifique
  4. un intervenant a repris l'expression "information overload" pour la traduire par "infobésité" (son entreprise est d'origine québécoise, CQFD), j'en resterai au principe suivant : "trop d'information, tue l'information"
  5. la grosse tendance est à la transmission des données par flux RSS
  6. Digimind a réalisé un (nouveau) livre blanc sur Les blogs et fils RSS, des outils pour la veille stratégique
  7. Oseo, dans le cadre d'une offre Oséo Services proposée aux collectivités régionales, met en place des portails d'information économique, technique, juridique et sociale à destination des PME (3 régions ont déjà conclu un accord avec Oséo)
  8. il a pas mal été question de l'évaluation des coûts cachés de la recherche d'information et de retour sur investissement sur la mise en pace d'une solution de veille

Mention spéciale pour un nouvel ouvrage récemment édité par Dunod : Petit Manuel d'Intelligence Economique au quotidien. Guide pratique, vademecum et questionnaires d'autoévaluation sont proposés aux PME qui font , feront ou ont fait de l'intelligence économique parce que l'information, c'est l'affaire de tous ... 

30.05.2006

i-expo 2006

Demain : 31 mai

C'est aussi l'ouverture d'i-expo (le salon de l'information numérique - veille et intelligence économique)

Et après demain : 1er juin. C'est aussi la date de cloture d'i-expo

Soit 2 bonnes raisons pour y faire un tour et si vous en cherchez une 3ème il y a quelques cocktails en vue histoire de croiser des professionnels de l'information professionnelle et plus généralement des travailleurs du savoir.

J'y serai. Pour ceux qui ont dans l'idée d'échanger quelques propos avec moi, un indice : j'aurai mon badge d'accès dans la poche droite de mon complet (vert pour le 31 et gris pour le 1er). Pour les autres, un résumé suivra dans Veille & Innovation.

consulter le billet "L'information numérique professionnelle et les nouveaux modes de diffusion"

Le site d'i-expo 

 

 

13.02.2006

Apprendre à chercher sur Internet

L'information date, mais n'en demeure pas moins d'actualité.

A l'heure où les pratiques de veille et d'intelligence économique peinent à pénétrer le tissu des PME françaises, on peut s'interroger sur la nature du discours à entretenir auprès de cette population. La sensibilisation à la recherche d'information (quelle soit de nature économique, stratégique, concurrentielle, réglementaire ou autre) dans les entreprises passe t-elle par une énumération et une description des technologies existantes ou bien par une approche plus pédagogique qui consisterait à expliquer et former.

Dans une logique de formation, voici une initiative du gouvernement du Québec (projet du Service national du RÉCIT, de la formation générale et continue des adultes) qui utilise les ressources du e-learning, soit de l'apprentissage par les Technologies de l'Information et de la Communication. Nom de code : Edumatic

Le projet repose sur un site : J'apprends à chercher et je trouve (recherche sur Internet)

4 étapes structurent le processus d'auto-formation :

  1. un diagnostic de démarrage qui permet d'évaluer les connaissances de l'apprenant en outils et techniques de recherche
  2. une description des processus de recherche d'information avec étude de cas
  3. une description des principaux outils de recherche (moteurs, métamoteurs, répertoires d'annuaires)
  4. un diasgnostic de sortie (qui est la reprise du diagnostic d'entrée)

Points faibles :

  • les questions du diagnostic sont quelque peu compliquées et laissent penser qu'on s'adresse à un public averti
  • le site date (la dernière mise à jour est de juin 2003 !) et la partie "Trucs et Astuces" est franchement dépassée ; d'ailleurs la plupart des liens pointent vers des pages qui n'existent plus.

Cependant, la démarche d'auto-évaluation des connaissances et pratiques en matière de recherche d'information en ligne est intéressante et mériterait d'être actualisée. Peut-être un moyen de rendre le discours sur l'intelligence économique plus intelligible pour les non-inités.

A suivre...

05.10.2005

L'intelligence économique pour faire quoi ?

Tout d'abord l'intelligence économique (ce que les anglo-saxons appellent Business Intelligence) c'est quoi ?

L'encyclopédie libre Wikipedia en donne la définition suivante :

L'intelligence économique utilise les méthodes de management et les techniques ayant pour objectif d'apporter des informations à l'organisation, c'est-à-dire à enrichir le savoir de l'organisation (entreprise, État, association, ONG, OIG...) à des fins de développement et de protection contre les menaces la visant (déstabilisation, espionnage, vandalisme, voire terrorisme), d'abord en les anticipant. L'intelligence économique se distingue de l'espionnage économique car elle utilise exclusivement des moyens légaux.

On complétera cette définition par celle de l'ADBS (Association des professionnels de l'information et de la documentation) :

  • Définition de l'ADBS : "L'intelligence économique est constituée par l'ensemble des concepts, des outils, des méthodologies et des pratiques permettant de mettre en relation, de façon pertinente, différentes connaissances et informations dans la perspective de la maîtrise et du développement de la dynamique économique. Cette mise en relation implique en particulier : - une mobilisation des hommes ; - un traitement et une analyse de l'information et de la connaissance orientés vers une finalité opérationnelle ; - une circulation efficace des informations et des connaissances au sein des organisations concernées."

En résumé faire de l'IE pour faire quoi ? On pourrait résumer la réponse en affirmant que veiller aujourd'hui, c'est assurer demain la pérennité de l'entreprise.

Dans une PME, quels sont les acteurs de l'IE ? Idéalement, tout le monde : des commerciaux qui sont en contact avec les clients et les concurrents, aux comptables qui entretiennent un lien avec les fournisseurs. Cependant, si le principe de mettre en place des actions de veille est impulsé par le dirigeant qui en maîtrise les enjeux, les responsables marketing, et la Recherche et Développement.

La matière première de l'IE, c'est l'information. Faire de l'IE, c'est adopter la chronologie suivante :

  1. identifier les sources d'information pertinentes pour l'entreprise
  2. collecter l'information
  3. la trier
  4. la valider
  5. l'organiser en la rendant intelligible
  6. pour - au final - la diffuser aux décisionnaires qui définissent la stratégie.

Mettre en place une cellule de veille ou externaliser la fonction ?

C'est une question de moyens humains et financiers. On peut faire de la veille à moindre coûts, mais nécessitera obligatoirement quelques ressources humaines. Après tout est affaire de méthode et donc d'organisation.