19.06.2006

Revue de presse autour du Web 2.0

Voilà un thème qui occupe de plus en plus d'espace médiatique, c'est le moins qu'on puisse dire.

Web 2.0, vous ne pouvez plus y échapper.

Pour preuve, voici une revue de presse (quotidienne nationale) récente mais non exhaustive :

  1. P. Chappaz (le fondateur de la success story Kelkoo) anime une chronique hebdomadaire dans Libération. Le thème : les nouvelles frontières de l'Internet appelée 2.0
  2. Le Monde n'est pas en reste. Pour preuve, depuis le 12 juin et pour la semaine entière, le quotidien a posé chaque jour la question à ses lecteurs : êtes vous 2.0 ?
  3. un article en date du 15 juin paru dans Les Echos sur le match que se livrent Yahoo et Google sur la recherche d'information en langage naturel avec en toile de fond le ... Web 2.0

Voilà donc revenu le temps des faiseurs de rêves à base de technologies et d'innovation marketing. Où l'on reparle de start-up, d'acquisitions, de nouveaux modèles économiques (qui se cherchent toujours, même si les revenus publicitaires semblent y prendre une part prépondérante ; Cf. le billet du 06.12.05). Certains chroniqueurs s'avancent à y voir là la constitution d'une nouvelle bulle financière.

Sans revenir sur ses caractéristiques (voir la rubrique qui lui est dédiée), on retiendra que le Web 2.0 "replace l'internaute ou l'utilisateur au centre du réseau" (c'est dit dans l'article paru dans Le Monde en date du 12.06.06).

Soit ! Mais, dans ce raccourci on donne déjà un premier élément d'appréciation : et si le web 2.0 n'était qu'un concept marketing qui se cache derrière un discours humaniste et universaliste où le partage est la règle d'or, le bénéfice mutuel la raison d'être et le développement des connaissances l'objectif d'une société de l'information devenue vertueuse ? Car après tout, dans l'environnement sémantique qui est le sien, il est bien question de : financement, marché, modèle économique, utilisateur, client, annonceur, acquisition, part d'audience, etc ...

Faut-il crier gare au loup ? ou encore y voir une supercherie orchestrée par les marketeurs des poids lourds de la net économie ?

C'est en tout cas, un discours qui aujourd'hui rencontre un échos proportionnel au buzz que génère le Web 2.0. C'est notamment l'argument développé par K. Dubost qui dans la-grange.net assimilait ouvertement le web 2.0 à un "piège à ...". C'est aussi reprendre l'idée que le Web 2.0 va permettre de constituer des bases de données extrêmement fines (à des coûts minimisés) à des fins commerciales, on s'en doute et que derrière la gratuité se cache un système intrusif.

Dis moi qui tu es ? ce que tu fais ? à quelle communauté appartiens tu ? ce que tu veux ?

Bienvenu dans le Web 2.0 

Pour compléter l'information : Why Web 2.0 will end your privacy

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27.02.2006

la carte européenne des start-up tendance web 2.0

J'avais commencé ce mois par un billet vous informant sur l'initiative d'une société US (Fourio) de cartographier l'implantation des sociétés qui développent des web applications tendance Web 2.0. au niveau mondial. Tout en notant la forte prédominance des sociétés US, j'avais alors alerté le lecteur que le service (Web 2.0 Innovation Map) était en cours de lancement et que l'éditeur invitait les sociétés concernées à venir s'y inscrire.

Qu'en est-il un mois après ?

Eh bien, l'Europe apparaît dorénavant sur la carte mondiale des web app 2.0. On ne peut toujours pas parler d'exhaustivité, on notera au passage quelques problèmes de localisation (la balise Bilbao est positionnée au niveau de ... Perpignan, les basques et catalans apprécieront !).

Autre initiative du même ordre : european web2 startups dont le principe de fonctionnement est équivalent au précédent avec cependant une plus forte exhaustivité sur l'Europe et la France en particulier.

Pas certain, cependant, que toutes les références qui y figurent sont à classer au registre des start-up ou des applications tendance Web 2.0.

A vous de juger

01.02.2006

Web 2.0 Innovation Map

Portland, vous connaissez ?

Un peu de géographie :

C'est entre Seattle et San Francisco, précisément dans l'état de l'Oregon et dans cet état de l'ouest américain, il n'y a pas que des forêts, il y a aussi Fourio : appelons la une agence web design pour faire simple.

Et puisqu'il est question de géographie, arrêtons nous quelques instants sur une initiative de Fourio qui dresse une carte de l'implantation des sociétés qui développent des web applications tendance Web 2.0. Nom de code :

Web 2.0 Innovation Map

Le principe est simple : il s'agit du croisement d'un service (Google Maps) avec des sources d'information relatives aux sociétés référencées Web 2.0 (internet 2ème génération) dans les sites et weblogs.

Il s'agit - a priori - de dresser une carte mondiale de l'implantation de ces "sociétés innovantes".

L'accès au site se fait directement sur un zoom du territoire américain. On note très vite la forte concentration de ces sociétés sur la côte ouest, une implantation non négligeable sur la partie nord-est. Une balise isolée sur les îles Hawaï. Il faut prendre de la hauteur (ce que permet bien sur Google Maps) pour constater que l'Europe est quasiment absente de la carte des applications Web 2.0. Mais qu'on se rassure, l'éditeur (Fourio) annonce que la carte n'est pas exhaustive et invite les dites sociétés à venir se référencer. La carte est assortie d'une liste avec la ville d'implantation et un lien direct vers le site de la société listée.

Pour information Netvibes (qui se définit comme la première page d'accueil sur mesure du web 2.0.) est installée à ...

... Paris ! Mais Fourio ne le sait pas encore !

Pour se promener dans le monde merveilleux des web app tendance Web 2.0

11.01.2006

Internet Explorer ou Firefox ?

On peut penser que derrière cette question sur l'adoption d'un des 2 navigateurs (voire d'un autre) se pose, plus largement, celle de l'interopérabilité et aussi d'indépendance vis à vis des applications propriétaires.

On assiste à la confrontation de 2 logiques qui s'opposent : celle du logiciel libre (open source) et celle des applications propriétaires (on pense bien sur en priorité à Microsoft). L'une qui vise à favoriser la communauté d'échanges dans un souci d'innovation (dixit T. Nitot dans un billet daté du 05.01.06 sur Standblog) versus une approche capitalistique (par la vente de licences d'exploitation).

Au-delà des chiffres (on annonce pour la fin 2005 une estimation de la part de marché supérieur à 17 % pour la France et de l'ordre de 12 % pour le monde), il est admis que l'usage du moteur au panda rouge est en croissance constante au détriment d'IE qui demeure de loin l'application qui écrase le marché des navigateurs.

Dans ce match - où le législateur fait office d'arbitre (voire à ce titre le billet du 16.12.05 sur le projet de loi DADVSI) - il est intéressant d'observer le comportement des utilisateurs et plus particulièrement celui des administrations.

Et de ce point de vue, les dernières nouvelles sont de nature à satisfaire les tenants du logiciel libre : la Gendarmerie Nationale vient d'annoncer son souhait d'installer d'ici fin 2006 sur 70 000 postes utilisateurs le navigateur Firefox ainsi que l'outil de messagerie proposé par la fondation Mozilla (Thunderbird). Raisons invoquées : réduction des coûts, sécurité et interopérabilité entre applications pour ne pas dire indépendance par rapport à un système d'exploitation (qui n'est pas nommé).

On savait déjà certains pans de l'administration fédérale américaine sensibles aux arguments développés par les promoteurs de l'open source, de même que l'administration britannique. Que va t-il rester à la firme de Redmond ?

Source de l'info : la Lettre de l'Atelier