08.02.2006
Une nouvelle expérience de la navigation sur le web

Hyperwords
L'outil se présente comme une extension du navigateur Firefox (version 1.5 nécessaire) et permet à l'intérieur d'une page web de surligner un mot, une partie de texte ou une page entière pour obtenir automatiquement (pour ne citer que les fonctionnalités les plus intéressantes) :
- le lancement d'une requête dans des moteurs de recherche (Google, Yahoo, ...), des moteurs de recherche sur les blogs (technorati, ...) des banques d'images (Flickr, ...), des sites de news (BBC News, CNN News, NY Times)
- le lancement d'une recherche d'une définition dans des dictionnaires en ligne (dont l'encyclopédie Wikipédia)
- le lancement d'une recherche de localisation (Google Maps notamment)
- le lancement d'une recherche de la sélection dans les sites marchands (dont Amazon et eBay)
- l'intégration de la sélection dans l'outil de messagerie électronique
- la traduction d'un mot, d'une sélection ou encore d'une page
Bref, un outil qui simplifie la navigation au sein d'une page sans avoir à ouvrir d'autres sessions ou onglets pour effectuer les tâches citées. On peut penser que Hyperwords devrait rapidement trouver un public qui cherche à gagner du temps.
Pour résumer : vous lisez, vous surlignez ce qui vous paraît essentiel et vous accédez automatiquement aux fonctionnalités décrites ci-dessus.
Une illustration : vous lisez un article depuis le site d'un quotidien ; dans le texte vous relever le titre d'un ouvrage qui vous paraît intéressant ; vous surlignez le titre en question ; Hyperwords est activé et vous propose (via un pop-up) de rechercher l'ouvrage dans Amazon. Résultat immédiat, une nouvelle fenêtre s'ouvre dans le site d'Amazon à la page du titre surligné. Il n'y a plus qu'à passer la commande.
Attention : l'outil est en version bêta et ne propose qu'un nombre limité de sites susceptibles d'accueillir les requêtes (sites US et britanniques exclusivement). On peut imaginer, pourquoi pas, une version localisée par pays au-delà de la phase de test.
Dernière précision : une version Internet Explorer est prévue, mais il faudra patienter jusqu'à cet été
13:00 Publié dans Test applications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : navigation, navigateur, firefox, internet, internet explorer, knowledge worker
20.01.2006
Firefox en environnement professionnel (suite)
En complément du billet d'hier (19.01.2006), voici les résultats d'une étude menée le 8 janvier dernier par Xiti Monitor sur le taux de pénétration de Firefox en Europe. On y apprend que le navigateur aurait dépassé la barre des 20 % de parts de marché (la France est dans la moyenne basse européenne avec 18 % d'utilisateurs).
Détail intéressant : l'analyse menée sur un échantillon de sites web professionnels a été reconduite le lendemain soit le 9 janvier. Ce qui a permis à Xiti Monitor d'observer des résultats à la fois sur un jour de week end (Dimanche 8) et un jour de semaine (Lundi 9) et de les rapprocher.
Résultat : l'écart d'utilisation de Firefox entre le dimanche et le lundi serait devenu pratiquement nul.
Conclusion de Xiti Monitor : Firefox est devenu aussi présent sur le lieu de travail qu'en usage domestique.
10:46 Publié dans Open source | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : firefox, open source, logiciel libre, navigateur, internet explorer
19.01.2006
Firefox et environnement professionnel
Voila un débat qui ne manquera pas d'intéresser les "travailleurs du savoir" qui officient au sein des entreprises et organisations.
En parallèle à mon billet du 11.01.2006 "Internet Explorer ou Firefox" qui faisait état de l'usage grandissant du navigateur au panda rouge dans les administrations et l'intérêt de ces dernières à adopter des outils issus de l'open source (coûts, interopérabilité, sécurité), T. Nitot reprend dans un article de ZDNet du 12.01 la question de Firefox en usage professionnel. Plus largement, on pourrait élargir le champ de la réflexion à d'autres applicatifs (pas tous cependant) développés en open source autres que les navigateurs.
Pour ce qui est de mon expérience personnelle (du point de vue professionnel), je peux dire que l'organisation à laquelle j'appartiens fonctionne dans un environnement Windows, que tous les postes de travail sont équipés d'IE et que la DSI a mis en place un schéma de gouvernance des systèmes d'information qui laisse peu de place aux téléchargements d'applications jugées "inopportunes". J'ai malgré tout installé Firefox sur mon poste pour ma plus grande satisfaction (on trouve son bonheur là où on peut, j'y reviens en fin de billet). Ceci étant écrit, je reste discret sur cette initiative "tolérée". Pour dire (c'est l'homme de marché qui parle) que les utilisateurs de ces applicatifs (pour la plupart isolés aujourd'hui dans l'entreprise) inciteront probablement un jour leur organisation à adopter ces outils parce que leur usage croissant amènera de nouveaux utilisateurs ainsi que de nouveaux besoins et que ces besoins trouvent a priori une réponse plus immédiate dans le domaine de l'open source.
Les raisons pour lesquelles j'ai adopté Firefox comme navigateur (il y a 8 mois) :
- la rumeur (je m'explique : autour de moi il était de bon ton de s'afficher comme utilisateur ou testeur du navigateur au panda rouge, effet de mode oblige probablement) et pour reprendre le principe suivant lequel on a envie de se coucher moins bête chaque soir, j'ai téléchargé un jour où la pression était devenue trop forte
- les fonctionnalités proposées par le navigateur et notamment la navigation par onglet (j'y trouve un intérêt en ouvrant une session par thèmes de recherche, soit plusieurs onglets ouverts et pages visitées dans le cadre d'une session Firefox, j'ai donc autant de sessions Firefox ouvertes que de recherches thématiques menées en simultané)
Voici donc les premières étapes de cette conversion. Maintenant quand je m'interroge sur les raisons qui font que je reste fidèle à l'outil :
- les marques pages dynamiques entre autre
- la capacité de la fondation Mozilla à apporter les évolutions au produit parce que les besoins utilisateurs évoluent ainsi que les technologies. On pourrait même parler de réactivité qui lui garantit un critère de différenciation positif par rapport à d'autres
- parce qu'il répond efficacement à mes besoins d'aujourd'hui
- enfin et surtout parce que je ne suis pas encore lassé de l'outil
Maintenant, pour revenir à la question du déploiement des applications open source en environnement professionnel, j'ai le sentiment qu'un des principaux freins est lié à la question de la pérennité de ces applications.
A suivre ...
Ps : vous êtes près de 40 % des connectés à ce blog depuis Firefox pour un gros 40 % dont le navigateur n'a pas été reconnus par la plate-forme ; le reste se répartit sur les autres navigateurs du marché
21:35 Publié dans Open source | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : firefox, open source, logiciel libre, navigateur, internet explorer
13.01.2006
Est-ce la fin du bookmark ?

Pour faire simple, disons que depuis qu'on accède à Internet depuis un navigateur, le bookmark existe. Le principe n'a pas changé : une page, un site jugé intéressant et on enregistre dans son "bookmark" (marque-pages ou liste de favoris) l'adresse de la page en question, on organise ensuite le classement des pages mémorisées en dossiers, voire sous-dossiers de façon à y revenir par la suite. Une évolution a été apportée à cette logique en 2004 avec le navigateur Firefox qui propose le marque-pages dynamique, soit le rafraîchissement automatique de votre bookmark en fonction des mises à jour de vos sites favoris.
Avec les applications nouvellement apparues dans la tendance Web 2.0 (internet collaboratif), on a intégré de nouvelles fonctionnalités au bookmark : la catégorisation et le partage de liens entre internautes (social bookmarking) de même que l'accès à distance au bookmark (et non plus uniquement depuis le poste client).
Voici une application (parmi d'autres plus ou moins équivalentes) - qui vient s'intégrer au navigateur - et qui bouscule quelque peu la logique initiale. Autant le bookmark permet de mémoriser l'intégralité d'une page, autant Clipmarks permet des fonctionnalités quasi-équivalentes à ce qui a été précédemment décrit avec cependant cette différence de taille : la mémorisation d'une ou de plusieurs partie à l'intérieur d'une page (voire depuis plusieurs pages) qu'il s'agisse d'images, photos, paragraphes ou phrases.
Ces données (jugées pertinentes et suffisantes pour être organisées par l'utilisateur lui-même) sont mémorisées sur un serveur et accessibles dans un espace privé. Elles peuvent être assorties de mots-clé porteurs de sens qui facilitent la catégorisation et partagées avec d'autres utilisateurs du service qui manifestent un intérêt identique avec pour seule condition de rendre public ces données.
Pour résumer : une application qui permet de mémoriser sur internet ce qui est jugé essentiel par l'utilisateur, de l'organiser et de le partager.
08:50 Publié dans Test applications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bookmark, favoris, tag, web 2.0, internet collaboratif, navigateur
11.01.2006
Internet Explorer ou Firefox ?
On peut penser que derrière cette question sur l'adoption d'un des 2 navigateurs (voire d'un autre) se pose, plus largement, celle de l'interopérabilité et aussi d'indépendance vis à vis des applications propriétaires.
On assiste à la confrontation de 2 logiques qui s'opposent : celle du logiciel libre (open source) et celle des applications propriétaires (on pense bien sur en priorité à Microsoft). L'une qui vise à favoriser la communauté d'échanges dans un souci d'innovation (dixit T. Nitot dans un billet daté du 05.01.06 sur Standblog) versus une approche capitalistique (par la vente de licences d'exploitation).
Au-delà des chiffres (on annonce pour la fin 2005 une estimation de la part de marché supérieur à 17 % pour la France et de l'ordre de 12 % pour le monde), il est admis que l'usage du moteur au panda rouge est en croissance constante au détriment d'IE qui demeure de loin l'application qui écrase le marché des navigateurs.
Dans ce match - où le législateur fait office d'arbitre (voire à ce titre le billet du 16.12.05 sur le projet de loi DADVSI) - il est intéressant d'observer le comportement des utilisateurs et plus particulièrement celui des administrations.
Et de ce point de vue, les dernières nouvelles sont de nature à satisfaire les tenants du logiciel libre : la Gendarmerie Nationale vient d'annoncer son souhait d'installer d'ici fin 2006 sur 70 000 postes utilisateurs le navigateur Firefox ainsi que l'outil de messagerie proposé par la fondation Mozilla (Thunderbird). Raisons invoquées : réduction des coûts, sécurité et interopérabilité entre applications pour ne pas dire indépendance par rapport à un système d'exploitation (qui n'est pas nommé).
On savait déjà certains pans de l'administration fédérale américaine sensibles aux arguments développés par les promoteurs de l'open source, de même que l'administration britannique. Que va t-il rester à la firme de Redmond ?
Source de l'info : la Lettre de l'Atelier
11:15 Publié dans Open source | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : navigateur, internet, internet 2.0, open source, logiciel libre, Firefox, explorer





