07.10.2006
les nouvelles coordonnées de Veille et Innovation
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29.06.2006
Les Pages Jaunes rient jaunes
C'à y est : c'est maintenant officiel, l'opérateur historique se désengage de sa filiale Pages Jaunes. La rumeur enflait depuis quelques jours, France Telecom vient d'y mettre un terme en annonçant le 7 juin dernier (voir le communiqué de presse) vouloir se désengager partiellement ou totalement du groupe Pages Jaunes au motif que ses activités ne sont plus en adéquation avec la stratégie de l'opérateur historique.
Bon et alors ? Au-delà de l'opération financière (qui soit dit en passant s'annonce juteuse pour FT - ne pas confondre avec le quotidien de la presse financière qui édite sur des pages couleur saumon), quel est le rapport avec le marché de l'information professionnelle ? Plus important qu'il n'y paraît !
Explication : le métier de Pages Jaunes ou plutôt du groupe est organisé autour des activités dans les domaines des annuaires aussi bien grand public que professionnels, du marketing direct et (on le découvre de plus en plus) des services géographiques. Pour résumer :
- l'activité à plus fort indice de notoriété : l'annuaire des Pages Jaunes (on n'explique pas le principe, le baromètre ISL Crédoc 2004 précise que l'annuaire touche sous divers formes 90 % des foyers français ; on peut dire à ce titre que l'annuaire est le best-seller toute catégorie). Certains s'avancent à parler de cercle vertueux pour décrire le modèle économique de l'annuaire, d'autres de vache à lait là où finalement on retrouve une logique qui est celle adoptée par le moteur de recherche Google : le client n'est pas l'internaute (le lecteur dans le cas de l'annuaire) mais l'annonceur
- la création et l'hébergement de sites internet pour le professionnels
- les renseignements téléphoniques (malgré les quelques 7 milliards d'investissements publicitaires engagés ces derniers mois, qui a retenu les 3 chiffres qui figurent derrière le 118 ... ?)
- Pour les activités davantage liées à la competitive intelligence :
- le marketing direct. De la production de bases de données BtoC et BtoB avec Wanadoo Data au services à valeur ajoutée tels que la normalisation, l'enrichissement, l'analyse, le ciblage géographique ou sociologique, bref tout ce qui constitue le traitement des données brutes. Sans omettre la dimension internationale de cette activité avec la filiale Kompass pour la partie BtoB
- les services d'information géographique et de géolocalisation avec Mappy
Du cash pour FT et la possibilité pour le groupe Pages Jaunes de trouver un nouveau partenaire capitalistique (et plus si affinités) pour envisager de nouvelles perspectives de développement. Il paraît que les systèmes d'information géographique sont très tendance.
Alors les Pages Jaunes vont-elles finir par rire jaune ? Pas si sûr.
23:05 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pages jaunes, france telecom, annuaire, bases de données, marketing direct, système d'information géographique, géolocalisation
16.06.2006
Netscape : le retour ?

C'est l'histoire d'un chassé en passe de devenir chasseur ; ou encore d'une proie devenue prédateur qui annonce le lancement de sa "killer application" dans le domaine des "social news" ou sites communautaires de publication de nouvelles d'actualité.
Tout ceci se passe sous le soleil californien à l'ombre des géants (il ne s'agit pas de Séquoïa) de la Net économie.
C'est comme un film hollywoodien ou le coming out d'une star passée de la désormais ancienne "Nouvelle économie".
Netscape : le retour ?
Où comment exploiter une marque à forte notoriété pour lancer un nouveau service de type Web 2.0 (c'est tendance qui en doute maintenant ?)
Résumé des faits : la marque Netscape.com est aujourd'hui exploitée par AOL qui en est propriétaire. On y trouve un portail à l'image de ce que propose Yahoo. AOL annonce le remplacement de ce portail par un site de "social news" où le principe est de permettre aux internautes de publier des nouvelles qui seront ensuite évaluées - sous forme de vote - par les autres internautes. Les plus populaires classées par thème seront celles qui auront enregistrées le plus grand nombre de votes et apparaîtront donc en haut de liste (mais pas tout à fait dans le cas de Netscape). C'est ce que propose Digg et ses clones français TapeMoi et Fuzz. Les spécificités que propose Netscape :
- une contribution éditoriale avec des suggestions d'articles
- un classement par chaîne (ce que les concurrents proposent déjà)
- la possibilté pour les internautes qui soumettent des nouvelles de les affecter d'un système de classification par mots-clés (tags) pour en faciliter la recherche ultérieure et détecter des nouvelles autres qui peuvent être liées ; cette fonctionnalité est assortie d'un nuage de tag des termes les plus répertoriés sur les dernières 24 heures (pratique pour coller à l'actualité)
- un système d'alerte sur les dernières dépêches mises en ligne, ainsi que sur les commentaires à l'intérieur des dépêches
- un chat en temps réel avec les éditorialistes sur les nouvelles parues et commentées (à venir)
On peut dire que ce qui différencie l'offre Netscape par rapport aux autres acteurs du marché et Digg en particulier, c'est qu'on passe d'un système d'autorégulation strict à un système participatif avec une régulation éditoriale de l'éditeur. Ce qui dans les faits se traduit par l'intervention d'éditorialistes de Netscape (dénommés "Anchors") qui proposent une suggestion de nouvelles et qui par ailleurs remontent en haut de chaque liste (que ce soit sur la home page ou dans chaque chaîne) des nouvelles jugées les plus pertinentes ; là où Digg se refuse à effectuer tout contrôle éditorial.
Lancement de la version béta le 15 juin dernier avec en ligne de mire le 1er juillet pour l'annonce officielle de ce qu'un dirigeant d'AOL présente déjà comme du "journalisme open source".
Pour l'anecdote : Netscape est domicilié à ... Mountain View. Il va falloir que je fasse preuve de prudence à l'avenir quand je parlerai de la firme de MV. Ce qui est moins anecdotique, c'est que le portail actuel Netscape délivre chaque mois 811 millions de pages vues (peut-on parler de retour ?). Digg a du souci à se faire !
Source : MercuryNews (je vous l'avais bien dit que cela se passait sous le soleil californien)
Dans un registre similaire (mais un logique de moteur de recherche en plus), je vous invite à revoir le billet sur Wikio
15:51 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : netscape, aol, wikio, social news, web 2.0, digg, tape moi
04.05.2006
Wikio : premier mois

Depuis le 5 avril dernier, le nouveau moteur de recherche d'actualité francophone tendance web 2.0 qui agite la blogosphère depuis quelques temps est entré dans une nouvelle phase de développement avec le lancement de la version bêta auprès de 5.000 testeurs (10.000 à mi-avril).
Ce service que l'on présente déjà comme une synthèse de Digg (édition de dépêches avec système de vote), Google News (compilation d'articles publiés par 500 sources d'actualités francophones) et Technorati (moteur de recherche sur les weblogs) intègre les fonctionnalités présentes dans les applications de type web 2.0 : système de notation par les lecteurs des nouvelles éditées, tags, restitution d'alertes via des flux RSS, possibilité pour les lecteurs de proposer eux-mêmes des news, etc...
Avec Wikio, l'Europe (francophone dans un premier temps) entre sur le marché déjà occupé par nombre d'acteurs américains des Social News et fait dire à TechCrunch que voilà l'initiative européenne la plus intéressante depuis Skype.
Wikio surveille, en temps réel, plusieurs dizaines de milliers de sources d'information, extrait quotidiennement plusieurs centaines de milliers de dépêches qui sont ensuite classifiées par thématiques puis archivées dans une base de données de plusieurs millions de documents.
Le classement des dépêches tient compte de la pertinence des informations mais également de leur popularité auprès des membres qui votent, commentent ou même rédigent l'actualité.
La navigation à l'intérieur du moteur de recherche se fait suivant 2 options : la recherche "classique" par mot-clés ou bien au travers des tags proposés qui permettent à l'internaute d'affiner sa recherche au fil de sa navigation.
Chacune des pages propose, en outre, un flux RSS qui permet de s'abonner et de recevoir automatiquement l'information via un agrégateur de flux.
Là où Google Actualités (francophone) ne couvre que 500 sources d'information, Wikio en recense 10.000 (c'est dit plus haut). Difficile - dans ce contexte où l'exhaustivité des sources peut nuire à la pertinence de l'information remontée par le moteur - d'estimer la qualité de l'info. Là encore le moteur innove et confirme son titre (le média c'est vous), puisqu'il instaure un système selon lequel les articles sont affichés par ordre de pertinence (du plus vers le moins). L'affichage par pertinence est un mixte entre l'adéquation du texte par rapport à la thématique de la page, sa date de publication et sa popularité vis-à-vis des utilisateurs de Wikio (nombre de consultations, votes et commentaires). Un affichage des articles peut aussi se faire par date de publication.
Précision non des moindres au regard du copyright, lorsque les résultats du moteur remontent un article en provenance d'un espace payant, l'internaute est rerouté vers le module paiement ou abonnement de l'éditeur. On connaît les déboires de Google (notamment avec l'AFP et l'association GESTE) sur ce non respect du droit à la propriété intellectuelle.
Pour suivre toute l'actualité de Wikio : le blog
22:25 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2006
Webaroo ou la navigation off-line

Alors que la tendance est au développement des connexions wi-fi (connection à Internet haut-débit sans fil) accessibles depuis des trains, avions, chambres d'hôtels, etc... voilà une initiative originale : Webaroo
La société éponyme de l'application annonce le lancement de ce moteur de recherche qui indexe des sites sur le disque dur du poste client et permet d'effectuer des recherches en mode non connecté. Un aspirateur de sites en quelques sorte.
Mais quel est l'intérêt d'un tel outil qui vise en priorité une population - a priori - nomade alors que le développement des connexions wi-fi se généralise ?
D'après les fondateurs de l'outil, son intérêt tient au fait :
- qu'il indexe un sous ensemble (jugé pertinent à partir d'une analyse approfondie des pages Web en terme de qualité, taille et couverture) ce qui rejoint le constat que la majorité des internautes se limite aux deux premières pages de remontées de résultats sur les moteurs de recherche (voir à ce sujet le billet daté du 06.03.06 "La recherche d'information sur les weblogs"). Un des arguments chocs développé par les créateurs de l'outil est que Webaroo permet d'éliminer toute redondance, ainsi que les sites sans intérêt
- que les temps d'affichage des pages demandées est immédiat puisque les données sont stockées directement sur le disque dur du poste client
- qu'à chaque connection au web, l'outil met à jour les pages indexées (essentiel pour un site d'actualité régulièrement mis à jour)
- que l'accès à cette librairie de sites constituée par l'utilisateur peut se faire - déconnecté - depuis n'importe quel support mobile (téléphone, PDA notamment)
- la constitution de packs web (sur un thème donné) téléchargeables
Un accord vient d'être passé avec le constructeur ACER qui devrait doter ses PC portables d'une capacité supplémentaire de 40 Go pour stocker les données du web récupérées depuis l'application Webaroo. D'autres accords sont en cours de négociation avec d'autres manufacturiers de technologies mobiles.
Difficile d'imaginer un marché pour ce type d'application, ne serait-ce que parce qu'aujourd'hui avec l'amélioration des connections wi-fi la tendance est aux connexions permanentes. On peut cependant croire que ce type d'outil peut intéresser des pays et zones à faible couverture wi-fi, notamment dans les pays émergents. Sans compter que Windows IE propose déjà ce type de fonctionnalités
Pour compléter l'information, un article du New York Times (rubrique Technology)
Source : Good Morning Silicon Valley
PS. Pour revenir à l'actualité du déploiement des réseaux wifi, voici 2 billets récents parus sur Silicon.fr quant au projet de couverture de la ville de San Francisco par Google et EarthLink :
13:55 Publié dans Zoom | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2006
les agrégateurs de fils d'information
J'ai récemment abordé (voir le billet "Convergence outils données") la question de la convergence des données (data) et des technologies en matière d'information professionnelle.
Où il était fait état d'initiatives prises par les tenants de la technologie pour s'immiscer sur le terrain de jeu des professionnels de l'édition de contenus d'information et notamment des éditeurs de presse et vice versa.
Rappelons à ce titre l'initiative des principaux éditeurs de la presse nationale en France qui sous l'impulsion du GESTE (Groupement des Editeurs de Services en Ligne) ont développé une plateforme de restitution de fils d'actualité en temps réel. Cette solution technique n'est autre qu'un agrégateur de fils d'information (274 au démarrage) restitués sous forme de flux RSS. Elle est disponible depuis mai 2005 (moyennant téléchargement) et a pour nom : AlertInfo
Les éditeurs presse et TV présents dans AlertInfo sont : lesechos.fr, latribune.fr, lemonde.fr, lefigaro.fr, lentreprise.com, lexpress.fr, lexpansion.com, france2.fr, liberation.fr, rtl.fr, nouvelobs.com, france3.fr, lequipe.fr, 01net.fr, zdnet.fr, businessmobile.fr et, très prochainement, france5.fr et m6.fr
L'utilisateur peut paramétrer l'outil en sélectionnant ses rubriques et ses sources privilégiées. Les titres des articles qui remontent via le fil d'info sont rattachés à la source (l'éditeur) avec date et heure de publication, un résumé et une barre de commande qui permet - selon l'éditeur - d'accéder directement à l'article ou au module de paiement si l'information est fournie dans un format payant (le cas des Echos).
L'utilisateur a, par ailleurs, la possibilité de créer des filtres à partir de mots-clés appliqués aux fils souhaités et de se constituer ce faisant un système de veille sur l'actualité personnalisé.
Précisons que l'initiative (à son origine) n'est pas nouvelle, mais présente l'intérêt d'agréger depuis un kiosque unique divers fils d'information de la presse française et de se constituer une revue de la presse (en temps réel) sur un thème donné. Notons cependant que - comme le notaient certains commentaires parus notamment sur un billet de pointblog.com - les fils d'info intégrés dans AlertInfo sont limités à ceux des membres du GESTE.
On peut penser que la réponse apportée par les principaux éditeurs de presse est une reprise d'initiative destinée à contrer Google News France. Le communiqué de presse du GESTE ne dit pas autre chose lorsqu'il précise : "Avec AlertInfo, les éditeurs ont souhaité apporter une réponse légale aux attentes des internautes en matière d'information".
Pour l'anecdote, lorsque depuis le moteur de recherche Google, vous effectuez une recherche sur le terme "alertinfo", vous obtenez un lien commercial (sur la partie de droite) : Google Alert !
Au-delà des fils de news, on ne peut que constater que cette logique d'agrégation de données restituées par flux RSS se répand dans le monde de l'information professionnelle. On citera à titre d'exemple l'initiative de Factiva et NewsGator Technologies qui se sont associés (en mai 2005) pour proposer l'accès au contenu de l'agrégateur via le lecteur RSS NewsGator ou encore la restitution des données de veille par l'intermédiaire de Microsoft Outlook.
Avec ces initiatives, faut-il considérer les flux RSS comme vecteurs de diffusion de la business intelligence dans les entreprises ? On se limitera à l'idée avancée par Factiva que les flux RSS sont un moyen parmi d'autres de livrer une information dite "intelligente" aux entreprises. Le principe étant de "livrer la bonne information, au bon moment au bon format".
Dernière info (sur le thème de l'information d'actualité) : Wikio (je vous en parlais dans le billet du 03.02.06 intitulé "Journalisme citoyen et information") en version Béta test est actif depuis le 2 avril. Je viens de recevoir les codes d'accès. A suivre ...
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03.04.2006
Factiva SalesWorks pour AppExchange
Dans le billet daté du 27.03.06, il était fait état d'une tendance de fond observée dans le domaine de l'information à usage professionnelle : la convergence des outils et des contenus, étant considéré que les acteurs de ce rapprochement avaient à l'origine des métiers différents (d'un côté les éditeurs de solutions techniques, de logiciels ; de l'autre les éditeurs de presse, de contenus d'information, les producteurs de bases de données, ainsi que les agrégateurs et diffuseurs).
Pour illustrer cette logique de convergence, voici un exemple de rapprochement récent entre un agrégateur de sources d'information économique (Factiva) et l'éditeur de logiciel de CRM - gestion de la relation client en mode ASP ou hébergement externe (Salesforce.com).Le résultat de cette association donne : Factiva SalesWorks pour Appexchange
La solution proposée aux clients de Salesforce.com permet depuis février dernier :
- d'effectuer une veille permanente sur les clients, prospects, partenaires et concurrents d'une entreprise ; soit un suivi de l'actualité des dirigeants, de l'actualité financière des sociétés surveillées, des annonces concernant ces sociétés
- de partager l'information des entreprises, des clients, prospects, partenaires et concurrents
Présentée comme une application parmi un bouquet de 150 autres applications créées par l'éditeur Salesforce.com et ses partenaires, le produit co-brandé est destiné à dégager les commerciaux des tâches fastidieuses et chronophages liées à la recherche d'information sur les entreprises à prospecter ou déjà clientes.
L'originalité du produit tient à son extrême simplicité à être intégré à la plateforme proposée par Salesforce.com : AppExchange (bouquet d'applications autour de la relation client). Son positionnement est on ne peut plus clair : renforcer la qualité de la relation commerciale, accroître la productivité des commerciaux en accélérant le cycle de vente. Et pour mieux convaincre les prospects, il est annoncé par Factiva que 60 % du contenu économique proposé dans le cadre de cette application n'est pas disponible gratuitement sur Internet (mais là on entre sur un autre domaine de réflexion : celui que certain appelle le web invisible ou caché - billet à prévoir).
Rappel sur les forces en présence :
Factiva (filiale de Reuters et Dow Jones) est spécialisée dans la fourniture d'actualité et d'information économique. La "bibliothèque de contenus" que propose la société agrège environ 9.000 sources au titre desquelles on peut citer The Wall Street Journal, The New York Times, The Financial Times, Business Week, Le Monde, The Globe and Mail, The Washington Post, Los angeles Times, etc... A ces sources presse, il faut ajouter les bases de données produites par Dun & Bradstreet, Forrester Research, Thomson Financial, Reuters, Standard and Poor's, DataMonitor, Bureau Van Dijk, etc ... Soit tout l'arsenal nécessaire à la veille concurrentielle et au suivi client, voire fournisseur. Au final, on retiendra que Factiva annonce près d'un million de profils de sociétés surveillées adossés à des analyses concurrentielles régulièrement mises à jour.
Salesforces.com qui se définit comme fournisseur de solutions pour la gestion de la relation client (GRC) à la demande est le leader mondial sur le marché des web applications de CRM en mode hébergement externe (ASP) moyennant une redevance annuelle perçue sur les utilisateurs de la plateforme de services fournis. Avec AppExchange, Salesforce.com entre dans le monde des suites CRM ou solutions globales qui traitent de l'ensemble de l'information client (front et back-office).
Pour compléter l'information concernant Salesforce.com et sa suite "à la demande", vous pouvez consulter la Lettre de la communauté de la relation client (RelationClient.net) qui offre une mine d'informations sur tout l'environnement de la ... relation client.
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29.03.2006
AjaxWrite ou les malheurs de Microsoft
Dans le domaine des Web Apps (applications internet), pas un jour sans l'annonce d'un nouveau service.
Cette fois-ci, il est question d'un outil de traitement de texte disponible en ligne. Nom de l'application : AjaxWrite
On sait que Google n'est pas inactif dans le domaine des Web Apps. On parlait il y a peu (en début de mois) de l'acquisition d'une start-up de la Silicon Valley qui propose un éditeur de texte collaboratif accessible depuis internet intitulée Writely (voir le billet du 13.03.06).
AjaxWrite se présente comme une version Word accessible en ligne gratuitement développée sous la technologie Ajax.
Les intérêts de la solution sont :
- pas d'installation sur le poste client
- elle permet d'ouvrir et de sauvegarder les documents au format Word (le standard du marché). D'autres formats sont également supportés (rtf, pdf, txt, ...)
- une interface à l'identique des traitements de texte usuels : depuis le navigateur (Firefox uniquement aujourd'hui) on retrouve un environnement connu avec une barre de menu simplifiée
- rapidité d'exécution des tâches
- le plus : la possibilité de travailler sur plusieurs documents dans la même session (à chaque document correspond un onglet), les utilisateurs de Firefox ne seront pas dépaysés ; on aurait pu faire cependant l'économie de cette remarque puisque l'application ne peut être accessible que depuis Firefox (c'est dit plus haut !)
Toutefois, l'outil ne propose pas toutes les fonctionnalités (loin s'en faut) d'un traitement de texte usuel, d'ailleurs certaines ne sont pas encore disponibles : insertion d'images dans le corp du texte, formatage de l'impression notamment. La comparaison avec MS Word n'est pas d'actualité. Mais attention, ce n'est qu'un début et comme son concepteur l'annonce ("Bye Bye Microsoft Word, Hello ajaxWrite"), la suite MS Office a de nouveaux soucis à se faire.
On comprend vite l'intérêt de ce type d'application qui - pour celle-ci - ne demande aucun processus d'enregistrement préalable de la part des utilisateurs. L'accessibilité aux documents depuis n'importe quel poste connecté à internet, on y vient. D'ailleurs est-ce une nouveauté ? Non, d'autres s'y essaient déjà avec plus ou moins de bonheur :
- Writely (à suivre)
- gOFFICE (the free web office suite). Ne supporte que le format pdf
- ThinkFree (suite bureautique organisée autour d'un traitement de texte, tableur et outil de présentation)
- Writeboard (plutôt plateforme de travail collaboratif que traitement de texte)
- JotSpot Live (idem au précédent)
La question qu'on peut se poser (comme le note un des commentaires suite au billet paru dans TechCrunh) est : OK pour un usage grand public, mais qu'en est-il d'un usage en entreprise à l'image des applications business "ondemand" ? Problème de sécurisation des données produites et échangées, pas certain que les entreprises et organisations sortent du marché des applications installées en interne. Peut-être faudra t-il prévoir une suite offline (à suivre ...) ? Mais comme le note le commentaire : ceci ne peut être au final que bénéfique. A considérer que les grands éditeurs du marché devront revoir leur modèle économique et notamment leur structure de prix.
(A noter que les commentaires sont loin de partager l'enthousiasme du rédacteur de TechCrunch)

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27.12.2005
Boston Innovation

En cette période de fin d'année, voici un billet qui remonte le temps pour mieux comprendre le futur. On connaissait Boston et sa région comme le berceau de la révolution américaine à la fin du 18ème siècle. Aujourd'hui le site Boston Innovation.org annonce que la "Révolution continue" en y ajoutant la mention suivante : "The HUB of Innovation" (comprendre le concentrateur ou noeud central des ressources de l'innovation).
Ce site a pour vocation de retracer "l'Odyssée de l'Innovation" d'un point de vue historique avec cependant une restriction de taille : ne sont en effet retenus que les évènements qui ont eu lieu à Boston et dans sa région et ne concernant que des acteurs locaux (inutile de chercher une quelconque référence à Microsoft, Apple à la rigueur). Il restitue les dates clés des innovations qui ont marqué la vie de l'Amérique et impacté durablement nos modes de vie, ainsi que les personnages qui ont été à l'origine de ces avancées technologiques.
A titre d'exemple, on y apprend notamment qu'un étudiant MBA d'Harvard (Dan Bricklin) a conçu le premier logiciel destiné à un ordinateur personnel : VisiCalc un tableur intégré dès 1979 au Appel II. Cette réalisation marque le début de l'ère du micro-ordinateur et de son déploiement sur le marché grand public.
"L'Odyssee de l'Innovation" est abordée par thèmes (biotechnologies, contribution des centres de recherche et universitaires, santé, finance, IT, évolutions sociétales). Inutile de préciser qu'une large place est faite aux institutions locales que sont Harvard University et le M.I.T.
Alors, si vous souhaitez savoir quand et comment a été transmis le premier message électronique d'ordinateur à ordinateur avec le signe @, la réponse est sur BostonInnovation.org
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15.12.2005
Blogs et veille informationnelle
Cette semaine, le Journal du Management nous restitue une interview de P. Kervern Directeur Marketing Europe de Factiva (l'agrégateur d'informations stratégiques - filiale de Reuters et Dow Jones).
PK y analyse l'impact d'internet et du développement des blogs en particulier dans le processus de veille informationnelle. Où il est fait état d'une base de données dont les sources sont hétérogènes (375 millions d'articles de presse traditionnelle pour l'essentiel, des blogs et sites internet) dans laquelle l'exhaustivité est une valeur qui perd de son sens. La valeur affectée à l'information tient davantage aujourd'hui à son mode de collecte, de validation (pour ne pas dire filtrage en amont) et de restitution.
L'outil proposé (Factiva Insight : Reputation Intelligence) recense les 3,2 millions de blogs considérés par Factiva comme les plus influents dans le monde, auxquels viennent s'agréger 11 000 sites Web et des forums jugés pertinents.
Comme son nom peut le laisser entendre, la solution vise principalement la cible des sociétés cotées en bourse potentiellement exposées à la vindicte des bloggers qui aujourd'hui - tel un groupe d'influence - interviennent dans la communication des marques. Certains bloggers - de par leur audience - ont acquis un statut de leader d'opinion et peuvent amener certaines marques et sociétés à mettre en place une communication de crise. La solution que propose Factiva permet de suivre l'actualité d'un produit, d'une marque ou d'une société en temps réel.
La valeur ajoutée de la solution de Factiva - au delà de la collecte - est de comparer les informations des diverses sources et de les corréler au chiffre d'affaires de la marque ou de la société surveillée. Elle démontre en ce sens que les blogs et forums ont un impact sur l'activité commerciale d'une société.
Prochaine étape avancée par PK : l'agrégation à cet outil des sites qui testent des produits, les notent, les comparent à d'autres soit les "consumers média" ou sites collaboratifs de consommateurs. Autre évolution envisagée : l'intégration des Podcasts à la base de données. De là à penser que les clients joueront dans un proche avenir un rôle croissant dans la vie des marques, voilà un thème qui nous renvoie au Web 2.0.
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